Test de l’Android G1 T-Mobile: le matériel


Le téléphone Android G1 de T-Mobile est l’objet de toutes les attentions. D’une certaine manière, il cristallise les espoirs collectifs des fans de Linux, de l’open source et de Google. Il est ouvert, collaboratif et il s’appuie sur une communauté. En d’autres termes, tout ce que l’iPhone et Windows Mobile ne sont pas. Mais avec autant d’attentes dans la foule, ce téléphone ne peut en aucune manière satisfaire tout le monde, et il ne le fait d’ailleurs pas.

Après avoir passé une semaine à utiliser le G1, voici ce que nous pouvons en dire:

Le G1 est un bon début, et une indication claire des développements Android à venir. Mais le téléphone lui-même a plusieurs problèmes sérieux d’accessibilité et d’utilisation au quotidien qu’aucune appli tierce ne pourra résoudre.

La coque: la coque est fabriquée par HTC, une entreprise taïwanaise qui fabrique des appareils sous Windows Mobile pour Motorola ou Palm, et aussi sous sa propre marque. Ce téléphone est comme ceux-là. Le dos est ce mat classique se tient bien en main, et ce clavier qui coulisse rappelle les modèles HTC plus anciens. Cette gestuelle est accompagnée d’un bruit audible et agréable, même s’il est peut-être un peu trop fort dans un bureau calme.

Le clavier: il y a plusieurs problèmes de ce côté-là. D’abord il y a cette section sur la droite avec la barre de défilement et les boutons, qui est toujours sur votre chemin lorsque vous essayez de saisir un texte. C’est agaçant, même une fois que vous avez compris comment contourner le problème. Les touches du clavier ne sont pas suffisamment en sur-épaisseur pour pouvoir taper du texte en aveugle. Le clavier est en revanche rétro-éclairé, ce qui vous permettra de l’utiliser dans la pénombre. Les touches espace et correction sont sans doute un peu petites. Enfin, saisir du texte lorsque le téléphone se recharge est encore plus désagréable à cause du câble miniUSB qui se met en travers du chemin.

Les boutons: la façade de l’appareil est doté de quatre boutons, relativement évidents et faciles d’accès. En appuyant sur le bouton Home, vous ferez surgir un menu par-dessus l’application en cours. Le bouton alimentation/fin d’appel permet de raccrocher et aussi de verrouiller votre téléphone. C’est un point qui demande une véritable adaptation, dans la mesure où vous serez tenté d’arrêter une tâche ou de quitter une appli en appuyant sur le bouton rouge, mais tout ce que vous ferez sera de verrouiller votre téléphone.

Le trackball: il est plutôt excellent, meilleur que sur le BlackBerry Pearl, et permet de cliquer précisément. Malgré tout, basculer entre le trackball et écran tactile peut s’avérer malaisé.

L’écran: l’écran tactile est lumineux, clair et lisible, et globalement très agréable. Il est capacitif, comme celui de l’iPhone: vous utilisez donc votre doigt et pas un stylet pour interagir avec le téléphone. Dans certains cas, les pressions exercées sur l’écran ne sont pas détectées correctement: pas trop souvent, mais suffisamment souvent pour être remarqué.

Batterie: une charge complète tient environ une journée, principalement à cause du fait que Gmail en push sollicite l’internet chaque fois que le compte reçoit un courriel, et le nôtre en recevait beaucoup. Ajoutez à cela la navigation 3G et l’utilisation d’applis -ce que vous ferez probablement beaucoup- et vous aurez besoin d’effectuer une recharge à la mi-journée. Heureusement, il faut seulement deux heures environ pour la recharge complète d’une batterie quasiment vide.

Wi-Fi: la portée Wi-Fi semble comparable à celle d’autres smartphones (les HTC sous Windows Mobile ou l’iPhone). Lors de nos tests, il détectait les mêmes hotspots que les autres téléphones.

3G: nous avons obtenu des vitesses de navigation plutôt décentes, et avons atteint 433 kbps lors d’un test. Ceci dépend bien sûr de la couverture 3G de votre opérateur.

Caméra: elle est passable et du niveau de ce que produit HTC en la matière. Vous pourrez compter sur un autofocus, mais à part ça, rien de bien spectaculaire avec la caméra du G1.

GPS: Le GPS  est désactivé par défaut, ce qui produit une localisation erronée lorsque vous cherchez à vous positionner avec Google Maps. Vous devez donc l’activer manuellement.


Autre problèmes: il est difficile de comprendre pourquoi HTC ne propose pas de prise audio Jack 3,5 mm en 2008. Idem avec l’accès USB aux données pour Windows ou Mac. Chaque fois que vous voulez installer une sonnerie, une photo ou une vidéo, vous devrez extraire la carte microSD et l’insérer dans un lecteur. En 2008.

Le G1 de T-Mobile n’est donc pas un matériel parfait, mais il a le mérite d’exister, et de défricher le terrain pour les suivants. Et surtout, il dispose d’un atout de taille: il tourne sous Android.

Lisez aussi notre test du système d’exploitation, ainsi que la partie consacrée aux applis et notre verdict.

Dernières Questions sur UberGizmo Help
  1. le coulissemant de l’ecran m’a lair de pietre qualité… en effet sur toute les photos du g1 je remarque que l’ecran est legerement desaxé par rapport au reste du telephone ce qui demontre qu’il y a un jeu dans le mecanisme … qu’en est il en vrai ?

  2. Mouarff, et là personne pour remarquer qu’il fait vraiment moins bien que l’iPhone nivea autonomie ….
    Ceci me fait bien rire, j’suis vriament content de mon smartphone à la pomme xD

  3. Euhhh… perso, si je met le push (entre 40 et 80 mails / jours) + une 20éne d’appels sur la journée sur mon Iphone, je tiens pas la journée…

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