[Test] RAZER Onza Tournament Edition

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RAZER est une marque bien connue et ancrée dans la conscience des joueurs PC depuis quelques années déjà. Le fabricant visant principalement le milieu des Gamers , ses produits sont annoncés comme hautement performants et proposent tous des designs agressifs.

Bien décidé à s’implanter sur le marché des joueurs sur Console, c’est la Xbox 360 qui a accueilli il y a quelque temps maintenant le tout premier dispositif de la marque : le casque Chimaera ( ainsi que sa version 5.1), et c’est au tour de la manette de la console de Microsoft de se voir traduite dans une version hautes performances sauce Razer .Avant de s’atteler au test, il est nécessaire de préciser que la manette de jeu Onza est disponible en 2 versions, la version simple qui propose un revêtement de surface simple et aucun rétroéclairage, et la version estampillée  » Tournament Edition » qui propose ces fonctions :

Spécificités de la manette :

  • 2 sticks analogiques à résistance ajustable
  • 2 boutons multifonction – (Multi-Function Buttons [MFB])
  • 4 boutons d’action Hyperesponse
  • Bouton multidirectionnel de précision
  • Surface texturée offrant une prise ferme
  • Connecteur USB à dégagement rapide
  • Câble léger d’une longueur de 4.57 m
  • Dimensions approximatives (en mm) : 109(L) x 154(l) x 60,5(h)

Comme le rappelle bien la liste des données techniques, nous sommes bel et bien en présence d’une manette filaire, compatible Xbox 360, mais aussi PC sans aucun driver ni adaptateur.

Présentation du pack

Fidèle aux couleurs de la marque, l’emballage arbore fièrement la manette noire en contraste avec un fond vert fluo. Les quelques textures brillantes et autres effets holographiques rappellent que nous avons ici affaire à un produit à la fois haut de gamme et orienté hardcore Gamer.

Le contenu de la boite est sommaire : la manette et son énorme câble ainsi qu’une pochette contenant des autocollants, une notice rapide et simple ainsi qu’une carte de garantie.

Les informations sur la boite ainsi que la notice est en Anglais, la version française se limitant à une traduction rapide de quelques fonctions de base, ceci étant les schémas sont simplifiés au maximum et permettent de comprendre l’ensemble des fonctions de la manette sans lire aucune ligne de texte.

Les  » Plus  » de la ONZA

Lorsque l’on évoque RAZER dans le milieu PC, on pense principalement aux souris et claviers. Si les performances dans certains types de jeux dépendent grandement de la précision d’une souris, il est concevable qu’en augmentant la définition des capteurs ou la sensibilité, en ajoutant quelques touches programmables, le joueur puisse gagner en capacités.

Pour ce qui est du monde de la console, il parait difficile d’apporter énormément de précision à un pad qui par définition n’est pas voué à des actions dignes d’un horloger, pourtant RAZER compte bien apporter un lot d’améliorations à la manette de la console de Microsoft, et étrangement, les petits plus ne sont pas forcément ceux auxquels on peut penser en premier lieu.

La ONZA se présente comme une manette plus confortable, paramétrable et pratique, et c’est d’autant plus profitable qu’une manette uniquement orientée sur le temps de réponse.

Nous allons donc reprendre l’ensemble des spécificités annoncées par le constructeur.

– RAZER annonce un revêtement texturé offrant une bonne prise en main.  Une annonce qui nous laisse un peu perplexes, tant le revêtement parait banal. Ni trop poreux, ni lisse, il n’est pas caoutchouteux pour autant, la forme de la manette légèrement retaillée par rapport à celle de Microsoft offre une prise en main un peu plus ferme, rien de révolutionnaire ici pour autant.

– La Onza propose 2 sticks analogiques ajustables en résistance. Plus hauts que ceux du pad d’origine, ils proposent une molette à tourner dans le sens horaire ou antihoraire pour rendre leur utilisation plus ou moins souple.

Cette option est intéressante à la fois suivant les jeux et surtout pour ceux qui trouvent les joysticks d’origine trop souples. Le fait d’avoir des joysticks plus fermes ( l’ajustement permet d’avoir un joystick vraiment très dur) permet indéniablement de gagner en précision, qu’il s’agisse de déplacement ou de la gestion d’un angle de caméra.

– RAZER a opté pour des boutons ABXY rétroéclairés plus courts que sur la manette de Microsoft, en outre ils sont qualifiés de boutons  » Hyperesponse », comprenez que vous n’aurez pas à enfoncer ceux-ci pour entrainer une action en jeu, un simple effleurement entraine un clic et permet donc une action extrêmement rapide. Un bon point ici tant la réactivité est au rendez-vous.

