Un avion aveugle guidé par un autre avion au dessus du Pacifique

Selon le Sydney Morning Herald, les 284 passagers à bord du vol numéro 12 de la Quantas —un Boeing 747-400 au départ de Los Angeles et à destination de Sydney—n’en ont pas cru leurs yeux lorsqu’ils ont aperçu par les hublots un autre Boeing de la compagnie Air New Zealand qui volait à quelques milliers de mètres de leur avion. L’explication, qui leur a été fournie par le commandant de bord, était simple: ils volaient « en aveugle » depuis que le radar météo de leur appareil était tombé en carafe trois heures après le décollage.

Heureusement, ainsi que l’a expliqué Qantas, le vol d’Air New Zealand  a pu relayer les données requises depuis leur propre 747 tout le long du vol au-dessus du Pacifique:

« Le vol d’Air New Zealand précédait de peu l’appareil de Qantas auquel il a fourni les informations avec son propre radar météo tout le long du voyage. Il a voyagé en suivant la meilleure route météo et le vol Qantas a pu le suivre juste derrière. La séparation verticale est restée à tout moment conforme aux procédures opérationnelles et il n’y avait aucun danger pour les passagers.« 

Le Sydney Morning Herald n’est semble-t-il pas tout à fait d’accord: « Le Herald comprend que les deux appareils n’étaient séparés que de quelques milliers de mètres lorsque les données météo étaient transmises à l’appareil de Qantas, et que les passagers de Qantas pouvaient voir l’autre avion à travers les hublots ».

Décidément, Qantas accumule les problèmes en ce moment. [SMH]

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  1. Euh… je suis content que le Sydney Morning Herald préfère le sensationnalisme et la peur irraisonnée aux procédures de sécurité en vigueur depuis 50 ans dans le monde aérien.

    On considère que 2 avions se frôlent lorsqu’ils passent à environ 500 m l’un de l’autre. Ici il s’agit de 2 avions volant dans le même sens, en une trajectoire strictement parallèle, à une distance comprise entre 1000 et 3000 mètres (j’estime le « quelques milliers de mètres ». mais autrement dit, la place pour mettre de 15 à 46 Boeing 747 entre eux – envergure 64 m environ).

    De plus, ce n’est que le radar météo qui était en rade, aucun des autres systèmes radar ou électronique n’était impacté. Et la traversée se fait en pilotage automatique, qui lui ne dévie pas de sa trajectoire.

    Un vol en toute sécurité, donc, malgré l’avarie du radar météo.
    Mais évidemment, dit comme ça, ça ne fait absolument pas vendre les journaux.

    Pour les pilotes, la règle est toujours la suivante : « Si le décollage est facultatif, l’atterrissage est obligatoire. »

  2. Au dessus du pacifique: norme réglementaire (et inviolable) de séparation entre deux avions sur la même route au dessus du niveau 290 (29000 pieds):
    9 km sur 9 horizontalement, et 300 mètres verticalement

    Voler en aveugle quand on est en IFR (vol sans visibilité, tous les avions de ligne) ne veut pas dire grand-chose, le problème c’est d’estimer le risque présenté par les masses nuageuses sur le parcours, ce à quoi est dévolu le radar mto.

    Il n’y a qu’un seul radar sur un avion de ligne (à part le radioaltimètre qui ne sert qu’à l’atterissage)
    Le pilote automatique a seulement pour vocation de conserver les paramètres (assiette, altitude, cap)
    C’est le système de navigation inertiel et GPS qui suit la route choisie en envoyant des ordres au pilote automatique.
    L’équipage peut très bien décider pour diverses raisons (dont font partie les masses nuageuses repérées par le radar météo) de modifier la route ou l’altitude.

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