Technologie et réseaux au service de la triche.

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Décidément, les réseaux sociaux sont en pleine tourmente, un peu comme toujours répondrez-vous. Cette fois la polémique qui rebondit est française : la triche au baccalauréat.

L’addition des réseaux sociaux et des nouvelles technologies ne fait pas bon ménage pour les autorités. En revanche, elle fait le bonheur de nombreux étudiants. La triche au bac a défrayé la chronique, de nombreux sujets ont été dévoilés à l’avance. Non pas que cela ne soit pas déjà arrivé, le phénomène est juste extrêmement accentué de par la rapidité et la simplicité de ces nouveaux protagonistes.

Pour le cas du Bac 2011, les étudiants expliquent que toute l’année leurs Smartphones les ont accompagnés pendant les divers contrôles et devoirs sur table. Indubitablement, avec des fonctions comme la photographie, la recherche web, les PDF et une discrétion à toute épreuve, ces téléphones tout-en-un sont des armes de pointe pour les tricheurs.

Pour le bac, un nombre de sujets impressionnants a été divulgué sur les réseaux sociaux (Facebook) avant les épreuves officielles. Le cas de l’exercice de mathématiques n’était que le sommet de l’iceberg, on cite aujourd’hui les épreuves d’histoire géographie, d’anglais, de physique, et de SVT. De même les étudiants ne se sont pas contentés de poster uniquement les sujets, profitant des possibilités d’Internet et de mise en ligne simplifiée, ils ont posté les cours répondants aux questions et également des axes de correction, voir des corrections complètes.

C’est sur des groupes Facebook que les sujets étaient mis en ligne et dévoilés aux yeux de tous, ces groupes étant « privés » seuls les élèves y avaient l’accès et ils pouvaient filtrer les personnes entrantes. C’est pourquoi les autorités n’ont pas eu vent des premières fuites.

Une enquête est bien sur mise en place, mais trouver la source n’est pas le seul problème, pour un maximum d’équité les nouvelles technologies (Smartphones, tablettes …) et réseaux doivent faire l’objet d’une vérification.

Des étudiants qui parviennent à tricher toute l’année sont bien la preuve qu’il y a un sérieux problème. On rabâche aux plus jeunes les dangers des réseaux, mais il serait bon d’éduquer le corps pédagogique aux conséquences possibles de leurs emplois et aux multiples possibilités qu’offrent ces nouveaux produits.

Cette année les résultats du Bac sont meilleurs que les années précédentes, à savoir s’il faut en être fier, c’est un autre débat.

[Le Monde]

 

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  1. Selon moi, le problème ne vient pas des technologies mais bien des élèves eux-mêmes : pour la grande majorité, tricher est naturel. Cela m’a paru très clair quand j’étais au lycée (jusqu’à l’année dernière), pas un seul contrôle ne se passait sans que de nombreux élèves trichent ; les surveillants étant totalement insensibles à ça lorsqu’ils le remarquaient.

    Bref, ce n’est qu’une évolution logique des choses. Quand on voit la mentalité des jeunes de nos jours, il n’y a pas lieu de s’étonner. Au lieu d’essayer de faire comprendre aux jeunes que les technologies sont « le mal », faudrait peut-être leur inculquer un peu plus de valeurs de travail et d’honneur.

  2. Bientôt les itruc deviendront nos cerveaux tous le monde trouveras cela normal, et comme d hab les riches auront une avance sur les pauvres avec des cerveaux a la pointe de la technologie et les pauvres que dal…

  3. Je suis d’accord avec graph05 ! Le problème n’est pas la technologie, le problème vient bien des jeunes.
    Je me souviens aussi de mes années lycées où je voyais tricher lors des devoirs un peu pénibles (pour rester poli ^^)….
    Mais bon, une solution simple : interdir les smartphones en salle d’examem ^^ that’s all ^^

  4. @Lolokai : je ne pense pas qu’interdire les smartphones serve à quelque chose (sur le long terme). En faisant ça, on n’essaie pas de remédier au véritable problème (la triche), on ne fait que s’attaquer à une de ses formes. Pour moi, c’est un peu symptomatique de l’état d’esprit occidental de nos jours, et je pense que s’inspirer d’autres visions nous serait bénéfique.

    Mais il est clair qu’on pourrait pendant un moment minimiser la tricher grâce à cette solution 😉 Cela dit, difficile de véritablement contrôler qui a un smartphone (il suffit de prétendre qu’on ne l’a pas amené, voire pour les plus astucieux d’amener un deuxième portable et de laisser celui-ci au surveillant).

  5. Certains prof nous autorisé que quelques stylo sur la table. Tout le rest dans le sac au fond de la salle. A mon avis navigué sur son smartphone n est pas tres discret donc les surveillant on aussi leur pas de responsabilité.

  6. j’ai triché toute mon année de terminale, sa ne m’a pas empêcher d’avoir mon année de médecine où il est impossible de tricher….

