Nicolas Sarkozy ne veut pas que Google pille le patrimoine français

Même si le président français n'a pas explicitement cité Google, tout le monde aura compris l'allusion de Nicolas Sarkozy hier à Geispolsheim:

Le Chef de l’Etat a ainsi déclaré:

« Il n’est pas question de nous laisser déposséder de notre patrimoine au bénéfice d’un grand opérateur aussi sympathique soit-il, aussi important soit-il, aussi américain soit-il »

Ce n’est pas la première fois que Google est attaqué sur ses numérisations à grande échelle, et Sergey Brin avait encore dû se justifier en octobre dernier dans le New York Times sur la question:

« Cet accord vise à rendre disponibles contre paiement ou gratuitement avec publicité des millions de livres épuisés mais toujours sous copyright, la majorité des revenus revenant aux ayant-droits, qu’ils soient auteurs ou éditeurs. »

La question de la numérisation des patrimoines nationaux se pose depuis plusieurs années, et on se souvient de l’annonce du contre-projet franco-allemand « Quaero » en 2005, qui avait échoué faute de financements suffisants. [Reuters] Crédit image: Downing Street

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  1. On parle de partager la culture, de rendre ce « patrimoine » facilement accessible à tous ( et surtout à ceux qui comprennent notre langue… C’est à dire principalement nous ).
    Être français, c’est donc refuser d’accéder facilement au patrimoine français ?

    Une bibliothèque n’est pas un coffre fort, M. Sarkozy.

  2. @Nim65s :
    Autant je suis totalement anti-Sarkozyste convaincu, autant là tu mélanges les genres.

    Ce dont il est question ici, c’est de laisser – ou non – une entreprise commerciale américaine utiliser la totalité du patrimoine français dans ses services (qu’ils soient gratuits ou non pour l’utilisateur particulier).

    Il me paraît normal de veiller à ce que notre patrimoine ne soit pas utilisé à des fins commerciales par des sociétés qui souhaitent se l’accaparer !

  3. @Nim65s

    Oui bien sûr, et c’est pareil pour les films et la musique : tout gratuit pour tout le monde… c’est facile quand on n’essaie pas d’en vivre !

    Et pourquoi pas l’automobile, l’électroménager et pourquoi ne travaillerais-tu pas gratuitement d’abord ? Je suppose que cette perpective te ravit, non ?

  4. @MarcoAix

    C’est toi qui mélange les genres.
    Consulter un livre à la bibliothèque, c’est gratuit et libre d’accès.
    Le faire dans une boutique, c’est toléré mais possible.

    Or, tout le monde n’accède pas aux bibliothèques.

    D’ailleurs l’article est très juste. Sarko n’est pas contre la numérisation et la mise à dispo des oeuvres. Il est contre le fait que ce soit google qui le fasse.
    Il utilise une formule qui fait réagir les pro et les anti Hadopi.
    C’est stupide, démago et déplacé mais il est coutumier du fait.
    Et ça marche, n’est-ce pas MarcoAix.

  5. @ShAdY : Il faudrait compter le nombre d’articleS (il y en a plusieurs) qui traiteNT (ce sont les articles qui traitent) de Google, c’est affolant … LachEZ (impératif : vous lachez) google un peu

    au lieu de te préoccuper de Google, tu ferais mieux de revenir au papier : essaie avec un dictionnaire ou un bescherelle par exemple …

  6. Si ce n’est pas google qui le fait, le ferons-nous nous mêmes avec des subventions publiques ? De plus, certains livres étant encore soumis à droits d’auteur, est-ce qu’un organisme public encaissera de l’argent au nom des ayant droits quand on consultera ou imprimera lesdits vieux bouquins ?
    Moi je parie que nos vieux bouquins vont continuer à pourrir dans les caves de la grande bibliothèque. Perdus pour tout le monde !

