Après s’être fait virer du cloud d’Amazon, Wikileaks trouve refuge en France

Pendant que le fondateur du site spécialisé dans la fuite organisée se fait traquer par Interpol, la modeste équipe du site gère comme elle peut le flot de trafic.

Après avoir du changer d’hébergeur un certain nombre de fois, le site avait trouvé refuge cette semaine dans le cloud d’Amazon.

Un pied de nez aux diplomates américains qui n’a pas duré puisque l’entreprise a prié son client gênant de bien vouloir bouter hors de ses serveurs.

Selon diverses sources, ce serait d’éminents membres du sénat américain qui auraient gentiment demandé à Amazon de prendre les mesures qui s’imposaient pour mettre des bâtons dans la disponibilité de Wikileaks.

En plus d’être recherché et lâché par ses potes, Julian Assange est désormais déconnecté. Enfin, ce n’était que temporaire.

Car Wikileaks a désormais trouvé un nouvel hébergeur. Il est situé en France, dans cette bonne vieille ville de Roubaix.

Oui, vous ne rêvez pas : si vous faites un traceroute sur « wikileaks.org », vous pourrez constater que c’est une machine de notre fleuron national de l’hébergement, OVH, qui sert désormais le site controversé.

D’après nos constatations, elle serait en répartition de charge (load balancing) avec une autre infrastructure, située en Suède.

Combien de temps le prestataire pourra-t-il supporter l’hébergement du serveur et les DDoS qui vont avec ?

Le temps que les pressions politiques prennent le dessus sur l’expression « liberté, égalité, fraternité » de notre belle présipauté.

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