  7. Juste concernant la dernière phrase, j’ai passé mon BAC en 2007… je ne pense pas qu’il était beaucoup plus difficile que cette année (même si en 4 ans..). Donc moi je pense qu’il faut être FIER de cette réussite et attendre avec impatience le plantage général en études supérieures à cause du niveau catastrophique de ce « bac »

    1. Bizarre de dire qu’il faut en être fier… Mais pour la fin, je suis assez d’accord.

      Honnêtement, sortant fraîchement d’une école d’ingénieur, on voit clairement que le fait de faciliter (car oui comparé aux fameuses annales de 2000, celui de 2007 était bien plus facile) l’obtention du Bac ne fait que reculer le problème. Maintenant, ce sont les profs de prépa ou à la fac que les problèmes arrivent.

      La différence, c’est qu’avant les gens trichaient et c’était tout. Maintenant, les gens trichent, ouvertement, et en sont tellement fier qu’ils le clament haut et fort devant tout le monde. C’est en effet la mentalité des étudiants qu’il est nécessaire de changer. Il y aura bien sur toujours des tricheurs qui voudront passer sans travailler (dont on donne l’attribut de gros fainéant) et c’est franchement anormal et effrayant de se dire qu’autour de vous, des gens incompétents et stupides sont des ingénieurs qui conçoivent toutes les cartes électroniques présentes dans vos smartphones, dans vos télévisions et tous vos accessoires high-tech. Non seulement c’est injuste pour les gens qui travaillent vraiment et qui rament pour réussir, mais c’est aussi complètement dangereux.

  8. Certains sont completement a l’ouest !! Le probleme ne viens pas des eleves mais bien du systeme scolaire … Et de toute facons tricher ne sert pas a grand choses pour beaucoup de matieres, maintenant, mettre des formules sur sa calculette est autorisé et meme recommandé, la ou ca ce corse c’est dans l’application de ces formules

  9. Effectivement, la triche est un mal mais bon il faut juste l’utiliser le moins possible. Ce qu’est l’éducation et le niveau des épreuves est complètement différent de la vie professionnelle. A part les professeurs des écoles, personne n’a un travail qui regroupe tout ce qu’il a appris pendant les études. Si vous demandez à un professeur d’histoire de vous faire des dérivées ou intégrales, il y a peu de chance qu’il sache y faire. Les épreuves devraient être juste plus basiques, les gens tricheraient moins. J’ai triché comme la plupart des jeunes et ce n’est pas pour ça que j’étais à la ramasse lors des épreuves officielles, ayant obtenu mes diplômes sans problème.

  10. Je ne comprends pas… Il y en a que ça ne gêne pas de voir des gens qui, a termes en continuant comme il le font, auront des postes aussi bien voire mieux que les votre sans le mériter ? Ça ne vous rebute pas de vous dire que vous vous êtes battus pour arriver ou vous en êtes ?
    Ça me dépasse ou alors je suis trop vieux jeux mais je ne comprends pas du tout comment on peut laisser passer ça…

  11. Il y a de la triche, mais ce n’est ni nouveau ni pire qu’avant. On fait juste intervenir d’autres technologies. Et le plus important c’est d’être formé à un métier. Avoir son bac n’est qu’une étape (et pas la plus intéressante en plus…). Je m’en fiche que le bac soit donné, l’important c’est que demain les bacheliers aient un emploi pour financer ma retraite 😉

  12. Si je ne cautionne pas la triche, les méthodes utilisés ont le mérite de montrer l’intelligence de certains élèves (pas pour apprendre leurs cours, mais pour les consulter sans se faire voir !). Personnellement, comme je m’ennuyais dans la salle avant les épreuves, je cherchais les moyens par lesquels j’aurais pu tricher… et il y en avait ! Au hasard, la bouteille d’eau : qui ira lire l’étiquette ? Avec un scanner et the gimp…
    Mais je suis d’accord, c’est la mentalité qui est en cause : on ne dit pas aux élèves que tricher est stupide et contre-productif pour plus tard, on leur dit que c’est pas bien et qu’ils seront punis… Le problème c’est quand on voit certains points absurdes des règlements scolaires, la notion de « mal » perd de sa force : l’application aveugle des règles les rend non valables ! Quant aux punitions, il suffit de ne pas se faire prendre : les profs, quand le moyen utilisé pour tricher n’est pas évident à voir, se basent sur le stress des élèves ; un tricheur calme et discret (donc souvent un habitué) est un tricheur qui passe ! En fait, tricher est devenu trop facile, c’est en partie pour ça que les élèves trichent : puisque c’est facile et que de toute façon certaines choses ne leur serviront jamais à rien, pourquoi les apprendre ?

  13. le probleme de la triche est ailleur, on ne nous demande pas d’avoir des conaissances, on nous demande d’avoir 15/20 en recitant du par coeur.. alors tout les moyens sont bon ! je triche depuis presque toujours, en dehors j’ai les conaissances, je triche simplement pour avoir ce 15/20 qui me permet de faire plaisir aux prof et jury..
    je viens de valider mon master 2 en finances, sans tricher d’ailleur ^^

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