William C. Patrick III : le scientifique mortel n’est plus

William C. Patrick III, notamment créateur de la souche d’Anthrax de type Ames n'est plus. Pour mémoire au "crédit" de ce chercheur expert ès armes biologiques et bactériologiques, on lui attribue donc la paternité de cette souche spécifique laquelle fut notamment utilisée, dit-on, lors des attaques à l'anthrax post 11 septembre 2001, des attaques qui auraient été menées volontairement par l’armée et l’administration américaine. On lui attribue également la paternité, partielle ou totale, de bactéries pouvant générer épidémies et infections comme l'agent de la fièvre Q, alias coxiella burneti, se traduisant par des paralysies, fortes fièvres ou étouffements. On vous passe le reste des autres menues douceurs sorties de son cerveau durant toute sa carrière pour le compte du gouvernement US.

C’est qu’il était un peu spécial ce cher (sic) William C. Patrick III. On rapporte par exemple que sur sa carte de visite, outre la présence d’une grande faucheuse, on pouvait découvrir une tête de mort. De quoi poser le personnage aussi grand chercheur fut il durant toute sa vie. Après a-t-il cherché (et trouvé..) dans le bon sens ? Autre question même s’il était avant tout un exécutant d’ordres venant de tout en haut.

« Je suis davantage partisan de la guerre biologique comme  moyen plus humain de faire la guerre. C’est mieux que la  bombe atomique et la guerre chimique. Nous pouvons frapper moins de 1 % de la population et voir les gens visés mourir.  Et puis, nous ne touchons pas aux installations et infrastructures. Lorsque vous bombardez un pays, non seulement vous tuer des gens, mais vous détruisez les installations comme celles touchant à l’eau et l’électricité« , déclarait  (dans un élan de pseudo commisération ?!)  William C. Patrick III au cours d’une interview. Un moyen plus humain de faire la guerre : oxymore ? De toute façon, une guerre propre qu’elle soit bactériologique, biologique, nucléaire ou autre…

Après avoir créé toutes sortes d’armes biologiques et bactériologiques de ce genre, il recentra ses recherches sur des solutions de protection contre des attaques du même venin. Il travailla même aux côtés du FBI lors des enquêtes menées sur les attaques à l’anthrax post 11 septembre… Soit donc sur un bébé qu’il aurait engendré. William C. Patrick III est décédé la semaine dernière. Non pas d’une attaque à l’anthrax, ni d’un empoisonnement avec une bactérie mortelle ou même contaminé par l’un de ses virus. Non rongé par un cancer. « Qu’on se rassure » : d’autres savants ont depuis longtemps pris le relais. Sinon, plus belle la vie c’est sur France 3 tous les soirs.

[gizmodo]

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