Casque intra-auriculaire PowerBeats by Dr Dre [TEST]

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Ecouter de la musique en pratiquant son sport. C'est ce que de nombreuses personnes font puisque nous disposons de baladeurs mp3 de petite taille qui le permettent de plus en plus. Mais quand on en vient au casque, c'est beaucoup plus compliqué. Le casque intra-auriculaire PowerBeats by Dr Dre s'adresse notamment à ces personnes. Voici le test du casque PowerBeats estampillé par le basketteur NBA LeBron James.

Si vous faites du sport et que vous écoutez de la musique à cette occasion, vous savez pertinemment que trouver un ensemble qui réponde pratiquement aux exigences du sport n’est pas chose simple. Notamment lorsqu’il s’agit de courir, le casque est soumis à de nombreux chocs, à la transpiration abondante, aux UV… Il n’y a rien de plus désagréable que de partir courir et de devoir repositionner son casque toutes les minutes. Le PowerBeats remplit-il cette mission? Après l’avoir testé trois semaines avec une douzaine de séances d’entraînement variant de 45′ à 1h, voici les conclusions.
Conditions du test :
Testés durant plusieurs semaines avec plusieurs baladeurs et smartphones : iPod Shuffle (utilisé pour courir), iPhone 3GS, HTC Desire HD, iPod nano, Philipps Gogear et sur plusieurs laptops également. Les morceaux écoutés étaient des mp3 encodés en 192kbps et 320kps. Ce sont les usages courants et il convenait de reproduire le test in situ. S’il a été utilisé de façon « classique », il a également été utilisé en course à pied notamment lorsqu’il faisait chaud (31’C) ce qui a permis de le soumettre à des situations où la transpiration était plus abondante.
Premières impressions :
La finition est toujours au rendez-vous. On y est habitué avec les casques Beats by Dr Dre et le PowerBeats ne déroge pas à la règle. Aucun défaut de finition (même en cherchant bien) ; les plastiques ne sont pas bas de gamme, il y a la petite bague qui permet de modifier l’endroit où le câble se divise en deux ; c’est à noter car ce n’est pas systématiquement présent sur les casques. Le petit module de contrôle du son intégrant un micro (nous y reviendrons) est également placé de façon optimum. Autre point important : le casque est beau et si pour certain c’est complètement inutile, d’autres y attachent beaucoup d’importance.

Contenu de la boîte :
Parlons de la boîte puisque celle-ci est belle. Certains d’entre vous ne sont peut-être pas sensibles à cela mais force est de constater que c’est souvent de bon augure lorsqu’on découvre un produit. La boîte est belle et le casque y apparaît tel un joyau dans son écrin. C’est somme toute logique puisque le casque affiche un prix de 150€. Il se différencie donc de la majorité des casques et MonsterCable souligne qu’il s’agit d’un produit d’exception. Est-ce le cas?
Tout d’abord, et c’est important, voici ce que contient la boîte du PowerBeats.
Elle est richement fournie puisqu’on y trouve :

  • le casque
  • un petit boîtier semi-rigide compact qui permet de le ranger
  • une rallonge
  • une petite pince en plastique qui permet de fixer le câble à votre vêtement (pratique pour le sport car cela évite les longueurs de câble qui se baladent)
  • deux autres jeux (en plus de celui déjà présent sur le casque) de bouchons intra-auriculaires (un pour les petites oreilles et un autre pour ceux qui ont de plus grosses cavités auriculaires)


Ergonomie :
Il s’agit d’un casque intra-auriculaire et les trois jeux d’embouts permettent de trouver celui qui vous correspondra le mieux et c’est essentiel pour ce genre de casque. La longueur de câble, si elle est souvent à peu près standard, est parfois trop longue ou beaucoup trop courte sur certains modèles. Ici, elle semble optimum (104cm) et la rallonge permet d’aller le brancher à une tv par exemple. Le petit arceau situé au dessus de chaque oreillette et qui vient entourer l’oreille est une condition sine qua non pour l’utiliser en pratiquant un sport. On pourra regretter qu’il n’y ait pas de système de réglage comme cela existe sur certains modèles. Mais il est très bien dessiné et le besoin de le régler ne s’est pas fait ressentir ; il est de surcroît réalisé dans un matériau souple.
Bille en tête :
Ou plutôt écouteurs dans les oreilles, l’isolation est effectivement présente, intra-auriculaire oblige, et les premiers morceaux écoutés sont parfaitement restitués. Le casque n’est pas pris à défaut. Mais une écoute plus systématique et de différents types de musiques s’impose dans ce genre de test afin de voir si le casque pêche dans la restitution de certaines plages de fréquences.

