Le parti pirate suédois propose l’immunité à Wikileaks

Après avoir proposé son aide pour lutter contre les pressions du gouvernement américain en juillet, le Parti Pirate Suédois a récemment signé un accord avec Wikileaks.

Aux termes de cet accord, si le parti obtient un siège au parlement suédois en septembre, il sera légalement impossible de leur couper la chique.

Dans le cadre de l’accord, signé par Julian Assange pour Wikileak et par Rick Falkvinge pour le Pirat Partiet, le Parti Pirate hébergera les nouveaux serveurs de Wikileaks, fournissant gracieusement matériel et bande passante « dans le cadre de leur mission politique ».

Rick Falkvinge estime en effet que « la contribution de Wikileaks est extrêmement importante pour le monde entier. Nous voulons contribuer à tout effort qui augmenterait la transparence et qui aide à surveiller les puissants.

Mais pour obtenir cette immunité, il faut que le parti remporte un siège aux élections législatives qui ont lieu le 19 septembre prochain. [El Mundo (in Spanish) et AFP]

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Dernières Questions sur UberGizmo Help
  1. On croise les doigts…
    C’est vrai que les motivations profondes de la fine équipe de PirateBay restent obscures à long terme, mais juste parce qu’il sont le grain de sable dans le rouage des majors, du copyright rentier, de l’establishment et de la nomenclatura qui essaye de s’imposer politiquement (Denis Olivenne…) après avoir transformer le web idéaliste en sale galerie marchande, j’espère qu’il obtiendrons cette place politique.
    Je trouve ça utile et purement jouissif que les badboys du web libre occupe une place dans la politique réelle, quant on sait que les ténors de la politique réelle essayent litéralement de vampiriser la vie online…

  2. mfreakz :

    je ne comprends pas ton raisonnement …
    Majors, copyright, establishment, nomenclatura … magnifique discours …

    C’est pas parce que tu paies un abonnement internet que cela te donne l’immunité !
    le piratage c’est du vol ! qu’on le veuille ou non cela reste du vol !
    alors OK ce ne sont que des données numériques non palpables mais faut pas abuser !

    je ne comprends vraiment pas comment on peut encore raisonner comme ca !

  3. @Jean Bobby

    Bonsoir,

    Ce genre de commentaire témoigne clairement d’un manque d’ouverture d’esprit et d’une résistance aux changements apportés par les possibilités de communication offertes par internet.

    Je ne pense pas que le « piratage », le « téléchargement » ou autre nuise réellement aux artistes, au contraire, cela leur permet même d’atteindre un public beaucoup plus large. La hausse des revenus de l’industrie cinématographique d’année en année en est un bon signe.

    Si vous avez quelques minutes devant vous, je vous suggère de lire cet article un peu long, je l’admets, mais tout de même fort intéressant : Le téléchargement en question

  4. Ouverture d’esprit ou non, il a raison quand il dit que le piratage, c’est du vol. Bon, non, plus exactement c’est de la contrefaçon. Ensuite effectivement les majors adoptent une attitude très déplacée, et hadopi est un désastre. Proposer des solutions légales etc, je suis pour. Par contre faudrait peut être arrêter de se fabriquer une conscience quand on telecharge.

  5. @Gregoire.

    Deja, ce n’est pas de la contrefacon, vu que rien n’est refait.
    Cela dit, et depuis longtemps, les artistes/prod/… se font plus de sous lors des tournees qu’a la vente des disques.

    Au contraire, cela donne meme une certaine promotion, etant donne que personne n’achetera jamais autant qu’il ne telecharge.

    Pour l’univers du cinema, les rentrees d’argent se font aussi le plus en salle a la sortie des films, et rare sont ceux qui ont vraiment le courage de regarder du streaming ou autre ne qualite CAM.

    Enfin, pour les editeurs de softs c’est plus complique, mais bon, quand on voit le marche florissant que c’est (grace au multigaming entre autres), on a pas trop a les plaindre.
    D’ailleurs, personnellement, chaque fois que j’ai telecharge un jeu et que ce dernier m ‘a plu offline, je fais un tour directement a la FNAC. (+80% des jeux testes).

    Apres les gouts et les couleurs ne se discutent pas, tout comme les affinitees politique, et ayant une pensee plutot a gauche, j’estime que la culture est un droit voir meme un devoir, et ce sous toutes ses formes, et je cautionne sans reserve le telechargement tel qu’il soit, avec encore moins de « remords » quand l’artiste gagne bien sa vie.

    Par contre, un petit groupe, une petite boite de dev, ou un jeune cineaste, j’acheterais toujours ce que j’aurais telecharge pour les soutenir.

  6. @Bobby : Il faudrait peut-être que tu sortes un peu de tes certitudes et de ton ton péremptoire.
    Il y a la définition légale du vol (ou de la contrefaçon) et la compréhension que la société se fait d’un acte.

    La copie n’est pas arrivée en une nuit.

    Il y a d’abord eu la reproduction « physique » des supports (photocopies, recopies, cassettes audio, photographie etc). A ce moment là, personne ne criait trop au loup : on arrivait encore facilement à distinguer la copie de l’original, et on pouvait donc continuer à se la raconter « moi je possède un original de Picassiette ».

    Puis est arrivée l’œuvre essentiellement immatérielle et les moyens de copie numérique.
    Là, tout à coup, on nous a pondu à la va vite des lois et des règlements restreignant les libertés individuelles.
    C’est ces lois et ces règlements qui sont « conjoncturels ». Voyagez dans le temps et demandez à quelqu’un du 19ième siècle si mettre des gens en prison pour avoir mis gratuitement une œuvre à disposition du public ou l’avoir recopiée est légitime.
    On vous répondra surement que la plu-value artistique doit être ailleurs et que la rétribution de l’auteur doit être liée à cette plu-value (et non pas à cette arnaque mentale du « manque à gagner »).

