Intel Sandy Bridge : on en parle en cores

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Les microprocesseurs Sandy Bridge d’Intel sont sortis début 2011. Et leur nom n’a cessé d’être employé depuis lors. Reste que même s’il est difficile de faire le tour du propriétaire pour des puces aussi complexes, il convient d’en résumer les principales caractéristiques ainsi que les zones d’ombre qui peuvent encore exister autour. Rappelons que les tous nouveaux MacBook Air qui viennent de sortir sont équipés de ces microprocesseurs (versions mobiles Utra-Low-Voltage).

La rédaction a pu disposer d’un pc type avec Sandy Bridge. La configuration est relativement classique si l’on excepte la mémoire de masse de type SSD.

  • Intel Core i7 2600K
  • SSD Intel 320 « PostVille refresh » 300Go
  • Intel DH67BL-B3
  • Crucial Ballistix Tracer DDR3 3Go PC10600
  • alim Cooler Master Gx Power 550W
  • LG CH10LS20 – OEM
  • La config de test :

Intel Core i7 2600K : près d’un milliard de transistors sur 220mm2
Microprocesseur phare de la seconde génération de CP Core, on peut le trouver aux alentours de 250€. Le Core i7 est décliné en trois versions. Le Core i7-2600S avec une horloge à 2.8GHz, le i7-2600K avec une horloge à 3.4GHz mais sans la technologie « Trusted Execution » ; celle-ci se révèle intéressante dans le domaine professionnel. Il est également dispensé de l’Intel Virtualization Technology for Directed I/O (à usage professionnel) dans cette version ‘K’. Et enfin le i7-2600 est cadencé à 3.4GHz avec toutes les caractéristiques du i7-2600S, dont le GPU Intel HD Graphics. Ils disposent tous les trois de quatre coeurs. La version K présente un TDP de 95W.
K : version permettant l’overclocking avec multiplicateurs débloqués
S : version basse consommation offrant un TDP de 65 watts.
T : version ultra basse consommation avec un TDP de 35w à 45w.


La puce Core i7-2600K :

Carte mère Intel DH67BL-B3
Carte mère Intel que l’on peut trouver à moins de 100 euros.
Elle dispose notamment de deux ports USB 3.0, d’une sortie HDMI, d’une sortie DVI, de 4 ports USB 2.0… Elle se caractérise par un socket LGA1155. Son encombrement est de type microATX.
Partie de la carte mère Intel DH67BL-B3 (entouré en orange : le contrôleur USB 3.0 fabriqué par NEC puisque non présent dans les chipsets d’Intel):

LG CH10LS20 – OEM
Graveur/lecteur CD / DVD / BluRay
Un SoC (System on a Chip) plutôt qu’un simple CPU :
Les Sandy Bridge ne sont pas des microprocesseurs mais des puces systèmes qui intègrent notamment le CPU et le GPU. Le microprocesseur dispose de trois niveaux de mémoire cache.
Les technologies de la première génération d’Intel Core sont reprises et améliorées. Faisant suite aux Nehalem, ils reprennent le principe d’overclocking dynamique (appelé Turbo Boost 2.0) qui permet aux CPU et aux GPU d’atteindre, respectivement, jusqu’à 3.8GHz et jusqu’à 1.35GHz. Ce bond en fréquence est atteint par pas successifs et permet de répondre aux sollicitations sur le hardware l’adaptant ainsi dynamiquement à la demande. L’autre spécificité des Sandy Bridge est qu’ils sont gravés en 32nm et sont alimentés avec une tension plus faible permettant ainsi une consommation électrique moindre (moins de watts donc moins de chaleur dissipée).
Le Turbo boost :

L’Hyper Threading est également de mise et permet de jouer la carte du parallélisme à fond. Jusqu’alors le parallélisme de traitement consistait à faire exécuter autant de tâches en parallèle qu’il y avait de coeurs. Ici l’Hyper Threading dit HT, fait pénétrer le parallélisme au sein de chaque coeur. Les logiciels implémentés en multithread tirent profit de cette technologie et c’est un débit de traitement en hausse qui est implémenté.
L’Hyper Threading :

Concrètement, avec la machine de test dont nous disposions, il a été réellement possible d’exécuter de nombreuses tâches en parallèle sans qu’aucune ne pâtisse du nombre de tâches lancées : lecture d’un Bluray, lecture d’un Divx, désarchivage zip, navigateur internet ouvert avec de nombreux onglets…

Processeur Graphique HD Graphics :
Intel nous promet une puissance graphique amplement améliorée avec l’Intel HD Graphics qui remplace les GMA. C’est un cache partagé par le CPU et le GPU qui a pour vocation d’accélérer le traitement graphique. Notons que s’agissant d’un SoC, le GPU est donc également gravé en 32nm (les GMA de la génération antérieure étaient gravé en 45nm). Intel a choisi de proposer deux GPU distincts avec le HD Graphics 2000 et le 3000 (HD 3000 sur les versions 2500K et 2600K).


Des jeux tirent profit de l’Intel HD Graphics (Star Trek Online, Starcraft…). Intel précise que la version 3000 permet de jouer de façon immersive sans recours à une carte graphique.