Système d’annulation du bruit :
Bien entendu ou plutôt non entendu, il n’y en a pas et pour cause, c’est le type même du casque (ie intra-auriculaire) qui créé cette isolation. Difficile de savoir dans quelle mesure, le bruit ambiant est atténué lorsqu’on porte le casque (20dB, 25dB, 30dB ou plus encore). MonsterCable ne précise pas non plus de valeurs mais une chose est certaine, mettez les à vos oreilles et vous entendez beaucoup moins les personnes qui vous parlent et ne distinguez plus correctement les autres bruits. L’isolation marche donc à plein et nul besoin de système actif plus ou moins performant d’annulation du bruit (noise cancelling) et c’est un terreau propice, on le sait, à une écoute fidèle : l’absence de bruit, de source sonore autre que celle qu’on désire écouter.
Revers de la médaille tout de même, et il faut vraiment en être conscient, il est impensable d’utiliser ce type de casque et donc celui-ci en particulier du fait de son excellente isolation, à vélo ou même si vous courez en milieu urbain. Les tests effectués en course à pied ont été réalisés en chemin de randonnée et il faut donc redoubler d’attention : surpris à plusieurs reprises par des vététistes non entendus qui arrivaient dans le dos. MonsterCable a tout de même pensé à créer un petit canal qui est sensé permettre d’entendre le bruit ambiant dans un souci de sécurité ; on le voit sur la casque mais il semble plutôt symbolique et son efficacité reste à prouver d’autant plus qu’il est directif.
La bonne isolation sonore permet aussi de ne pas pousser le volume pour compenser le bruit extérieur. On pense notamment à l’écoute en avion ; ceux qui ont déjà effectué un voyage dans un avion à hélice savent qu’avec un casque classique, l’utilisation d’un baladeur mp3 avec des écouteurs boutons est tout simplement impossible (même avec le volume à fond). Cela s’avère aussi très bénéfique dans le train (encore plus si un enfant en bas âge se trouve dans les parages).
Dur de la feuille :
Une écoute raisonnable (durant un temps limité et en respectant un certain volume sonore) vous permettra de conserver une bonne acuité auditive. L’intra-auriculaire va-t-il- dans le bon sens? Oui, puisque l’isolation d’un casque de qualité comme le PowerBeats est propice à réduire le volume sonore. Mais faut-il encore ne pas en « profiter » pour pousser encore un peu dans les décibels.
Profiter de ce niveau d’isolation important a permis d’écouter à volume sonore faible et donc plus longtemps sans même occasionner de douleur dans les oreilles.

Pour courir, c’est le pied :
Les coureurs réguliers savent qu’il n’est pas évident de trouver un ensemble baladeur plus casque qui réponde aux exigences du sport. La course à pied est probablement le sport le plus exigeant en la matière et aussi le plus propice à l’écoute audio. Les problèmes auxquels on est systématiquement confronté : la transpiration qui ne fait pas bon ménage avec l’électronique et avec la plupart des matériaux qu’elle détériore rapidement, les vibrations et les multiples mouvements propres à ce sport nécessitent également une parfaite ergonomie du casque. Celui-ci ne doit pas bouger et les câbles ne doivent pas venir vous encombrer outre-mesure. Le PowerBeats n’a vraiment pas déçu : le casque ne bouge pas et la bague située à la séparation des câbles permet d’ajuster le tour de cou. Enfin la petite pince livrée avec le casque permet de gérer la longueur restante. Difficile de dire si c’est réellement l’apport du basketteur américain LeBron James (impossible de le joindre au téléphone) mais peu importe au final car le casque est idéal pour le sport et la course à pied en particulier. On veillera à le nettoyer à chaque sortie avec un sopalin à peine humide. Toutefois les conditions météo les plus rotors consistent à courir lorsqu’il fait très chaud et ce plusieurs jours d’affilée ; résultat des courses plusieurs baladeurs et casques n’ont pas supporté la transpiration. Celui-ci a été conçu afin d’être résistant à la transpiration et aux UV. Lors de ce test, et après avoir couru 12 fois avec alors qu’il faisait chaud, le casque n’a pas été détérioré le moins du monde : pas de début de changement de couleur des matériaux et aucune trace d’oxydation.

