Razzia sur les brevets Nortel

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Après s'être collectivement positionnés en formant le consortium "Rockstar" pour acheter les 6.000 brevets de Nortel, Apple, RIM, Microsoft, Sony, Ericsson et EMC ont été autorisés à s'emparer des brevets de l'entreprise.
Les tribunaux américains et canadiens ont examiné les propositions du groupe d'entreprises intéressées par les brevets de Nortel et leur ont finalement permis d'acheter le tout pour la coquette somme de 4,5 milliards de dollars.

L’information est capitale car les 6.000 brevets en question pourraient jouer un rôle majeur à l’avenir.D’aucuns pensent que la surenchère à 4,5 milliards de dollars du consortium a pour vocation de porter préjudice à Google. Le savoir-faire du fleuron déchu des sociétés de télécommunications est en rien anodin car il repose sur des propriétés intellectuelles dans des domaines touchant à la 4G, au Wifi mais aussi aux réseaux.

Intel mais surtout Google n’ont pas daigné surenchérir sur la dernière proposition de Rockstar qui n’aurait probablement pas laissé filer la technologie de la société canadienne au profit de Google. Car c’est bien le spécialiste de la recherche sur internet qui était le mieux placé en avril 2010 avec une offre à… 900 millions de dollars. Tant et si bien que la firme de Mountain View, dans un excès de confiance, a pensé que les jeux étaient faits.

Ce sont probablement les affres judiciaires auxquelles Google (attaque d’Oracle sur l’utilisation de plusieurs brevets dans Android notamment) était en prise qui ont l’occupé à ce moment.

Si la Cour supérieure de justice d’Ontario et le tribunal des faillites des Etats-Unis pour le district du Delaware ont bien donné leur approbation quant à cet accord, il n’en reste pas moins que les fédéraux de la FTC (Federal Trade Commission) continuer à examiner les choses de très près. Accord avec des visées anticoncurrentielles et patent troll en filigrane ou bien simple intérêt pour des technologies de pointe, la question reste entière.

Si les choses en restent là, les six sociétés vont désormais devoir accorder leur violon pour partager le butin. Et passé le temps du consortium à dessein commun, c’est à couteaux tirés qu’ils risquent de négocier.
[Reuters]

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