Les confessions du patron de Warner

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Evoquant les poursuites judiciaires lors du congrès GSMA Mobile cette semaine, Edgar Bronfman Jr, le P-DG de Warner a reconnu que l'industrie musicale avait sa part de responsabilité dans les difficultés qu'elle connait actuellement et pour la "guerre" menée à ses propres consommateurs:

« Nous escomptions que notre activité resterait miraculeusement inchangé alors que le monde de l’interactivité, de la connexion permanente et du partage de fichier explosaient. Et bien sur, nous avions tord. Pourquoi avions-nous tord? Nous sommes restés passifs, ou avons réagi à une vitesse de tortue, et nous sommes partis en guerre contre nos clients en leur refusant de leur donner ce qu’ils demandaient et qu’ils pouvaient obtenir par ailleurs. Et au final, ce sont les consommateurs qui ont gagné. »

Il a ensuite pointé du doigt l’industrie du mobile, dénonçant une offre de contenu « ennuyeuse, banale et rudimentaire », invitant les industriels à s’améliorer s’ils ne voulaient pas connaitre le même sort:

« Les gens veulent une forme de contenu mobile plus intéressante. Ils veulent pouvoir l’acheter facilement d’un simple click -oui, un seul clic, pas une douzaine. Et ils veulent pouvoir y accéder facilemeent et rapidement, où qu’ils soient. 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. Tout acteur dans le domaine du mobile qui croit pouvoir s’en tirer en proposant quelque chose de moindre qualité se trompe. »

Et il continue en auto-félicitant Warner d’ « offrir aux clients de l’iTunes Store d’Apple la possibilité d’acheter plus que de simples morceaux, ce qui constitue la majorité des ventes de ce site ». Attendez. Stop. Warner vend des albums entiers? Pour un prix donné? Sur iTunes? C’est impossible! C’est une remise en question fondamentale du modèle de distribution de la musique numérique en ligne.

Quoi qu’il en soit, nous sommes d’accord avec lui sur un point: l’industrie musicale devrait se moderniser et s’ouvrir à de nouvelles formes de vente, avec des prix raisonnables, des bitrates récents et pas de DRM.

En effet, il ne faut pas compter sur des goodies d’albums comme des sonneries de téléphones ou des vidéos sur des albums pour sauver leur industrie. Il se dit enthousiasmé par l’iPhone qui a « cassé toutes les barrières au niveau des prix, des modes de facturation et de loyauté à la marque » et on aimerait qu’il fasse preuve de la même témérité. On lui reconnaitra le mérite d’une prise de conscience, certes tardive, mais lucide, du fait que nous avons changé de siècle. [Apple Insider, Flickr]

Dernières Questions sur UberGizmo Help
  1. Oui mais par contre, ne comptons pas trop sur la même franchise de la part du sieur Pascal Nègre (Universal Music)qui pour sa part rejette la faute intégralement sur les « pirates »…
    Pour lui vendre des Cd où il y a en général que 2 ou au mieux deux titres écoutables ou encore des compiles de compiles ce n’est pas du vol…

  2. Moi je propose un truc.
    Tout simplement qu’ils vendent de bons MP3.

    – Plus de CD, une clef MP3 spécial avec une mini pochette de l’album incrusté.

    – Dessus, bien-sûr, le fameux album MP3 320kbs ainsi qu’en 256 et 128 au choix.

    – Une pochette ou poster imprimable.
    – Une brochure format PDF pour tout ce qui concerne le groupe, visuels, videos, rendez-vous, flyers prochains etc… et oui… un clef USB permettra de développer un album.

    Le truc qui les ennuis là dedans c’est que c’est copiable. Celui qui achète une fois peut le donner mille fois… mais de toute façon avec les nouveaux médias, tout est accessible gratuitement…alors…autant faire vivre les album en USB/MP3.

    …mais attention, personne ne payera 15€ un album. C’est fini le coup des 100 balles pour 1 ou 2 titres de bien sur un album…je crois que les maisons de disque on elles même dégouter les gens d’acheter un CD…

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