  7. @ Chusky : Quand on étudie à 800 km de la BNF, c’est pas évident d’y aller juste pour un bouquin

    @MarcoAix : Google veut vendre sous format numérique des livres qui ne sont de toutes façons plus disponibles à la vente au format papier… L’auteur qui essaie d’en vivre sans en proposer, j’y crois moyen, et les ayants droits qui refusent de gagner de l’argent sur une oeuvre dont ils ne peuvent plus rien tirer d’autre qu’un « droit », je vois pas l’intérêt.
    Bon, ça serait compliqué sur les tarifs, mais c’est pas la question.

    @Dje : C’est pas faux, mais je parlerais plus de « partenaria » que d' »accaparation ». Par exemple, le collège de france, en partenaria avec dailymotion, met des centaines d’heures de cours à disposition de n’importe qui. Et dans ce cas, c’est dailymotion qui profite d’un bonus sur son traffic. Bon, c’est pas une entreprise étrangère, c’est le seul problème ?

  8. Avant d’être français, ce patrimoine est avant tout humain… Donc je vois pas en quoi ça pose problème que ce soit géré par Google ou un autre, l’important c’est que ce soit fait, et que ce patrimoine soit disponible au plus grand monde dans les meilleures conditions possibles…
    Sarkozy veut qu’une partie du grand emprunt soit allouée à cette numérisation, or je pense, vu l’état des finances françaises, qu’on a plus important à régler en premier lieu, donc si quelqu’un d’autre se propose pour le faire, pourquoi pas…
    C’est dommage que tout le monde se tire dans les pattes prétextant qu’on est français, américain, chinois, pétaouchnokien, etc… Nous sommes avant tout humains, mais cette réalité n’éclatera malheureusement à nos yeux que si on finit par se faire attaquer par les extraterrestres ! Alors enfin nous serons un peuple capable de s’identifier comme humain et solidaire ! (oula je m’égare un peu du sujet^^)

  9. Ce ne sont plus les pays et leurs politiques qui dirigent le monde, mais les grandes industries planétaires.

    Google avance très vite de jour en jour et devient un poids très conséquent qui force sa vision du monde.

    Que vous le vouliez ou non, Google fera monter un président ou non.
    Tout comme Dassault, Bouyghes, Lagardére… qui ont placé le président actuel.

    Les présidents, aujourd’hui, ne défendent plus les valeurs d’un pays.
    Ils vendent des concepts de grands Trusts, modifient les lois en leurs faveurs (du travail, éducation, santé, etc…) pour que des grandes industries prospèrent.

    Ce que l’on appel aujourd’hui Président est en fait le représentant international d’un groupe d’industriels.

  10. « Le livre, comme livre, appartient à l’auteur, mais comme pensée, il appartient—le mot n’est pas trop vaste—au genre humain. Toutes les intelligences y ont droit. Si l’un des deux droits, le droit de l’écrivain et le droit de l’esprit humain, devait être sacrifié, ce serait, certes, le droit de l’écrivain, car l’intérêt public est notre préoccupation unique, et tous, je le déclare, doivent passer avant nous. »

    Victor Hugo.

  11. Je reviens après un (trop long) passage par l’hôpital…

    @Nim65s
    Avant d’être condescendant et insultant, tu devrais apprendre à être tolérant : ton avis t’appartient mais évite de préjuger des connaissances des autres, si ce n’est pas au dessus de tes forces.

    Et d’ailleurs avant de dire que « Google veut vendre sous format numérique des livres qui ne sont de toutes façons plus disponibles à la vente au format papier » tu devrais d’abord te renseigner sur les nombreux dérapages de ladite compagnie en matière de numérisation, ce qui – entre autres – a occasionné la déclaration citée dans l’article.

    1. Tiens, y’a longtemps que je ne suis pas passé par là.

      Je suis désolé d’avoir blessé quelqu’un, mais ce n’était pas volontaire.
      Afin d’éviter que cela ce reproduise, serait-il possible d’avoir des précisions sur ceux de mes propos qui ont été « condescendants et insultants » ?

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