Le fusil à très longue portée du Pentagone

Le fusil EXACTO du Pentagone permettra aux snipers d'atteindre des cibles à des distances bien plus grandes et de se jouer des conditions climatiques grâce des projectiles auto-guidés.

Oui, vous avez bien lu.

Cela fait plus d’un an que le Pentagone travaille sur le fusil calibre .50 EXACTO (EXtreme ACcuracy Tasked Ordnance), dont l’objectif principal est de s’affranchir des contraintes climatiques pour rester précis sur une plus longue distance.

Ils emploient tout un jargon technique pour expliquer de quoi il retourne, mais il suffit de comprendre le principe général pour réaliser l’avancée que représente l’EXACTO: le fusil tirera des projectiles stabilisés par ailettes et disposant de méthodes de guidages internes ou externes protégées.

En d’autres termes, les pruneaux seront capables d’ajuster leur trajectoire en cas de besoin, soit par eux-mêmes, soit par pilotage à distance. Concrètement, cela devrait permettre d’étendre l’efficacité des snipers, qui ne sont vraiment précis que jusqu’à 800 mètres. [Time]

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Dernières Questions sur UberGizmo Help
  1. Non non, les balles en cours de test coutent effectivement un peu plus de 2000 US Dollars (2133 USD) mais nous pensons pouvoir descendre à environ 300 USD afin de..

    **utilisateur supprimé par Skynet V 0.2**

  2. Effectivement env10, mais seulement quand les conditions météo sont favorables, alors que là il s’agit justement de s’affranchir de ces même conditions.

  3. Attention à l’utilisation du mot « Sniper » qui définit un tireur embusqué (cf:la photo du Times), qui c’est généralisée avec la qualification des fusils à lunettes grossissantes comme des « fusils de snipers ».

    Cette téchnologie est autant déstinée aux tireurs embusqués qu’aux tireurs TLD comme précisé par env10 (ou THP:Tireur Haute Précision).

    En tout cas, je suis pressé de voir comment ils implantent un systeme de guidage dans une ogive de .50 :)

  4. oui, j’ai aussi hâte de voir ça.

    en même temps, je suis curieux de voir le tireur corriger son tir en quelques secondes, si ce n’est moins.

  5. Petite étude de profeseur tournesol : Le tireur se contente de viser et de maintenir la croix sur la cible pendant le temps de vol de l’ogive. Le fusil guide l’ogive.
    L’ogive est orientée par des micro-ailerons de façon à présenter en permanence sa face arrière au fusil. L’arrière de l’ogive est dotée d’un capteur IR polarisé (prévoir une galette de fond amovible pour éviter l’obturation du capteur par la mise à feu). Le fusil suit le vol de l’ogive (tant qu’elle reste dans une sorte de « viseur secondaire » qui sait détecter le reflet du signal IR de guidage sur le culot de l’ogive) et lui indique, grâce à un faisceau infra-rouge assez concentré et polarisé, les corrections à mener.
    Ça m’étonnerait tout de même un peu que le tir soit exclusivement balistique si l’ogive ne tourne pas du tout : sans mouvement auto-rotatif (canon trié), l’ogive risque quand même d’être aérodynamiquement imparfaite et de dériver trop.
    Comment stabiliser une balle (qu’elle vole droit) tout en se réservant la possibilité de la guider ?
    Soit on sait guider une balle en rotation rapide … soit on sait la maintenir en rotation « un peu moins rapide » … soit on a une moitié Avant de la balle qui tourne tandis qu’un segment Arrière « intelligent » (stabilisateur, récepteur et guidage) reste relativement « droit » (tourne moins vite) … (on a donc une ogive en deux parties capables de pivoter, l’une par rapport à l’autre, à haute vitesse). La partie arrière doit en outre être en mesure de faire dévier tout l’ensemble (peut-être une jonction magnétique lubrifiée en forme de gond).
    Pour un tir à 2000m, avec un temps de vol de l’ordre de 2 secondes (2 km à 1000m/s) voire de 3 à 5 secondes (vu qu’on peut se permettre d’arriver à mach 1 si on guide correctement et si on vise de la viande), on a largement de quoi faire (guider).
    Dans l’idéal, l’ogive doit savoir reconnaître le haut du bas (connaître sa vitesse de rotation propre pour pouvoir adapter l’ordre de guidage à l’évolution de sa posture).
    Mais si on polarise le faisceau lumineux de guidage émis par le fusil, un simple filtre peut donner à l’ogive sa vitesse de rotation en plus des ordres de guidage. On peut jouer là dessus : l’orientation de polarisation du faisceau indique l’axe de la correction à apporter. Résultat : l’ogive reçoit son signal de correction de trajectoire à un moment précis (et pendant une durée précise) de sa rotation. Il faut alors qu’elle érige son unique ergot directionnel (grâce à un genre de mécanisme piézo-électrique inverse ?).
    Les éléments directifs doivent dans ce cas être très réactifs (pour permettre un guidage « pwm » sur plusieurs tours de la partie à faible rotation).

    Le seul problème qui n’est pas réglé : l’ogive peut encore corriger sa trajectoire à contre-sens (problème de sens du guidage : l’axe de polarisation est à double sens).
    Pour régler ce dernier problème, l’ogive doit ne réagir qu’à un signal reçu sur deux : elle choisira une direction que le fusil corrigera le cas échéant pendant le début du vol (en effectuant une rotation « à contre sens ogive » de l’axe de polarisation sur 180°, où alors en coupant le faisceau pendant un temps convenu avec l’ogive).

    Prix estimé de la balle : 100$.

  6. Il va de soi que le viseur est alors désolidarisé du canon : à mi course de la gâchette, le tireur désolidarise automatiquement le système de visée du canon. Le tireur ne subit donc aucun recul et il vit son tir comme un simple « départ d’ogive » qu’il doit encore guider en continuant de pointer la cible pendant toute la durée du vol.

  7. Du point de vue de l’adversaire qui regarderait le tireur avec des jumelles infra-rouge, il verrait d’abord un faisceau assez diffus … qui ensuite serait rapidement concentré.

    Le fusil disposerait d’une sorte d’émetteur à IR doté d’un prisme de focalisation permettant d’augmenter automatiquement la concentration du faisceau en fonction du temps de vol de l’ogive (il faut être en mesure de concentrer le faisceau sur la zone vue dans la lunette du tireur, à la distance cible). Le zoom de la caméra de suivi et de guidage de l’ogive serait réglé en fonction de cette même durée. La lunette de visée du tireur afficherait en permanence la direction de l’ogive (triangle se baladant sur le pourtour) et l’espérance de réussite du tir (couleur de la croix de visée). En cas de besoin, le tireur peut interrompre le guidage et donc abandonner le tir. L’ogive qui n’est plus guidée (plus de faisceau reçu) pendant un certain temps (quelques millisecondes), s’auto-détruit d’une façon ou d’une autre (ouverture d’un parachute !).

  8. J’aurais jamais pensé qu’il y avait autant de fan de la gâchette sur Gizmodo ^^. Comme quoi derrière chaque geek se cache un frageur 😉

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