Quand l’ISS a un coup de pompe, c’est toute la NASA qui se réveille

Je ne peux pas imaginer un truc plus effrayant pour un astronaute sur l’ISS que d’être réveillé par des sirènes d’alarme en pleine nuit. Et c’est pourtant ce qui est arrivé ce week-end.

Le coupable était une pompe de refroidissement qui fonctionnait mal. Les effets sont assez important (2 des gyroscopes de la station, ont dû être éteints, ainsi que « de nombreux autres systèmes »). La NASA a affirmé que l’équipage n’était pas en danger. Il y a 2 pompes de rechange à bord, ce problème était prévu. Et l’astronaute Tracey Caldwell Dyson est actuellement en train de remplacer la pompe. [MSNBC]

Des alarmes qui se déclenchent quand on est coincé dans une boite en métal à des centaines de kilomètres au-dessus de la Terre, c’est quand même effrayant, non ?

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  1. Terrible… Ca doit ressembler au cas du pilote militaire qui a son avion à 100 millions de dollars en perdition : il est tenté par la manette d’éjection mais dans ce cas, l’avion est perdu. Alors il cherche une solution pour voler tant bien que mal vers une piste de secours…
    Là, c’est un peu pareil, les vaisseaux Soyouz peuvent servir de chaloupe de sauvetage mais la station pourrait être perdue s’ils l’abndonne sans avoir tout tenté. Et la station, c’est 100 milliards de dollars.
    Je crois tout de même que l’échelle de temps pour réfléchir dans la station se chiffre en minutes en cas de problèmes, tandis que l’échelle de temps pour un pilote d’avion se chiffre en secondes.

  2. Probablement autant effrayant que l’idée d’être enterré vivant…
    Il m’arrive de penser que le recrutement des astronaute est avant tout basé, une fois la drastique sélection aux compétences, sur une capacité neuro-psychologique rarissime à pouvoir totalement ignorer la peur de mourir…
    Une sorte de spécificité génétique, un genre d’autisme léger, leur conférant l’incapacité à ressentir la panique de manière totalement physiologique.
    Ce phénomène « hors norme », point de concours entre la maladie génétique et le super-pouvoir, c’est aussi celui des grands navigateurs…
    Imaginez un instant, la Santa-Maria, partant pour le nouveau monde, sans appareil de navigation, sans plan, sans certitude de trouver quoi que ce soit. Imaginez, embarquer sur un bateau avec un stock limité de vivre et d’eau potable, partir en mer plusieurs semaines avec rien en vue, et passer le point de non retour à partir duquel vous n’avez plus les moyens de faire marche arrière…
    C’est le chromosome 18, j’en suis sûr… Celui des pompiers…

  3. Les pilotes de SR-71 avaient eu des formations  » psychologiques  » car si ils tiraient un peu sur le manche lors du vol ils pouvaient quitter l’attraction terrestre et être perdus à jamais !

  4. @basile
    Encore une légende… le sr-71 volait à mach 3,5 ( de l’ordre de 3 600 Km/h). Or, pour s’échapper de l’attraction terrestre, le minimum à atteindre est 9Km/s ( de l’ordre de 30 000 Km/h ou mach 30).

    Il y a un facteur 10 d’écart… On en est loin.

  5. @ mmoi : pas besoin de sortir de l’atmosphère pour être satellisé.
    Il suffit juste de rentrer dans certaines couches d’air moins dense qui annulent presque complètement l’efficacité des gouvernes. Ils devient alors TRES difficile de redescendre…

  6. En plus un astronaute sur deux souffre du mal de l’espace… Si il se met à flipper parce qu’il ne trouve plus le haut ou le bas, ou parce qu’il à des vertiges, il est mal.

  7. @ Extraltodeus
    Dans ce cas il est évident que « en pleine nuit » = « quand les astronautes dorment »… Faut pas trop troller quand même :p

  8. @mmoi mais oui bien sûr

    Mach 30!!! et à cette vitesse tu penses pas que les astronautes seraient morts depuis longtemps… je pense que tu fais erreur… pour pas dire que tu racontes n’importe quoi…

  9. La vitesse de libération sur Terre est de 11,2 km/s ce qui fait 40.320 km/h, mais pour mettre un objet en orbite pas besoin d’aller si vite.
    Une savante formule permet de calculer une vitesse de mise en orbite minimal en fonction de l’astre, pour notre bonne vieille Terre il faut tout de même atteindre au minimum les 7,9 km/s soit 28.440 km/h.
    Ce n’est pas pour rien que nos spationautes sont durement entrainés. Ça vous donne aussi une idée des dégâts occasionnés par la rencontre avec un objet en orbite à plus de 30.000 km/h.
    Déja

  10. Oula, y en a qui ont séché leur cous de physique…

    mach 30 (enfin disont 30 000Km/H), c’est finalement pas grand chose, et une fois la vitesse atteinte, on se rend compte de rien.
    Les astronaute, en microgravité font le tour de la terre en 90min… 40 000 km en 90 minutes, ce qui donne du 28 000 Km/h.
    C’est l’accélération qui est dangereuse, pas la vitesse.

    D’ailleurs, même toi, tu le sais pas mais tu vas super vite avec ton vaisseau spatial (appelons ce vaisseau «planète terre» par exemple)
    Tu tournes autour du soleil (150Millions de kilomètres de rayon, 940 millions de kilomètre de circonférence à deux vaches près) en 365j. ce qui fait une vitesse de 2,5 millions de km par jour… ou plus de 100 000 Km/h (ou mach très vachement beaucoup plein) par rapport au soleil. Et, étrangement, tu n’es pas « mort depuis longtemps »

    Et je conseillerai à nonosann, d’aller voir papa Newtown. Si tu n’es pas à 9km/sec, tu retombe à cause d’un truc chiant : la gravité. Air ou pas air. Donc tu attends deux minutes (aller, 5 à tout casser) et tu retombe gentille ment. À toi ensuite de récupérer l’engin une fois les couches plus denses atteinte, et surtout réussir à rallumer les moteurs s’ils se sont coupés.

  11. Le problème de vouloir aller trop haut se pose avec tous les avions : quand on dépasse les limites de sa machine, on peut rencontrer :
    – soit un décrochage des ailes en survitesse ou en sousvitesse, d’où une perte de contrôle (le bout des ailes ou une aile peut décrocher avant le reste),
    – soit une extinction des moteurs, ce qui entraîne des problèmes thermiques : le moteur qui s’arrête dans le ciel refroidit bizarrement, ce qui peut gripper les axes de rotation, « core lock » ! Alors tu peux toujours demander un redémarrage, c’est coincé ! Voir par exemple cette description d’accident http://www.securiteaerienne.com/node/171

    Dans les deux cas, on redescend toujours si on est resté en dessous de la vitesse de satellisation déjà évoquée ici ! Le problème, c’est récupérer la machine et faire arriver ses occupants en bon état…

    Bon, c’est complètement hors sujet, car la station spatiale ne vole pas, c’est un énorme satellite de plus de cent tonnes.

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