    La copie est devenue interdite le jour où l’art est devenu exclusivement un business.

    Autre exemple : Les brevets. Si demain on me donne le droit de breveter le mot « bonjour ». Tu me donneras de l’argent pour l’utiliser ? (si oui, c’est que t’es vraiment un mouton).
    La brevetabilité n’est pas la même d’un pays à l’autre. Ce qui est brevetable ici, ne l’est pas là. Partant de là, je pense que personne n’est fondé à brûler vif un contrevenant confronté à un brevet stupide que certaines sociétés passent leur temps à déposer « pour voir si » en face, on va oser les enfreindre parce qu’ils sont indéfendables (et tout le monde devrait regarder ses convictions avec recul).

    La société est comme on la fait. Si les gens ne veulent pas des restriction à la copie numérique à but non lucratif, ils ont le moyen de l’imposer.

  7. Si tu étais né dans un pays où la copie numérique est un « droit de l’homme » je ne crois pas que tu en souffrirais. Tout le monde le saurait à la naissance, et personne ne ferait le business des CD-audio à 18 euros remplis de samples bontempi.
    Les places de ciné couteraient le prix du confort de vision en salle, on payerait pour un service d’ordre réellement capable de virer les zigottos qui ne savent pas se taire dans ce genre d’endroit.
    La protection du marché des places de cinéma a complètement anéantit toute innovation dans le domaine.
    Si les films en 3D (qu’on ne peut pas voir chez soi en ce moment) n’étaient pas là pour nous prouver qu’une plu-value de diffusion peut générer des déplacement massifs vers les salles de cinéma, on nous dirait encore que c’est la copie qui tue le cinéma et la création artistique.
    Qu’on autorise la copie et on verra comment l’innovation reprendra le dessus en salle. On verra peut-être même de nouvelles œuvres, de nouveaux formats, combinant une certaine interactivité (qu’on ne peut avoir qu’au théâtre actuellement) avec l’œuvre « brute ».

    Non, la copie ne tue pas plus le livre qu’elle ne tue le cinéma. Elle tue un certain business qui n’a qu’une intention : nous priver de nos libertés pour mieux nous les revendre par petits morceaux.
    Je n’ai jamais vu personne faire l’impasse sur un concert parce que « une vidéo allait peut-être sortir » …

    Le cinéma n’a pas bougé d’un iota depuis l’arrivée de la couleur et du son. Il a fallu la menace de la copie pour que la 3D émerge réellement. Combien d’innovations avons nous freiné en « protégeant » aussi mal le cinéma de papa ?
    Vous préférez quoi ? Un monde où il faut payer pour avoir accès au savoir ou une page de recherche google qui répond à toutes vos questions si vous vous donnez la peine ?
    Et bien c’est pareil pour l’art : l’art ne devrait pas se restreindre à certains lieux, à certains moyens. On doit pouvoir accéder à l’art librement. Et il faut en parallèle réinventer un spectacle cinématographique pour qu’un marché naturel et réel émerge sur les cendres de nos complexes multi-cinémas hantés de blockbusters.

  8. Même coup de gueule pour la protection des « marques ».

    Si on peut comprendre qu’il est légitime qu’un consommateur puisse avoir le droit de savoir qui a fabriqué son T-shirt, et qu’un fabriquant puisse en définitive faire savoir aux consommateurs que c’est bien lui qui a fabriqué un produit (protection des marques) je trouve complètement abusive la tendance actuelle qui vise à afficher les logos de marques sur les produits, et donc, à protéger des MODELES sous l’apparence d’une protection de marque.

    Certes, je suis moins militant sur ce point (protection du consommateur par rapport au branding utilisé de façon abusive) parce que je trouve que les gens qui attachent de l’importance aux marques au point d’acheter de la contrefaçon (pour « paraitre ») sont eux-même à l’origine de tous leurs maux. Mais ça ne m’empêche pas de penser qu’une marque qui fait son business sur son seul « logo » ne mérite pas que je la défende.

    Si un confectionneur asiatique vendait des vêtements estampillés d’une grande marque (de façon ostentatoire) tout en indiquant sur une étiquette cachés qu’il s’agit d’une copie visant à tourner en dérision le branding outrancier, je serai le premier à faire acte de contre-bande.

  9. Tiens, j’ai déclenché un mini débat autour du thème « Piratage pour ou contre » en essayant de parler d’autre chose…
    Je croyais que l’article parlé de l’intervention de PirateBay en soutient à Wikileaks…
    Ca ressemble à une question plus large que le piratage ça non ?
    On pourrai même se poser des question politique avec un sujet pareil non ?

    Alors un grand merci à jean Bobby, qui avec un volontarisme retardataire, devait chercher partout sur le net un moyen de s’exprimer sur le piratage, ça c’est fait… C’est bien, c’est original, et en plus tu as un grand sens moral. Un sens moral tellement développé qu’en se basant sur ma prose un peu « gaucho-libertaire » certes, tu en as déduit tout simplement que j’étais un voleur.
    Voilà, un voleur… pouf pouf comme ça, tiens, toi tu es un voleur et lui c’est un gentil… pouf pouf…
    Voilà, c’est moi jean Bobby, je distribue les bons points…
    Pourquoi ? Parce que j’ai un grand sens moral moi messieurs…

    J’ai pas cautionné le piratage en particulier, j’ai applaudit « le grain de sable dans le rouage » évoquant mon mépris pour un système, selon moi, totalement biaisé et malhonnête.

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