Les Monty Python augmentent leurs ventes de 23 000% en offrant gratuitement leurs sketchs

[youtube]http://fr.youtube.com/watch?v=9ZlBUglE6Hc[/youtube]

Les Monty Python ont lancé en novembre dernier leur canal YouTube offrant des tonnes de sketchs gratuitement avec des liens vers leurs DVD sur Amazon. Résultat: 23’000% d’augmentation de leurs ventes de DVD!

« Depuis 3 ans vous nous volez les YouTubers, en publiant des milliers de nos vidéos sur YouTube. Maintenant la roue tourne. Il est temps pour nous de prendre les choses en mains… Nous savons qui vous êtes, nous savons où vous habitez et nous pourrions vous poursuivre de manière si horrible qu’on ne peut même pas dire comment.

Mais comme nous sommes vraiment trop sympas, nous avons trouvé un autre moyen de retomber sur nos pieds: nous avons lancé notre propre canal Monty Python sur YouTube.

Fini les vidéos de qualité médiocre que vous avez publié. Nous vous apportons de vraies vidéos de haute qualité directement depuis nos coffres.

Qui plus est, nous publions nos clips les plus populaires en versions HQ. Et qui plus plus est, nous vous offrons tout gratuitement. Voilà!

Mais nous demandons quelque chose en échange.

Merci de nous épargner vos commentaires débiles et sans intérêt. A la place, on vous demande de cliquer sur les liens, d’acheter nos films et nos programmes télé et de réparer les dommages que nous avons subi toutes ces années passées. »

Si les MPAA et RIAA américaines ou l’IFPI européenne sont à l’écoute, ils devraient y voir un modèle qui fonctionne, normalement: on offre généreusement aux gens ce qu’ils demandent et en échange les fans ne rechignent pas à payer. Un comportement haîneux de votre part messieurs ne fera que pousser les gens à aller vers The Pirate Bay et à vous traiter en ennemis, bande d’abrutis (traduction assumée). [Mashable via BoingBoing]

Dernières Questions sur UberGizmo Help
  1. Depuis le temps qu’on dit que la libre diffusion rapporte plus que le modèle commercial classique.
    Et en plus, cela laisse une totale liberté de choix.
    Ils serait peut-être temps que les « industriels du divertissement » arrêtes de voir la musique, les filmes, les livres (, etc…) comme des produits, mais qu’ils les voient comme ce que c’est réellement: de l’art.

  2. Ok ça marche. Mais seulement à certaines conditions : il faut que les artistes soit « proches » de leur publique et il faut aussi prendre en compte le côté nouveau de la chose. Certains achète justement pour récompenser l’aspect pionner. Mais, si tout les artistes mettaient leur musique/clip à disposition il n’y aurait plus cet aspect novateur.

    Le piratage a un impact positif sur les « petites » production qui aurait été moins connus sans ça. Mais pour une gros vendeur, qui passe à la radio, ça m’étonnerais beaucoup que la libre mise à dispo soit bénéfique.

    Faut pas se leurrer non plus, les gentils piratins qui vont cautionner ce genre de démarche en achetant ensuite c’est loin d ‘être la majorité. Pour la plupart, la P2P c’est juste un façon plus simple/moins cher de consommer. C’est tout. La seule solution viable ça serait de baisser tellement les prix que l’achat d’un album devienne quelque chose de financièrement anodin. En gros 5€, avec dispo sur le web pour les flemmard qui veulent pas bouger de leur chaise et en 320kb/s evidement.

  3. En fait, ça ne marche pas qu’avec l’aspect affectif entre le consommateur et l’artiste : ça marche dans tous les cas. Toutes les études sérieuses (non, pas celle faite par le directeur de la FNAC) montrent que plus il y a de téléchargement (illégal) plus il y a de ventes derrières.
    Le modèle économique a changé, les artistes/commerçants que sont nos fantastiques star de la chanson par exemple doivent maintenant s’adapter au nouveau système.

  4. Serte, mais comme tu le dit: « la P2P c’est juste un façon plus simple/moins cher de consommer ». C’est là tout le problème, consommer. La musique est un art, pas un produit commercial.
    Les multinationales du divertissement ont habitué les gens à consommer sans retenue et sans réfléchir. Donc quand les téléchargement sont arrivé, les gens n’ont fait que ce qu’ils (les multinationales du divertissement) leurs ont appris: consommer, sans retenue et sans réfléchir. La majorité de ceux qui qui téléchargent sans jamais rien reverser à l’artiste sont ces gens là. Ce sont des gens qui emmagasines plus de musiques qu’ils ne pourront en écouter en une vie. Pour eux la musique ne représente plus rien, ils ne font que s’en procurer toujours plus, presque maladivement. Ils ne regardent même plus ce qu’ils téléchargent.
    Et les seuls responsables, ce sont les multinationales du divertissement, c’est eux qui ont conditionné leurs client pour être comme ça.

    Mais dans le domaine de la libre diffusion, la mentalité des gens qui s’y approvisionnent est différents: ICI, la musique est une ART, pas un PRODUIT.
    Du moment ou les gens ont cette mentalité, la libre diffusion peut fonctionner sans problème.

    Mais le modèle actuel de vente mis en place par les multinationales du divertissement compte sur la consommation sans retenue et sans réflexion des client. Et il ne peut fonctionner correctement avec des moyens d’échange comme internet. Donc en plus d’être immorale, il est vouer à l’échec. Mais les multinationales du divertissement s’y attachent, car ils ont toujours un peut de pouvoir sur leur clients.

    Alors que la libre diffusion est respectueuse de l’ART, des artistes, de leurs auditeurs et est tout à fait adapté à internet.

    Et tout cela est aussi valable pour les filmes, les photo, les livres et les logiciel. Bref, tout ce qui peut être immatériel.

  5. Même si le clip choisi ne me fait même pas esquisser un sourire (alors que j’adore les comédies anglaises d’habitude), très bonne nouvelle :-)

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