Non il ne s’agit pas d’un objet de torture

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"Les grandes œuvres d'art  ne sont grandes que parce qu'elles sont accessibles et compréhensibles à tous" (Léon Tolstoï). Alors en découvrant la pièce qui illustre ce billet, je me demande s'il s'agit d'une grande œuvre d'art. De l'art de déchiffrer les subtilités de l'art contemporain...

Franchement, chacun jugera de cette pièce artistique mais au premier coup d’œil on pencherait volontiers plus vers une simili camisole ou un masque qu’un tortionnaire de Guantanamo ne renierait pas dans son arsenal répressif…

A la base de ce surprenant masque, on retrouve le créateur Mattia Casalegno qui l’a baptisé « The Open ». L’ouverture ? Ah. Subtil. Précisons que selon l’artiste, ce masque entend aussi interpréter la philosophie de Gilles Deleuze. Les spécialistes devraient donc dénicher là-dessous ce que cela représente.

Et là pour en revenir à ce masque, on apprend que derrière le semblant de grille on trouve un patch imposant à celui qui le porte la respiration d’herbe fraîche. Et ceci tout en écoutant votre propre souffle dans le casque…

De l’art contemporain dans toute sa splendeur (qui ne demande donc peut-être pas d’explications sur sa forme comme sur le fond). Génial pour les uns. Incompréhensible pour d’autres. Ou plus simplement inqualifiable. Oui… Les plus calés en art parmi les lecteurs de Giz éclaireront nos lanternes. La mienne par exemple.

[Mattia Casalegno via BoingBoing]

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Dernières Questions sur UberGizmo Help
  1. Perso j’aime beaucoup; l’oeuvre contemporaine n’a parfois pas de sens(vision absurde); mais celle-ci à le mérite d’interroger le spectateur(dans la lignée Duchamps pour ne citer que lui).

    Je vois cette oeuvre comme une question: « Est-ce notre nature? »

    Plutôt que de chercher un sens universel, cherchez celui que vous lui donnez, sans prise de tête.

    Petite note à la rédac’:
    Je suis en fac spé art contemporain et j’apprécie beaucoup certains concepts que vous présentez ponctuellement(genre Julien Berthier et son « Mouvement perpetuel » ou Wim Delvoyes et ses tatouages sur porcs vivants).

    Merci à vous, vous êtes ouverts, et c’est ça qui compte :)

    Séb

  2. Personnellement je pense que cette pièce permet surtout de remettre en question notre rapport à la nature dans le sens ou dans notre société (en tout cas occidental) la nature est souvent mise de coté, repoussée et cette œuvre met le spectateur au cœur de la nature (l’herbe) et de sa nature (avec le souffle). De plus, le fait que cela soit un masque et qu’il vous rappelle un objet de torture est probablement voulu pour exacerber le message. En gros l’artiste veut probablement nous ouvrir les yeux (même s’il s’agit plus ici du nez et des oreilles).
    N’oubliez pas la nature ou on vous torturera avec…
    Ou enfin, on peut le voir comme un message post-apocalyptique ou la nature n’existe plus ou très peu et le seul moyen de jouir encore un peu de bouffée d’air frais est de mettre ce masque, un peu comme dans le clip de Mickey 3D, Repsire mais en version pocket!!

    voilà pour moi.

  3. Je pense comme MarcO, c’est une façon d’imposer un retour à des éléments naturels essentiels, l’herbe, sa propre respriation… Le tout de façon violente, comme une sorte de dictature du naturel…
    Après l’art contemporain est rarement très complexe, et faut pas chercher plus loin sans doute. C’est pas non plus l’oeuvre du siècle (à mon sens), le message est vu et revu, et l’installation assez basique (on a vu des finitions plus soignées dans le genre).
    Séb, faut arrêter de citer duchamp dès qu’on parle d’art contemporain, c’était il y a longtemps, et ça commence à devenir réducteur d’entendre parler de lui tout le temps.

  4. Ah oui, le retour à la nature et aux fondamentaux quitte à le faire de façon violente et pas nécessairement humaine…
    C’est pas faux, copyright Kaamelott…

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