« Imaginez-vous derrière votre ordinateur à lire votre journal à l’écran avec votre café du matin », c’était en 1981

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=5WCTn4FljUQ[/youtube]

Dans ce véritable document d’information datant de 1981, les journalistes et rédacteurs en chef du San Francisco Examiner en pleine expérience en direct voyaient l’avenir dans les journaux sur ordinateur. Le but de leur expérience de transmission d’un journal entier par modem sur une ligne téléphonique n’était pas de faire de l’argent, comme le dit David Cole dans le reportage: « nous n’allons pas perdre beaucoup d’argent, mais nous n’allons pas en gagner beaucoup plus non plus ». Quels visionaires ces journalistes.

Quand on entend les plaintes de la presse papier aujourd’hui on se demande quelles émissions de télé ils regardaient en 1981. A cette période, 8 grands journaux étasuniens étaient « en ligne » et il y avait de 2000 à 3000 ordinateurs personnels installés dans toute la région de San Francisco. Richard Halloran, qui s’est prêté au jeu de cette expérience, était l’un de ces heureux propriétaires d’un ordinateur personnel en 1981 et il déclare dans le reportage que le journal en ligne c’est l’avenir, parce qu’il est possible de sauvegarder ses articles, de les imprimer et les consulter comme on veut quand on veut où l’on veut.

Comme le dit la journaliste à la fin du reportage, il leur a fallu 2 heures pour transmettre un journal entier sur une ligne téléphonique à 5$ de l’heure, donc personne en 1981 ne s’inquiétait de l’avenir de la presse papier dici la fin du siècle dernier.

Il est assez fascinant de voir avec quel entousiasme ils ont mené leur expérience et comme la conclusion du reportage est que le vendeur de journaux dans la rue n’a pas à s’inquiéter de perdre son job pour les années à venir. [TechCrunch]

Dernières Questions sur UberGizmo Help
  1. tssséé iiiiiiiii tchhhhhhhhhhhh tsssss toowww iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii

    Me voilà connecté à mon 56K ! ^^

    Bah ils avaient raison, les marchants de journaux n’ont pas eu à s’inquiéter dans les années avenir. 20-30 ans de répits.

  2. Eh oui, les jeunes…

    A l’époque (il y a 20-30 ans), on utilisait des coupleurs acoustiques.
    Puis les premiers modems asynchrones sont apparus (1,2 kbps en réception, 0,3 kbps en émission, comme sur le minitel). Oui, vous avez bien lu.. 0,0012 Mbps en downlink et 0,0003 en uplink…

    Puis les normes se sont succédées : V33, V34bis… jusqu’au V90 (56kbps) qui a signé la fin de l’analogique.

    Il y a eu ensuite Numéris, avec 64k par ligne.

    Finalement le DSL que l’on connait tous maintenant…

    Souvenirs…

  3. He oui !! Les fabricants de pellicule photo aussi se sentaient à l’abri à cette époque…, ainsi que les Majors Compagnies, les vidéos clubs, les fabricants de sachets plastiques, les fabricants d’ampoules à incandescence, etc etc… Darwin n’aurait pas dit mieux

  4. @Fred: A l’heure actuelle seules les Majors n’ont toujours rien compris et n’envisagent pas de se remettre en cause et préfère tout mettre sur le dos de ceux qui téléchargent.

    Sinon: J’ai cru reconnaitre chez le particulier abonné un antique TRS80 de chez Tandy.

    @Bidul: pour le minitel: Modem V.23 (1200 bit/s en réception – 75 bit/s en émission) retournable.
    Je pense que dans l’exemple de la vidéo il s’agissait de modem 300/300 bits

  5. 1 an avant, en 1980, non loin des états unis … La france et son minitel… Ue technologie, un réseau et un protocol qui allait retarder la venue d’internet en france. A cet époque les revenus générer par ce réseau était une mine d’or pour l’opérateur France Télécom qui voyait d’un mauvais oeil le service gratuit. A quoi bon investir qd on possède le monopole du réseau IT français.

    Extrait de wikipédia :
    L’expérience Télétel 3V
    À l’automne 1980, 2 500 foyers volontaires de Versailles, Vélizy-Villacoublay, Jouy-en-Josas, Buc, Bièvres et Les Loges-en-Josas reçoivent un terminal vidéotex. Du côté des services, près de 200 fournisseurs participent à l’expérience, se donnant ainsi l’occasion de tester ce nouveau moyen de communication auprès du public. Les services remportant la plus large adhésion seront les annuaires téléphoniques pages blanches et pages jaunes (services gratuits), la presse, la vente par correspondance, la SNCF, les banques ainsi que la messagerie.

  6. @Penfeld : c’est effectivement un TRS-80 (ou « Trash Eighty », comme le disaient à l’époque les américains). « TRS », c’est pour Tandy – Radio Shack. Pour moi aussi c’est un sacré souvenir. :)

  7. @Cou1 Cou1: Il faut reconnaitre que Radio Shack n’a jamais vraiment eu beaucoup de chance en France. Ils avaient essayé d’ouvrir des magasins en France (où on trouvait des appareil siglés Realistic) mais ça ne marchait pas…
    On trouve ne trouve plus cette enseigne qu’aux USA ou sur le net: http://www.radioshack.com/home/index.jsp

    Je reconnais que le minitel m’a fait vivre pendant de nombreuses années car je possédais des services en 3615 palier haut… Mais par contre quel parcours du combattant pour obtenir un nom auprès de France Telecom: Dossier, déclaration au TGI etc… et puis reversement par FT au bout de 120 jours alors qu’eux il fallait les payer au bout de 60 (Transpac)…

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Publicité