Test de l’iRiver Spinn

Le Spinn est un lecteur MP4 doté d’un original contrôle analogique par molette. Très bien fini, le baladeur d’iRiver possède un style qui lui est propre, avec une retenue de bon aloi qui n’est pas sans rappeler les appareils électro-ménager allemands des années 1970.

Nous l’avons donc testé pour vérifier si son ramage était à la hauteur de son plumage:

La prise en main du Spinn
L’iRiver Spinn est un petit baladeur multimédia rectangulaire qui se caractérise par son écran AMOLED à fond grisé et sa molette rotative. Son packaging est très soigné jusqu’au moindre détail, à la japonaise, avec une surenchère de petits sachets et de serre-câbles en silicone très étudiés. Son poids plume de 70 grammes et ses dimensions contenues comparables à un smartphone (95,5 x 51,0 x 10,7 mm) permettent de le glisser facilement dans une poche.

Le fond grisé de l’écran AMOLED évoque un vieux moniteur fatigué à la luminosité poussée pour rendre l’affichage visible. L’ensemble a un petit côté seventies très sympathique. Le Spinn lit les MP3, WMA, OGG, ASF, FLAG, ou APE, les fichiers vidéo AVI, WMV ou Divx, et les podcasts. Vous pourrez en profiter avec le casque audio filaire fourni, ou sans fil en Bluetooth avec votre propre casque stéréo. A l’occasion, le Spinn pourra vous servir de radio ou de dictaphone et vous permettre de consulter des fichiers texte ou vous distraire avec des petits jeux en flash.

Le Spinn en pratique
Après 12 heures d’écoute, la batterie au lithium affichait toujours 100% de charge. Au bout de 15 heures, elle était encore chargée à environ 60%, et s’est mise à clignoter pour annoncer qu’elle était très faible au bout de 19 heures. Sachant que nous avons fait varier le volume sonore et allumé l’écran à de nombreuses reprises pendant ce test d’endurance, on s’approche de l’autonomie théorique de 24 heures annoncée dans la documentation: « Durée de lecture max.: Environ 24 heures (en se basant sur MP3, 128 Kbps, 44,1 KHz, Volume niveau 20, EQ Flat, AMOLED off) ». Vous pourrez donc piocher longtemps dans les 4 ou 8 Go de musique que vous aurez stocké sur le Spinn (selon le modèle) avant de l’épuiser. Et avec une autonomie de 5 heures en lecture vidéo, vous aurez le temps de regarder un péplum ou deux avant de devoir recharger le Spinn.

Vous aurez peut-être alors une petite appréhension au moment où vous tirerez sur la petite trappe pivotante qui libère l’accès à la prise permettant de brancher le câble USB pour synchroniser ou recharger le Spinn. Celui-ci vous demandera alors via son écran si vous souhaitez uniquement le recharger ou également échanger des données avec le PC hôte. Ces caches-prises pivotants, assez en vogue et que l’on retrouve sur certains téléphones portables ou appareils photo, résisteront-ils longtemps à votre légendaire délicatesse?

Le châssis du Spinn forme une surépaisseur qui protège naturellement l’écran. Pour le reste, les boutons sont bien ajustés et sans aucun jeu, et la fameuse molette rotative analogique semble elle aussi conçue pour résister dans la durée.
L’interface du Spinn
L’interface graphique filaire caractéristique du Spinn rappellera des bons souvenirs à ceux qui ont joué à la Vectrex. Vous dialoguez avec le Spinn soit en tournant la molette cylindrique et en cliquant sur sa section, un peu comme les anciens appareils photo, soit en cliquant sur l’écran tactile.

On hésite parfois un peu entre l’emploi de la molette rotative et du toucher, mais c’est très confortable d’avoir le choix. L’écran tactile de 3,3 pouces est parfois un peu revêche au contact, mais une fois qu’on y a goûté, il devient difficile de s’en passer. L’affichage des couleurs est net et bien lumineux. Doté d’une résolution de 480×272 pixels, il est capable de lire des vidéos à 30 images par seconde. Et avec 262.000 couleurs, il bat la Vectrex à plate couture.

