Depuis combien de temps n’avez-vous pas fait de dictée ?

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A quoi peut bien servir un dictaphone en 2011? Le plus basique des téléphones portables propose aujourd'hui cette fonction d'enregistrement numérique.

Oui mais voilà: les téléphones sont des couteaux suisses, et un couteau suisse n’est pas vraiment l’outil idéal pour couper du bois ou enfoncer des clous à longueur de journée.

Les véritables dictaphones physiques ont donc encore de beaux jours devant eux pour un usage professionnel.

Quels sont leurs avantages?

Pour en avoir le coeur net, rien ne vaut le contact manuel avec l’appareil. N’écoutant que notre courage, nous avons donc pris en main un authentique dictaphone, pardon un enregistreur numérique, le Voice Tracer LFH 655 de Philips.

L’appareil est livré avec une paire d’écouteurs, un micro-cravate, un câble USB et une batterie rechargeable. Un petit guide de démarrage rapide très symbolique (au sens propre comme au figuré) accompagne le tout, le véritable manuel étant un pdf tapi dans les entrailles numériques du dictaphone.

Une dragonne (l’emplacement est prévu) et une housse de protection ou une petite sacoche de transport souple auraient été les bienvenus pour pouvoir emporter plus facilement le dictaphone avec ses accessoires, mais la présence de la batterie rechargeable est agréable et vous évitera de courir chez le marchand de journaux du coin avant de pouvoir mettre en route l’appareil comme c’est parfois malheureusement le cas.

L’enregistreur numérique Philips VT 655 est utilisable de manière parfaitement autonome, vous permettant d’enregistrer et de ré-écouter vos mémos et conversations à volonté. Pour ceux qui en douteraient encore, il n’y a plus de cassettes depuis belle lurette dans ces appareils, et ce sont 4 Go de mémoire flash qui se chargeront de mémoriser mot pour mot vos déclarations.

L’appareil est optimisé pour l’enregistrement de mémos et de conversations, et il remplit plutôt bien son office: en environnement calme, les voix restent bien audibles jusqu’à 3 mètres, ainsi que le promet la notice. Ses 4 Go lui permettent de stocker jusqu’à 44 jours de palabres sur la base d’un débit binaire à 8 kbit/s. Vous aurez perdu toute votre salive bien avant. Vous pouvez bien sur opter pour un enregistrement plus qualitatif, jusqu’à 1.411 kbit/s en stéro.

Le haut-parleur intégré vous permet de ré-écouter aussitôt vos dictées, à condition qu’il n’y ait pas trop de bruit autour: un dictaphone n’est pas un ghetto-blaster: son haut-parleur de 23 mm et 110 mW est avant tout destiné au calme d’un bureau. Au besoin, les écouteurs fournis avec l’appareil vous permettront de vous isoler partiellement du bruit ambiant.

Le petit voyant qui surmonte l’écran à cristaux liquides s’illumine en rouge lorsque vous enregistrez et en vert lorsque vous lisez (et en orange quand vous transférez des données sur ordinateur). Vous pouvez régler la sensibilité des micros aux bruits de fond et activer si nécessaire une option de « hausse dynamique du volume des passages pondérés » pour être certain de bien entendre ce que grommelait Jean-Pierre depuis le fond de la salle de réunion.

Quatre répertoires intégrés (nommés A,B, C et D) vous aideront à classer vos multiples mémos (vous avez droit à 99 fichiers audio par dossier, soit un total de 396 mémos), tandis qu’un cinquième répertoire, musical celui-là, vous permettra de temps à autre de vous détendre en écoutant un peu de musique au format mp3 ou wma.

La batterie rechargeable livrée avec le VT 655 se recharge à l’aide du câble USB qui sert également à accéder aux fichiers depuis un ordinateur, et vous pouvez le cas échéant la remplacer par une pile AAA pour vous dépanner.

S’il fonctionne en toute indépendance, le VT LFH 0655 est du genre partageur: il laisse volontiers consulter ses fichiers par un ordinateur un peu comme sur une clé USB, peu importe que l’ordinateur parle Windows, Linux ou Mac OS X.

L’accès aux entrailles numériques de l’enregistreur passe par une page web stockée localement sur l’appareil grâce à un écran de ce type:

Vous pouvez ensuite accéder aux différents types de fichier (mémos, musique) ainsi qu’au mode d’emploi de l’appareil. Ce mode d’emploi est largement plus détaillé que le guide de démarrage rapide, et vous indique pas à pas comment vous servir du dictaphone.

Il est vrai qu’à l’ère du presque tout tactile, les manipulations multi-boutons et les réglages semblables à ceux des anciennes montres à quartz semblent un peu d’un autre temps: le pad noir qui entoure le bouton d’alimentation/lecture vous permet de faire défiler et valider les différentes options proposées à chaque niveau de sous-menu. Malgré tout les quelques fonctions que vous utiliserez régulièrement (lecture, enregistrement, effacement) sont rapidement assimilées et l’usage en devient vite intuitif.

La connexion USB permet également de recharger la batterie du dictaphone sans avoir à l’extraire, ce qui s’avère très commode. Elle offre une bonne vingtaine d’heures d’autonomie avant de de voir être rechargée, mais vous pouvez aussi utiliser une pile AAA jetable pour alimenter l’enregistreur.

Ce poids-plume de 55 grammes tombe naturellement dans la main, bien aidé en cela par une extrusion ergonomique au dos de l’appareil. Il est tout à fait possible de le manipuler d’une seule main, ce qui vous permettra de vous gratter la tête pour mieux réfléchir lorsque vous dictez. Un interrupteur de verrouillage situé sur la tranche vous mettra à l’abri de toute manipulation involontaire si vous gesticulez beaucoup ou que vous êtes du genre maladroit.

Le Philips Voice Tracer LFH0655 est actuellement commercialisé aux alentours de 100€. [Philips]

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