Control Talk :
Intégrée dans le câble du casque, cette fonction permet de contrôler le volume sonore, de mettre sur pause et de reprendre la lecture. Un petit boîtier permet d’effectuer ces commandes sans toucher à votre baladeur ou votre smartphone. Un micro est également intégré et permet de prendre les appels téléphoniques. Le ControlTalk fonctionne sur appareils iOS (iPod, iPad, iPhone) et sur BlackBerry ainsi que sur macs. Le micro est de qualité et il est idéalement placé sur la câble du casque à la distance la plus courte de la bouche. Testé sur un smartphone Android (HTC Desire HD), la touche de lecture/pause ainsi que la prise d’appel et la possibilité de raccrocher fonctionnent parfaitement. Sur ce smartphone sous Android 2.2, seules ne fonctionnaient pas les commandes du volume.

La restitution, est-ce grave docteur?
Le aigües et les médiums sont parfaitement restituées : le casque n’a jamais été pris à défaut. Les voix sont claires et distinctes et les médiums/aigües sont riches et harmonieux. Mais on sait aussi que ce genre de casque pêche souvent dans la restitution des basses. Et en sonates, rien de bien grave mais quand on attaque de la musique avec plus de basses (rap, techno…) qu’en est-il? Aucune saturation et beaucoup de dynamique viennent parachever les compétences du PowerBeats sur tout le spectre de fréquence.
Conclusion :
Dunker sur du Céline Dion (ou mettre un smoking avec des baskets) ou plutôt du Dr Dre, du 50 Cent ou encore du Pearl Jam, courir piano sur du Mozart ou prendre ses jambes à son cou dans un trail nerveux avec la BO de « Requiem for a dream », le PowerBeats se pliera à vos exigences. Le prix n’est pas à la portée de toutes les bourses (150€), mais ayant déjà acheté plusieurs casques (2 oxydés : l’un en 2 semaines, l’autre en 2 mois et un troisième non adapté), acheter celui-ci directement si vous pratiquez un sport n’est pas un mauvais calcul. En fait, son prix peut se justifier si vous faites un usage intensif de votre casque car il est fait pour durer.

[beatsbydre]

Dernières Questions sur UberGizmo Help
    1. C’est à cause de la marque que tu n’a pas pris la peine de lire le test? Au moins la conclusion?

      Il coûte 150€…

      Merci pour cet excellent test en tous cas. Je trouve le prix très raisonnable pour la catégorie « bon son+fait pour le sport ». Catégorie qui pour moi n’avait que les A8 de bang&olufsen à 160$ (que j’ai encore mais qui manquent de toutes les basses fréquences, normal, c’est pas intra-auriculaire)
      Je switcherais bien car j’aime beaucoup la sonorité du modèle studio, j’imagine que c’est la même chose ici.

      1. Je ne sais pas du tout ce que valent ces monsters mais je voudrais aussi conseiller les d-jays de jays
        Je m’en sert pour la course et je peux dire que c’est le pied !! D’autant que j’ai réussi à les avoir neufs pour même pas 40 €, je n’ai jamais eu d’intra aussi haut de gamme auparavant donc mon jugement est peut être faussé mais je n’ai jamais eu une si bonne qualité de son avec des tunes de vrai qualité CD.

        1. de « simples » intra-auriculaires ne suffisent pas pour courir car lorsqu’on transpire (en particulier l’été), la transpiration finit par se retrouver dans l’oreille et ils « sautent » ; c’est la raison pour laquelle, il faut vraiment ce tour d’oreille qui permet de maintenir les écouteurs en place.
          Occasionnellement, ça peut passer mais pour une pratique régulière, c’est à proscrire.

  1. Correction: erreur de ma part c’était mon iPhone qui me mettait du texte de l’article sur une image et je pensais que c’était fait expret ^^

  2. Pour les intra, vaut mieux acheter des Shure, leurs qualité sonore est 100 fois meilleur, pour le sport c’est vraiment Niquel en plus.
    Essayez ses écouteurs et Apres les Shure SE425 ou SE535,… C’est radicalement différent, trop de basse présente avec les beats :/

    Cordialement

    1. Les as tu essayé pour pouvoir affirmer le « leurs qualité sonore est 100 fois meilleur ». Je ne suis pas contre ou pour la marque MONSTERBEAT, je veux juste savoir s’il y a fondement à ton affirmation !

  3. Je viens d’en recevoir un, et je suis très décu par le son « casserole ». Le son n’est bon que quand j’appuie sur le bouton central de la molette et je ne sais pas comment maintenir cette qualité…. si quelqu’un sait…

  4. ca faits déjas 10 mois que jai mes powerbeats / dr.dre intraoculaire jai ete dans un magasin centre hi fi a vaudreuil jai eu la chance essayer differents model je vais les essayer les shure se425 et se 535 mon oreille en bas de 20 hz et passer 20000 khz je entend plus tres satifaits de mes écouteurs

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