Certains détails ergonomiques sont appréciables, comme la petite vibration lorsque vous tournez la molette pour indiquer que vous êtes arrivé au bout du menu. Et au lieu de se bloquer sur le dernier item, il reprend au début, comme si les icônes tournaient sur une bande sans fin. Mais l’interface est un peu inconstante: bizarrement, en mode images, il n’y pas de vibrations pour annoncer la fin de la série avant de reprendre au début.

D’autres aspects sont à revoir, en particulier la suppression d’un fichier texte: celle-ci est tout bonnement impossible depuis le choix texte du menu principal, qui ne permet que l’affichage du document. Il faut ressortir et passer par le menu de gestion des fichiers. Après avoir vainement tenté de cliquer sur la corbeille pour supprimer le document, vous vous résoudrez à consulter la documentation pour réaliser qu’il faut procéder à un glisser/déposer du fichier sur la corbeille pour enfin vous débarrasser du fichier. Cela rappellera des souvenirs à ceux qui ont connu les joies du gestionnaire de programmes et du gestionnaire de fichiers sous Windows 3.x.

Un bouton de verrouillage vous permet de sécuriser le baladeur avant de le glisser dans votre poche. En mode verrouillé, la molette permet d’ajuster le volume d’écoute, les boutons de volume dédiés étant eux inopérants. En mode non verrouillé, une rotation d’un cran sur la molette ranime l’écran, un second cran passe à l’artiste suivant ou précédent.

Gestion et transfert des fichiers depuis votre ordinateur
Il vous faudra impérativement disposer d’un PC sous Windows pour pouvoir transférer et synchroniser vos fichiers multimédia. A l’installation du logiciel iriver plus 3, Windows signale que le logiciel n’a pas obtenu sa compatibilité XP, mais ne bloque pas l’installation pour autant. Le programme vous guide en français d’informatique approximatif: « cliquetez le bouton pour commencer l’installation ». Un redémarrage est nécessaire pour terminer l’installation. Testée sur deux machines différentes, celle-ci n’a occasionné aucun dysfonctionnement, ni à l’installation ni à la désinstallation.

Une fois lancé, l’assistant média parcourt la machine à la recherche d’éléments multimédia (chansons, photos, livres électroniques, etc…) pour les ajouter à la bibliothèque. Le transfert s’effectue par simple glisser/déposer. Mais l’interface peu loquace n’indique pas clairement qu’elle est au travail: seul l’allumage d’une petite diode virtuelle (dans la marge gauche) indique un transfert en cours. Pas de sablier ni de fenêtre ou de message « transfert en cours ». Pas non plus de jauge de progression. Et le pointeur garde une apparence normale. A tel point que vous pourriez croire que rien ne se passe, d’autant plus que l’on peut continuer à glisser/déposer. C’est un peu déroutant, surtout lorsqu’on veut transférer des volumes importants. La première fois que nous avons utilisé l’interface, nous avons saturé le Spinn en répétant une manœuvre qui nous semblait inopérante du fait de l’absence de réaction vraiment explicite de l’interface. Mais une fois ce point intégré, le logiciel fonctionne correctement.

Conclusion
En résumé, l’iRiver Spinn est un baladeur endurant au look sympathiquement décalé, malheureusement réservé aux seuls Windowsiens, qui devront composer sur leur ordinateur avec un logiciel perfectible. Comptez environ 200 € en 4 Go et 250 € en 8 Go pour cette alternative intéressante aux sempiternels iPod possédant un vrai style seventies. [iRiver]

Dernières Questions sur UberGizmo Help
  1. Il à l’air très sympa dommage qu’il ne soit compatible que windows, dommage aussi qu’on ne puisse pas l’utiliser comme si c’était un simple disque dur externe comme avec les ihp 1xx par exemple.
    Niveau qualité d’écoute ça donne quoi ?

  2. Je ne l’ai pas testé personnellement mais je ne pense pas qu’il soit réservé aux seuls utilisateurs de windows. Il utilise le protocole UMS pour les transferts et est donc utilisable comme une simple clé USB. Pas besoin du logiciel iriver3plus pour transférer ses fichiers et donc pas besoin de windows…
    Voir cet autre test :
    http://labo.generationmp3.com/2008/10/10/test-et-video-du-iriver-spinn/#lbl_11

    J’ai un iriver clix2 que j’utilise sous linux sans problème et je me passe très bien du logiciel d’iriver :-)

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