Un réseau sous-marin mal conçu

Fait peu connu du grand public, 99% des données transitant entre les continents sont acheminées non pas par les satellites mais par des câbles sous-marins.

Et d’après un rapport de l’IEEE (Institute of Electrical and Electronics Engineers), une organisation à but non lucratif chargée de promouvoir la connaissance dans le domaine de l’ingénierie électrique, ces câbles, essentiels au commerce international, ne sont pas assez sécurisés et pourraient être la cible de sabotages.

Ce rapport insiste tout particulièrement sur quelques zones clés telles que le canal de Suez et le détroit de Malacca où un très grand nombre de câbles ont été regroupés. Des groupes criminels pourraient ainsi facilement altérer voire interrompre les réseaux de télécommunication ou bien encore récupérer les métaux précieux contenus dans les câbles.

Vous pensez certainement vous aussi qu’il doit y avoir des moyens plus simples pour s’approprier des métaux précieux que d’aller plonger au fond des eaux, mais l’IEEE semble prendre cette menace très au sérieux.

L’institut multiplie donc les mises en garde pour que l’architecture du réseau sous-marin soit moins concentrée afin d’en garantir la sécurité. Il recommande notamment la pose de nouveaux câbles sur des tracés alternatifs afin d’éviter les effets d’engorgements et de mieux gérer les flux de données.

Avec cette nouvelle architecture, les dommages qu’un sabotage pourrait occasionner au réseau seraient fortement diminués, ce qui vous garantirait de pouvoir continuer à accéder à Gizmodo en toute tranquillité. [New Scientist]

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  1. Comme ça, si les terroristes étaient pas au courant, maintenant ils le sont ! Ils savent où saboter, et aussi où récupérer des métaux précieux !!! héhé

  2. A Marseille, on a un de ces câbles qui arrive au niveau des plages du Prado. Suffit d’un petit bateau et d’une tenue de plongée…

  3. A peu près tout les connaisseurs savent qu’il y à déjà eu (et encore aujourd’hui) plusieurs pays qui utilisent des équipements pour collecter les données qui passent par ces câbles. C’est un peu comme le nombre impressionnant de personnes surpris dans les sous sols du métro parisien en train de placer du matériel de collecte de données sur les câbles réseau qui les traversent.

  4. En parlant de sabotage, c’est pas les US qui ont un sous marins spécial pour écouter sur les câbles au fond de l’eau ? (il me semble bien qu’il y a une histoire comme ça avec l’Iran il n’y a pas si longtemps que cela).

  5. Humm…. Suis-je le seul à croire que pour faire circuler des TB/s sur des milliers de Km, on emploie de la fibre optique et non des paires torsadées? Comment fait-on pour sniffer un signal lumineux depuis l’extérieur de la gaine blindée ?

  6. @f3nr1l
    lurk moar, il y a déjà eu un article sur gizmodo qui montrait les fameux câbles utilisés
    ces câbles ont des lustres il ne sont surement pas en fibre optique qui serait de toute façon trop fragile et trop difficile a réparer e cas de pépin

  7. D’accord avec toi f3nr1l!

    C’est de la fibre optique dans ces cables! d’ailleurs je vois quelle metaux precieux il peut y avoir?

    Si quelqu’un en sait plus… pour ma culture general…

  8. Le meilleur moyen de savoire est de demander à celui qui sait tout (même si parfois il raconte de grosses conneries ou sert de terrain pour règlement de compte).

    Bref oui, au jour d’aujourd’hui c’est la fible optique qui est utilisée (vu les distances ce n’est pas étonnant), cependant les pressions exercée sur les câbles, vu la profondeur, est très importante, de ce fait leur usage nécessite un gainage important, c’est ce gainage qui est composé de matériaux type (aluminium, cuivre, acier … et vaseline).

    https://secure.wikimedia.org/wikipedia/fr/wiki/C%C3%A2ble_sous-marin

  9. @gjiorkvak: tu fais sans doute référence à ça

    Sinon, vas-y, envoie donc le lien de cet article qui MONTRE les câbles sectionnés, ça m’intéresse.
    Tu penses que les fibres transatlantiques (par exemple) datent d’hier?
    Trop fragiles? As tu déjà vu ne serait-ce qu’une simple autoportée ? c’est gros comme le pouce, et c’est composé à 99,9 % d’armature, de gaines, de blindage. Ce ne sont pas les quelques « cheveux » qui sont au centre qui assurent la solidité mécanique.
    Et oui, réparer un backbone sous marin est une galère sans nom. Heureusement, le fait qu’il y aie des répéteurs (amplificateurs de lumière en gros) régulièrement répartis permet de simplement remplacer le tronçon sectionné.
    « lurk moar », hein? Si tu n’as pas d’argument technique valable à me proposer, je t’invite à retourner fap sur 4chan, fils. J’ai du polir ma première férule avant ta naissance.

  10. Pour ce qui est de l’écoute des câbles sous-marin: il n’est en effet pas possible d’écouter une fibre optique, en revanche, tout au long de ces câbles, on y retrouve des répéteur électrique. Ces appereils recoivent le signal optique, le transforme en signal électrique pour le remettre en forme, puis le retransmettent en optique. C’est a cet endroit qu’il est « possible » de récupérer ces signaux.

    Il existe maintenant des amplificateurs optique a fibre dopée qui ne nécessite pas un passage par un signal optique…

  11. Les vrais terroristes des cables sous-marins, ce sont principalement les glissements de terrain sous-marins, et (très rarement) les ancres de navires. (Et godzilla)

    Le coût pour récupérer un cable sous marin (même à faible profondeur) reste largement plus élevé que le prix de la matière première que l’on peut en tirer à la revente

  12. Désolé de vous décevoir les gars, mais en fait il est très facile d’espionner une fibre optique conventionnelle. Il suffit de la courber suffisamment pour qu’une partie la lumière sorte de la fibre. On peu récupérer l’information de cette manière et effectuer différent test. Cependant, certain blindage militaires utilisent une gaine organique qui empêche l’espionnage. Je ne sais pas si les fibres sous-marines sont équipé de ce genre de gaine et il faudra probablement enlever la gaine métallique. L’espionnage provoque une perte d’intensité qui peu être détecté et localiser rapidement avec un OTDR (optical time-domain reflectometer)

    Voici un appareil qui utilise cette technique.

    http://www.exfo.com/en/Products/Products.aspx?Id=200

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