Test de l’Android G1 T-Mobile: le système d’exploitation

Nous avons ausculté l'Android présent sur le G1 de T-Mobile sous toutes les coutures. Après l'avoir testé pendant une semaine, nous vous avons déjà indiqué ce que nous pensons du téléphone en lui-même. Voici maintenant notre avis sur le système d'exploitation et les applis:

Système d’exploitation et utilisation


Téléphoner: passer des appels fonctionne bien (heureusement!). La qualité sonore est bonne, mais l’écran se coupe après environ 10 secondes et c’est agaçant. Si vous voulez rallumer l’écran, vous devez appuyer sur la touche menu ou appel, qui fait surgir le pavé numérique. Il est assez pénible de devoir rallumer l’écran pour pouvoir saisir un numéro de carte de crédit ou rechercher un contact pendant une conversation. Et ne croyez surtout pas qu’une pression sur le bouton alimentation/fin d’appel rallumerait aussi l’écran: vous couperiez aussitôt la communication. Mais sur la partie purement appels, rien à dire.

Messages écrits: les messages sont organisés par contacts en cascade, et l’envoi de messages est aussi simple qu’intuitif. Rien à signaler non plus de ce côté-là.

Stabilité: s’il y a un mot qui décrit bien le système d’exploitation Android, c’est « robuste ». En l’utilisant comme téléphone principal pendant une semaine, nous n’avons pas eu à le redémarrer une seule fois. Des applis ont bien planté ou freezé, mais Android gère très bien la situation en vous permettant à votre guise de forcer à quitter une appli ou d’attendre qu’elle se débrouille pour retrouver ses esprits. De cette manière, il y a peu de risques que vous soyez obligé de redémarrer votre téléphone tous les jours (même si des applis mal développées et accédant aux ressources système pourraient toutefois vous y contraindre plus souvent).

Applis en tâche de fond: Android gère vraiment bien le multitâches. Les applis peuvent tourner en tâche de fond, recevoir des données et continuer à « exister » sans que vous les remarquiez. Le système d’exploitation gère la mémoire de manière transparente, et alloue de la puissance processeur ou de la mémoire aux autres programmes lorsqu’ils en ont besoin.

Fenêtre de notification: cette fonctionnalité proposée par Google est fort pratique, et résume sur une fenêtre de notification tous les courriels, messages, messages instantanés et appels reçus ou manqués. En tapotant sur une notification, l’application correspondante est lancée.

Clics longs:  une convention souvent utilisée -mais pas toujours- est le clic long. Les appuis prolongés sont un mélange entre un clic droit et une roulette russe. Maintenez la pression à un endroit de l’écran, et vous verrez parfois surgir un menu, tandis que d’autres fois rien ne se passera. Un clic prolongé sur l’écran principal proposera de créer un raccourci pour une appli sur votre bureau. Un appui long sur un message écrit vous proposera de supprimer ou lire une conversation.

Interface: ainsi que nous l’avions déjà observé, l’interface utilisateur souffre d’un manque de consistance et n’est pas toujours d’un usage aisé. Mais une fois que vous vous y habituez, le téléphone devient exploitable. De plus les ombres des fenêtres, les transparences, les effets de surgissement ou d’estompement, ainsi que les éléments graphiques sont réussis et surpassent sur le plan esthétique les téléphones sous Windows Mobile. Comparé à l’iPhone, il reste encore un cran en dessous, notamment du fait du manque de capacités multitouch.

Globalement, le système d’exploitation est plutôt robuste, et il faut maintenant qu’il soit pris en main par des experts en interface d’utilisation pour le rendre vraiment convivial à utiliser.

Lisez aussi notre test de la partie matérielle du téléphone G1., ainsi que la partie consacrée aux applis et notre verdict.

Dernières Questions sur UberGizmo Help
  1. J’aime beaucoup l’iPhone et je trouve que l’arrivée d’Android est le fait le plus positif dans l’évolution des coms (voir article sur Gizmodo US).

    Il faut la force de l’Open Source pour développer aussi dynamiquement, et la puissance financière de Google pour infléchir les choix stratégiques des fabricants de com (les smartphones ;)).

    Certains diront que Google est evil, mais ce sont les mêmes qui voyaient en Bill Gates un Big Brother, il leur faut toujours un grand satan.

    Les avancées technologique se font toujours par bonds, mais ces bonds demandent une impulsion qui ne peut venir que des entreprises qui disposent du poids suffisant pour créer un effet de levier financier, et en fait créer un marché.

    Pour toute une partie des PME dans le domaine du net, la création de cette concurrence est une bonne nouvelle et surtout la promesse d’un nouveau territoire d’exploration.

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