– Les gâchettes ont été allongées et proposent une amplitude également revue à la hausse. En découle un gain significatif en terme de gestion de la pression exercée, plutôt pratique dans les jeux de course.

– Le Pad directionnel a été  » Corrigé « , c’est l’un des points faibles de la manette Microsoft puisqu’il est systématiquement décalé par rapport au reste de la manette et ne permet pas forcément un contrôle de précision. Sur la Onza, le Pad offre 4 boutons bien distincts, un pour chaque direction… Fini donc le Haut-Droite à la place du Droite, ici tout est clair.

– 2 boutons supérieurs sont programmables. Par programmables, il faut comprendre que ceux-ci permettent de disposer d’une touche en double sur la manette. Situés à la place des boutons LB et RB ils sont paramétrables directement depuis l’arrière de la manette.

– Petit plus côté confort : le câble USB qui présente un revêtement en fibre textile propose un système détachable permettant de laisser la prise USB connectée à la console, son branchement est alors plus facile surtout sur si l’on ne veut pas casser la silhouette de sa Xbox 360 S et utiliser les ports USB situés à l’arrière.

– Non mentionné dans les spécificités techniques, la manette propose une prise Jack 2.5 pour y brancher un micro-casque ( le RAZER CHIMAERA est compatible )

Le Design général de la manette reste proche de celui de la manette de base, la prise en main est légèrement plus ferme sur la Onza, et en dehors des boutons programmables, seuls les boutons Select et Start placés sur la partie basse de la coque nous rappellent que nous ne sommes en face d’une production extérieure à Microsoft.

Impressions en jeu / Expérience utilisateur

J’ai comparé cette manette proposée par RAZER principalement en fonction de la manette sans fil vendue par Microsoft, et dans de nombreux points, la ONZA s’est montrée plus réactive, et plus confortable.

La manette n’est néanmoins pas parfaite et souffre de quelques défauts.

Au niveau des sticks analogiques, le réglage de la dureté est un pur régal. Très souples en configuration initiale, ils deviennent vraiment durs en configuration la plus serrée. Leur hauteur plus élevée donne également l’impression d’avoir un peu plus de contrôle sur les actions en jeu. Dans tous les cas, il est agréable d’avoir un stick plus dur dans des jeux de course automobile ou dans des FPS dans des phases de précision.

Testé avec Need For Speed Shift 2, la vue cockpit ET la vue casque deviennent réellement praticables avec des joysticks plus durs, les mouvements de volants se font moins brusques, le déplacement de la caméra aussi et l’on profite pleinement de la vision des rétroviseurs sans avoir le tournis du à un mouvement trop rapide.

Évidemment, ce petit plus ne remplacera pas forcément les kits de volants + pédaliers, mais elle offre une alternative moins couteuse et de bonne qualité, à mi-chemin entre la manette de base et les meilleurs volants donc.

Pour ce qui est des boutons Hyperesponse, le retour à la manette normale est sans appel, ils se rendent rapidement indispensables… On se demande d’ailleurs comment Microsoft a pu opter pour des boutons aussi  » lâches » alors qu’ils ne proposent pas différents points de pression .  La réactivité est impressionnante, et le clic a un effet psychologique rassurant. En outre du fait qu’ils offrent moins de profondeur, ils seront également moins sujets au phénomène de  » bouton qui raccroche », vous savez, la fameuse manette dont les boutons ne reviennent jamais en place, ou du moins pas avant quelques micros secondes le temps de faire apparaitre le fatidique  » Game Over  » sur l’écran…

A ce titre, c’est le Pad directionnel qui souffre justement de ce défaut. Bien pensé, mais avec des touches trop profondes, elles ont quelque peu de mal à revenir en place. Finitions imparfaites ou ressorts trop mous, le résultat est sans appel : le Pad est moins agréable que celui d’origine, qui n’est pourtant comme évoqué plus haut pas le point fort de la manette de Microsoft.

Les 2 gâchettes se révèlent précises et offrent un surplus d’amplitude idéal pour mieux gérer les gaz dans les jeux de course ou de simulations. C’est sur PC via le module de test des contrôleurs de jeux que l’on peut le plus facilement valider cet effet. En effet il est tout à fait possible de maintenir un certain pourcentage de gaz de façon stable, et ce bien plus facilement qu’avec la manette fournie par Microsoft.

Les boutons programmables sont par contre un plus à double tranchant.

Leur configuration est aisée, il suffit d’appuyer sur le bouton correspondant au dos de la manette puis d’appuyer simultanément sur la commande que l’on souhaite attribuer. Il est néanmoins impossible d’attribuer une combinaison de touches ou plusieurs touches simultanées.

