La menaçante réaction des gouvernements à Wikileaks

Wikileaks Julian Assanger ils tirent sur le messager

Les gouvernements présentent le fondateur de Wikileaks comme un dangereux irresponsable qu’il faut empêcher de nuire, et tentent par tous les moyens de museler Julian Assange et son site internet.

Mais Wikileaks mérite le respect et le soutien de tous ceux qui font passer le respect de la vie privée individuelle avant celle des gouvernements.

Pas besoin d’approuver l’action de Wikileaks et la démarche de Julian Assange pour comprendre le contre-pouvoir qu’ils représentent aux instruments high-tech aujourd’hui employés par les états. Le pavé dans la marre que représentent aujourd’hui les révélations de Wikileaks pose la question de la transparence de l’information par rapport aux actions gouvernementales.

Contrairement à ce que certains essaient de nous faire croire, le problème n’est pas tant le contenu des fuites que le risque que ce nouveau type de contre-pouvoir fait peser sur des gouvernements pour lesquels le secret et la dissimulation sont devenus des secondes natures. En fait les révélations de Wikileaks sont plus distrayantes que réellement fracassantes.

Le Secrétaire américain de la Défense Robert Gates, qui est tout sauf un admirateur de Wikileaks, a déclaré que l’impact réel des informations révélées par Wikileaks étaient négligeable en termes de sécurité et de dégâts diplomatiques. Il explique en outre que les pays commercent avec les Etats-Unis sur la base de leurs intérêts personnels et non pas sur celle d’ideaux. Sachant que Robert Gates est un expert du renseignement spécialisé dans les affaires de défense nationale, on peut supposer qu’il parle en connaissance de cause. Ceci étant, les révélations de Wikileaks sont fascinantes pour le grand public, peu versé dans les secrets d’alcoves et les dessous des tractations diplomatiques quotidiennes qui rythment la vie des échanges entre les pays.

La véritable question est celle d’un juste équilibre entre l’information du public et la sécurité nationale. Suite aux attaques du 11 septembre 2001, les Etats-Unis et de nombreux pays occidentaux ont considérablement renforcé les dispositifs sécuritaires au nom de la lutte contre le terrorisme. Si ces actions étaient bien sur nécessaires et la menace bien réelle, elles ont également donné aux apôtres du tout sécuritaire la possibilité de peser dans les choix politiques et une grande liberté d’action pour déployer de manière parfois opaque des mesures et des instruments de surveillance tous azimuts.

L’histoire a déjà montré à de nombreux reprises que le « secret défense » ou la « raison d’Etat » pouvaient avoir bon dos. De nombreux pays dont la France se sont à plusieurs reprises réfugiées derrière ces arguments pour couvrir des démarches en réalité bien éloignées des motifs avancés.

La virulente réaction des gouvernements est proprement effrayante. L’arrestation de Julian Assange par les autorités britanniques semblait inévitable tant le gouvernement américain était manifestement désireux de mettre la main sur le fondateur de Wikileaks. Mais contrairement à ce qu’ils avaient espéré, cela n’a strictement rien changé au flot de révélations publiées jour après jour par Wikileaks.

En revanche il est effrayant de constater avec quelle facilité les gouvernements, américain en tête mais pas seulement, ont pu faire pression sur Amazon, les sociétés de cartes de crédit, Paypal, ou encore les banques suisses pour tenter de neutraliser Wikileaks. Les uns et les autres se sont réfugiés derrière des raisons techniques (surcharge de serveurs pour les uns, fausse adresse du titulaire du compte pour les autres) pour sauver la face après avoir cédé aux pressions étatiques. Les gouvernements menant cette chasse aux sorcières sont en train de découvrir ce qu’on appelle l’effet Streisand: plus ils tentent de museler Wikileaks, plus les hacktivistes et les simples citoyens épris de liberté et de libre circulation de l’information apportent un soutien financier, technique ou logistique à Wikileaks.

A la lumière de cette affaire technologico-politico-sociétale, il semble donc urgent aujourd’hui de redéfinir un équilibre entre liberté de l’information et nécessité du secret pour conduire certaines affaires d’état. Mais les gouvernements fonctionnent pour la plupart avec des schémas du siècle dernier qui s’accommodent mal du pouvoir réel que constitue aujourd’hui un internet échappant à toutes leurs velléités de contrôle ou de censure.

Dernières Questions sur UberGizmo Help
  1. L’article est sans interet. Beaucoup de blabla pour ne rien dire au final.
    L’analyse (si on peut appeler ca comme ca) n’est pas assez poussée et n’apporte rien.

    Arretez de vous penser capables d’analyser tout evenement ayant rapport avec l’informatique. Car cet article prouve que ce n’est pas le cas.

  2. Hello,

    Pour information c’est pas une banque suisse qui a été victime.

    Mais la poste Suisse, dans laquelle on peut ouvrir un compte dit:<>.

    Il y a une différence.

    Vérifier vos sources avant !!! Google et son puissant algorithme est votre ami !!!

    Si Wikileaks balançait des infos sans se renseigné au paravant personnes n’aurais aussi peur d’eux actuellement. Si vous vous a être un blog sérieux faites votre bouleaux correctement !!

  3. Personnellement je trouve que cet article synthétise bien la situation. En France les medias sont trop engagés. On est pas au niveau de l’information americaine qui est censuré mais chez nous, les journalistes ne peuvent pas s’empêcher de donner leur avis. C’est bien, C’est mal… oui mais surtout quelles sont les retombées? Qui sera pénalisé? a quel degrés? Il est vrai que les gouvernement sont plus embarrassé que attaqué par les revelations wikileaks. Les grand public est juste fasciné par le « secret » dévoilé. Ce qui me choque le plus c’est que Julian Assange est recherché pour une affaire de pedophilie qui date de plusieurs année et qu’interpole ne se reveil que en ce moment (un heureux hasard?)

  4. Je suis le premier à vous critiquez mais là je vous dit merci.

    J’ai pris le temps de tout lire et contrairement à ce que penses flo, je trouve ça très bien qu’il n’y ai pas plus d’analyse que ça. Vous donnez les faits et c’est tout, l’analyse c’est à nous de la faire et c’est subjectif, ça change du pré-maché qu’on nous sert au quotidien.

    C’est pour ce genre d’article neutre que j’aime vous lire malheureusement ils se font rare…

  5. Je trouve cet article particulièrement bien ficelé pour ma part. Il soulève les bonnes questions qui méritent bien entendu d’être approfondies mais le but n’étant pas de faire un blog consacré à wikileaks à vous de chercher des compléments d’informations si vous n’en avez pas assez.

  6. Très bon article…
    Nous allons tout droit vers un internet contrôlé et politiquement correct, accessible à tous et, heureusement, vers un internet-résistant qui va en faire voir de toutes les couleurs aux gouvernements…

  7. Thanks for helping me to achieve new concepts about personal computers. I also have the belief that one of the best ways to help keep your laptop computer in leading condition is a hard plastic-type case, or maybe shell, that will fit over the top of your computer. A lot of these protective gear usually are model targeted since they are manufactured to fit perfectly over the natural outer shell. You can buy these directly from the vendor, or from third party sources if they are designed for your laptop computer, however not every laptop will have a covering on the market. Again, thanks for your recommendations.

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