Urbi: un OS pour robots made in France

Nous avons eu l'occasion de visiter les bureaux de Gostai. Depuis mai dernier, l'entreprise met Urbi, son OS, en open-source. L'intérêt? Avec quelques bases en C++ vous pouvez faire des miracles! Vous pouvez faire fonctionner votre robot avec une wii-mote si ça vous chante ou bien programmer le parcours de votre aspirateur dans l'appartement. Gostai vise la robotique pour tous, chose faite avec Urbi. Mais pas que...car Urbi est fait pour les systèmes complexes, ce qui élargit son horizon d'utilisation jusqu'aux jeux vidéos.

L’utilisation d’Urbi est très simple, ce qui le rend accessible aux débutants sans prise de tête. L’Urbi Forge est un portail compréhensif pour la communauté d’utilisateurs. L’OS Urbi n’est pas quelque chose de typiquement franchouillard. Les français l’utilisent certes, mais l’OS est aussi populaire aux Etats-Unis et au Japon.

Une autre avancée assez bluffante se trouve être le cloud. Les robots grand public coûtent 3% du prix des robots participant dans la Robocup. Les capacités baissent avec le prix…mais si le cerveau du robot est sur un serveur à distance, celui-ci devient capable de presque autant de choses que les robots ultra-perfectionnés. Traduction pour le commun des mortels: avec le cloud computing chez Gostai les prix restent bas mais les capacités augmentent vraiment.

Petite annotation à notre vidéo: Urbi est l’OS et Urbiscript est le language.

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Dernières Questions sur UberGizmo Help
  1. çà me rappel le film « IROBOT »:
    – Il y a des robots ,qui ressemble à celui-ci
    – Ils sont controlés par un ordinateur central ,comme ici avec le cloud
    – Tout le monde trouve çà cool et sympa,comme ci.

    Sauf que le PC central pete un plomb et demande au robot de tout nous exterminer, comme……

    Au secours!!!!!!!

  2. @cowboy05 : toi ta pas compris la moitier du film ^^

    sinon j’aimerai connaitre l’interface pc/robot

    car au final ils utilisent des moteurs et des servos moteurs, et ca j’en ai en pagaille (modelisme) !

    ca m’interesserai de pouvoir les controler avec urbi !

    si gizmodo a des infos ce serait bien

  3. @al_bebert: Tu peux soit utiliser des moteurs déjà supportés, soit coder toi même des drivers pour les tiens et les brancher dans Urbi, pour peu que tu maîtrise un peu le C++.

    @Jules: point Godwin au second commentaire, belle performance.

  4. L’outil de Microsoft est le plus efficace et le plus répandu pour programmer des robots. Pour le grand public, la solution Lego Mindstorm est parfaite !

  5. Ca sent le troll, mais je réponds quand même :) La solution de Lego permet de faire des choses simples mais ne passe pas à l’échelle de projets ambitieux (C++, composants distribués, parallélisme,etc), et ça ne marche qu’avec un seul type de robot, ce n’est pas un OS universel. La solution de Microsoft est bien mais elle est super compliquée à maitriser. En urbi il te faut 2min top chrono pour prendre le controle de ton robot. En plus, la solution de microsoft ne marche que sous windows, rarement en embarqué sur le robot, et consomme beaucoup de puissance. Donc côté efficacité… Ah oui, sinon, j’ai mentionné l’open source aussi? :)

  6. Pour connaitre un bon nombre de solutions pour la robotique, je suis témoin qu’il n’y a pas les mêmes trolls qu’ailleurs : PC/Mac, Linux/Win, Android/iPhone, donc pourvu que ça dure. On n’utilise ce qu’on a et ce qu’on peut. On passe sans problème de Java à .NET, de C++ à Lua, de microcontrôleurs à ARM ou x86, etc..

    Souvent, les contraintes sont imposées : pouvoir déporter le contrôle d’un robot sur une machine distante n’est pas toujours possible (autorisations, utilisation d’un réseau sans-fil, autonomie, rayon d’action, etc…).

    L’intérêt d’Urbi qui n’apparait pas assez clairement à mes yeux dans cette article est la réutilisation.

    1) réutilisation d’un robot en développant une seule fois la partie du logiciel qui s’interface avec le matériel (les roues, les capteurs) et réaliser plusieurs programmes purement logiques sans connaitre ce qui existe dessous puisqu’ils s’adressent uniquement à Urbi. Après, ces programmes peuvent être déportés (buzz word « cloud computing ») ou même embarqués dans un ordinateur embarqué qui ne va pas interférer avec le matériel du robot.

    2) réutilisation de code « haut-niveau » (librairies pour webcam, pour cartographie, pour interactions avec l’utilisateur) quelque soit le robot, en parlant à des objets urbiscript universels plutôt qu’à des composants spécifiques au hardware.

    Donc Urbi peut servir d’interface (middleware) et ainsi éviter de recoder dans un autre langage (pas seulement C++) ce qui existe déjà. Et c’est déjà formidable, sans être miraculeux.

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