Problème se pose lorsque l’on regarde le placement de ces touches paramétrables puisqu’elles se situent au niveau des touches LB et RB. Les touches LB et RB se retrouvent donc entre les touches programmables et les gâchettes, sous une forme assez réduite. Vous aurez donc vite fait de vous tromper de touche, d’une part du fait de l’habitude, et d’autre part du fait du manque de place.

Après quelques heures de jeu, le positionnement commence à se rendre plus naturel, mais reste tout de même délicat. Dans l’absolu, ces touches permettent principalement de doubler la touche Select ou Start pas forcément accessible sur la manette de base( encore moins ici), et bien utile dans certains FPS ( comme Call of Duty ).

Le placement des touches Select et Start lui aussi modifié ne propose pas de réel intérêt, il est même rendu plus compliqué du fait qu’il faut  » enjamber » le stick analogique droit pour y accéder. Un choix pas franchement compréhensible, mais qui est heureusement compensé par la présence des touches programmables.

Conclusion

Parti avec un fort apriori sur une manette de console orientée Gamer, j’ai progressivement changé d’avis avec cette RAZER Onza Tournament Edition. Pas franchement intéressé par les hautes performances, c’est surtout les petits plus qui la rendent beaucoup plus pratique et paramétrable qui m’auront séduit.

Les sticks réglables, les boutons plus réactifs et les gâchettes sont de réels bons points, le pad directionnel est peut-être à revoir ( mais finalement pas forcément pire que la version originale ), la gestion des touches nécessite également un temps d’adaptation, mais une fois lancé, la manette se révèle être très agréable.

La longueur du câble est appréciable, tout comme le module détachable même si je dispose d’une Xbox 360 première génération proposant les prises en façade ( dont l’accès reste somme toute délicat)

La finition comme souvent chez RAZER est parfaite  même si j’aurais aimé voir le bouton central comme sur l’originale : gravé en 3D plutôt qu’un simple autocollant imprimé reprenant le logo de la console.

Concernant les prix, la version ONZA simple est affichée à 39.90€ ( sans rétro éclairage ni texture spécifique ), et la version testée ONZA Tournament Edition est affichée à 49.90€. C’est donc 10 et 20 € de plus en moyenne qu’une manette originale vendue par Microsoft.

En prenant compte que la Onza est compatible PC et que son câble de 4.5 mètres est largement suffisant pour la plupart des configurations, elle reste moins chère que l’achat d’une manette Microsoft sans fil à laquelle il faut ajouter un kit de rechargement et un adaptateur PC.

En outre, la ONZA se révèle également être un choix judicieux pour les utilisateurs PC, d’autant plus que la plupart des jeux reconnaitront automatiquement la configuration de ses touches directement, et ce sans aucun réglage. [ RAZER , Merci David !]

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Dernières Questions sur UberGizmo Help
    1. En fait la programmation est limitée , on ne peut que  » doubler » une touche .

      En gros on peut avoir au niveau du bouton programmable l’équivalent de chacune des autres touches de la manette hors joystick et gachette.

      « Leur configuration est aisée, il suffit d’appuyer sur le bouton correspondant au dos de la manette puis d’appuyer simultanément sur la commande que l’on souhaite attribuer. Il est néanmoins impossible d’attribuer une combinaison de touches ou plusieurs touches simultanées. »

      Pour le prix:

      « Concernant les prix, la version ONZA simple est affichée à 39.90€ ( sans rétro éclairage ni texture spécifique ), et la version testée ONZA Tournament Edition est affichée à 49.90€. »

      Pour le reste : http://tinyurl.com/y9rxgeo
      xD

  1. J’ai un petit soucis avec cette manette, il semblerai que la prise casque ne fonctionne pas. Les autres joueurs ne peuvent pas m’entendre.

    D’autre personne auraient elles rencontrée le même problème?

    1. la question n’est pas récente mais moi aussi la prise casque ne fonctionne pas si tu as trouvé le probleme fait le moi savoir
      merci

  2. Le teste est limite mieux que ce que pourrait faire un pro.
    Par ailleurs j’ai fait l’acquisition de cette manette récemment et je la trouve super bien finie même si les boutons hyper réactifs peuvent poser problèmes sur certain jeux de sport (Nba 2k ou Top Spin 4 entre autre) sinon pour les FPS elle se révèle particulièrement sympathique à jouer avec. Sinon de mon côté je n’ai eu aucun problème vis à vis du fonctionnement du casque de  » série  » fourni par Microsoft.

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