Quelqu’un a eu la bonne idée de créer un antivirus pour Android

Demandez à un utilisateur averti de Linux si il ou elle (ok, il) utilise une solution antivirus. Il ne rétorquera pas par une réponse, mais par un sermon. Et même si son zèle peut vous sembler déplacé, son sentiment est pourtant largement correct: Linux n’a pas vraiment besoin de logiciels antivirus.

Avec une plus petite part de marché et des entrailles plus simples que la plupart des distros Linux, Android a encore moins de soucis à se faire. Voilà pourquoi il est complètement absurde que SMobile Systems sorte VirusGuard, le premier logiciel antivirus pour la plate-forme mobile de Google.

Le logiciel serait capable de scanner vos appareils et leurs cartes mémoires à la recherche de 400 types de malware connus, dont aucun, pour autant que nous sachions, n’est dangereux pour les téléphones Android.

Maintenant, il n’est pas impossible que des dangereux malware puissent se frayer un chemin jusqu’à votre G1 à l’avenir, mais le fait d’installer aujourd’hui un logiciel qui parcourt votre appareil à la recherche de virus pour Windows Mobile ne vous sera pas vraiment d’une grande utilité. La sécurisation du téléphone, si des failles sont découvertes, passera par des patches et des mises à jour.

Bien sûr, ce discours sécuritaire est peut-être aussi le moyen de fournir une excuse aux parents pour installer sur le G1 de leurs rejetons un logiciel qui contrôle également les communications voix et texte. Quoi qu’il en soit, VirusGuard est déjà disponible sur Handango moyennant 10 $, et fera son apparition sur Marketplace lorsque Google mettra enfin en place son système de paiements pour les applis au premier trimestre 2009.  [Android Community via Slashphone]

Dernières Questions sur UberGizmo Help
  1. J’adore ! A la limite, il pourrait servir de plateforme de tests pour découvrir des virii présents sur d’autres supports (carte sd, etc…). Sinon, encore une bonne idée pour gagner des sousous :)

  2. C’est certainement plutôt fait pour ne pas être « porteur sain ».
    Vu que les smartphones se connectent à l’ordinateur et/ou au réseau d’entreprise, ça pourrait éviter de tout contaminer.

  3. Ce n’est pas complètement idiot. Ceux qui codent des virus pour Windows s’attaquent quelque par à Microsoft. Linux n’est porté par aucune multinationale profitable. Android si.
    Il reste que c’est moins jouissif de contourner de multiples protections chèrement développées quand le code est dispo.

  4. Oui, oui? ClamAV, Klamav, gtk-clamav, etc.
    Il existe des tas de solutions antivirus.
    Mais très clairement, elles servent à éviter de contaminer des PC sous Windows (réseau, serveurs mails, pièces jointes, etc.), pas à protéger un système *nix.

  5. Linux si il ou elle (ok, il)

    Non mais dites hé, faut arrêter de nous prendre pour des abruties! Je suis née de sexe féminin et j’utilise linux au quotidien depuis 5 ans.

    Merci.

  6. Point de vue d’un archi-reseau / secu d’un opérateur de téléphonie :

    – ok le risque d’un virus sous Linux est faible
    – ok l’opensourcing de l’OS rend la detection d’une faille aisee et donc sa correction statistiquement rapide

    MAIS

    aux US fin 2009, un test grandeur nature a demontre une faille enorme sur les reseaux des operateurs mobiles : personne ne pense a se proteger des mobiles qui sont encore trop vu comme « sains par natures » par les opérateurs (gros mea culpa) contrairement par exemple aux box ADSL.

    Le résultat de ce test était sans appel : plantage de tous les réseaux mobiles / fixes US et paralysie des secteurs clefs.

    La cause : un worm (code en Java je suppose) qui créait des botnets depuis les mobiles. Le but n’est pas d’infecter le téléphone en temps que tel mais de détourner une flotte de plusieurs millions de postes pour faire tomber les infras opérateurs (scenario de cyber-terrorisme, deny de service d’un pays ennemi etc.)

    Conclusion : ce n’est pas parce que Linux (donc Android) est moins sujet aux virus que d’autres OS, qu’il faut croire que ce sera toujours le cas (virus au sens large), mais le pattern d’attaque dépassera surement le cadre du geek de quinze qui programme un virus pour la beauté du geste (c’était le bon vieux temps).

    Conclusion 2 : les opérateurs souhaitent pousser la sécurité sur le mobile pour avoir un fonctionnement globalement identique sur la data entre mobile , clef 3G/4G et box ADSL, notamment si on anticipe la 4G (LTE = full IP sur le mobile) et le passage en IPv6.

    Conclusion 3 : plus qu’un antivirus, un firewall sur le mobile semble plus intéressant dans un premier temps

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