Questions d’éthique des robots tueurs

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Le professeur britannique de robotique Noel Sharkey est très remonté contre le ministère de la défense américain, qui prévoit de consacrer 4 milliards de dollars (2,6346 milliards d'euros) aux "systèmes autonomes" au cours des deux prochaines années. Sa crainte est que les retombées de ces recherches permettent à des terroristes de fabriquer des robots-kamikazes guidés par GPS pour moins de 500$ (330 €). Et ses interrogations sont légitimes:

« Combien de temps faudra-t-il avant que les terroristes ne les utilisent? Avec le prix des robots qui ne cesse de chuter et la disponibilité de composants prêts à l’emploi pour les particuliers, il serait relativement facile de construire des armes robotisées autonomes. »

Et Noel Sharkey se pose également des questions plus philosophiques, qui viennent en écho à celles formulées par Isaac Asimov voici plus d’un demi-siècle. Selon New Scientist:

Sharkey est surtout préoccupé par la perspective de robots qui décideront par eux même quand « appuyer sur la queue de détente ». Actuellement, un humain est toujours présent dans ce genre de prises de décisions. Mais le Pentagone travaille depuis près deux ans sur un programme de recherche visant à laisser les robots identifier des menaces potentielles sans assistance humaine.

Mais Ronald Arkin de Georgia Tech, considère pour sa part que le robot pourrait être un tueur plus « éthique », du fait de son absence de bagage émotionnel:

Arkin suggère de concevoir des systèmes de contrôle éthiques qui font obéir les robots à la Convention de Genève et aux autres règles d’engagement sur le terrain… « Avec un robot, je peux être certain qu’un robot ne nourrira jamais l’intention de blesser un non-combattant », explique-t-il. « A terme, ils seront plus efficaces que les humains.

Sharkey, Arkin et leurs confrères se sont retrouvés à Londres pour débattre de ces épineuses questions au cours d’un symposium consacré aux « implications éthiques et légales de l’utilisation de véhicules autonomes pour des besoins de défense et de sécurité ». Ont-ils pensé à faire témoigner Sarah Connor? [RUSI; New Scientist; Reuters]

Dernières Questions sur UberGizmo Help
  1. C’est quand triste pour un scientifique de vouloir empêcher la recherche scientifique sous prétexte qu’elle peut être détournée à des fins terroristes. C’est le risque pour toutes recherches… Faut-il donc arrêter la Recherche???

  2. Thomas, au contraire, c’est le moment d’être proprio ! Si tu fais partie de l’élite qui survit à l’apocalypse, tu auras une maison quasi gratos ! (remarque tu pourras aussi squatter la maison d’un malchanceux qui n’aura pas survécu…)

  3. totalement d’accord avec Ronald Arkin et pour ce qui est des robots terroristes a 330 euro, laissez moi rire , mieux vo un kamikaze humain a zero euro et 3000 vierges 😉

  4. Rajoutons des décimales: aujourd’hui, 4 milliards de dollars = 2,6346 milliards d’euros.
    Mais ce qu’il faut surtout retenir au delà des chiffres, c’est que le Pentagone consacre des sommes importantes à ces programmes, et que l’on ne pourra pas faire l’économie des questions d’éthique liées à la robotique.

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