Intel met également en avant la technologie Clear Video HD. Il s’agit d’un rehaussement des couleurs avec un rendu plus vrai. Elle s’applique à la lecture vidéo, notamment 1080p et donc aux Bluray, mais aussi aux vidéos regardées sur le web… Elle est assurée par une partie logicielle et une partie directement implémentée dans le Silicium. La lecture de Bluray est parfaitement fluide sans jamais aucun ralentissement même dans les scènes qui s’y prêtent. En revanche, si l’accélération matérielle marche à merveille (on s’en rend compte en naviguant sur le web ou en encodant des vidéos), lorsqu’il s’agit de jouer, il faudra baisser amplement toutes les caractéristiques (résolution, effets) pour obtenir une fluidité et un framerate décent. On l’a bien compris, le casual gamer ne pourra difficilement faire l’économie d’une carte graphique. En revanche, la vidéo est reine et son traitement facilité par les Core seconde génération. C’est indéniable !

Propre à la seconde génération de Core, le Quick Sync Video consiste en une accélération matérielle. Elle permet notamment l’encodage de vidéos très rapidement via le GPU. C’est la promesse de telles tâches exécutées deux fois plus rapidement qu’avec la génération précédente.

Concernant le décodage vidéo, tous les codecs sont supportés. Et le HDMI 1.4 avec support de la 3D ainsi que le DisplayPort 1.2 sont assurés.


Pêle mêle :
Côté chipset, Intel propose le P67 et le H67. Le H67 permet de bénéficier de l’Intel Graphics HD tandis que le P67 permet l’overclocking du CPU mais nécessite l’utilisation d’une carte graphique. Ils font tous deux partie de la série dite ‘Cougar Point’. Celle-ci a été affectée à son lancement par un problème sur un transistor d’un circuit de PLL. La conséquence a été que dans certains cas, les 4 ports SATA 3Gbps pouvaient présenter un dysfonctionnement (débit plus faible). En revanche, les deux ports SATA 6Gps n’ont pas été affectés par ce problème de conception. Intel a rappelé toutes les cartes mères intégrant ces chipsets, les a changé et a procédé à un redesign de la partie concernée dans le circuit impacté. On estime que ce problème aurait coûté près d’un milliard de dollars à Intel.
Deux ports SATA à 6Gbps sont présents.

Intel donne ses lettres de noblesse aux microprocesseurs Core avec cette seconde génération. Reste que le néophyte peut encore être noyé dans les noms des technologies mises en oeuvre et gravées dans le Silicium. Si le marketing est de mise, il n’en reste pas moins que les arguments avancés sont bel et bien implémentés. On pense à la vidéo et au multimédia de façon générale dont les Sandy Bridge sont réellement l’apôtre.

Conclusion :
Une question reste en suspens pour quiconque voudrait renouveler son matériel : quid des Ivy Bridge annoncés pour 2012 sur la feuille de route d’Intel ?
Avec l’Ivy Bridge, Intel passera à la technologie 22nm, et le socket restera le LGA1155 (au moins au début). On parle d’une puissance 20% plus élevée et d’une possible arrivée du PCI Express 3.0. Ils devraient être associés à de nouveaux chipsets : les Panther Point. Mais il s’agira principalement d’un schrink des actuels Sandy Bridge (le Tick du Tick-Tock cher à Intel ; ici Tick-Tock 22nm qui sera entamé par les Ivy Bridge) alors que la troisième génération d’ix Core d’Intel arrivera avec les Haswell également gravés en 22nm (Tock) pour les premières versions. Ils seront suivis d’un schrink dans la techno 14nm. Puis viendront les Skylake 4ème génération d’ix Core) en 14nm puis 10nm.

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Dernières Questions sur UberGizmo Help
  1. Merci pour cet excellent article ! Instructif au plus haut point. Faut quand même s’accrocher, ayant arrêté de m’interesser aux procs depuis plusieurs années, j’ai du mal à tout suivre ! C’est pointu.

  2. Sans vouloir denigrer ou troller, c’ est pas vraiment une news tout cela, la roadmap est deja bien connue et les caracteristiques CPU aussi, le ? En suspend reste quand meme la date de sortie des Ivy, que se profile fin 2011 (q4 2011) et pour les LGA 2011, possilité debut 2012 ( http://www.octeam.fr/forum/index.php?PHPSESSID=df4a96c152f1c2f8ed89d9812252b93e&topic=2304.msg37207#msg37207 ). NDA oblige, je me tais ( un peu ) mais les nouveaux CPU vont roxxxer du poney :D, juste etre patients et ne pas speculer. La chose interessante sera quand meme la prise en charge native d’une gamme memoire systeme à 1600Mhz contre les actuels 1333Mhz actuels.
    Je reviendrais sur le debat au retour de mes vacs, je suis limité a un pauvre reseau Edge dans la region oú je suis et je repond sur mon pomme phone ;).

    1. I5= 2coeurs physiques + 2 coeurs virtuels
      I7= 4coeurs physiques + 4 coeurs virtuels

      La difference se fait quand meme sentir en applications multitaches. …. Le « K » n intervenant que pour l overclocking.

  3. Il me reste quand même quelques interrogations :
    Quelles différences de performances entre les versions normale et ultra basses consommations ?
    Un i7 à 1.8Ghz comme sur les nouveaux MBA, sa donne quoi ? (même question pour un i5 2 cores à 1.7Ghz, moins bien qu’un i3 550 de bureau par exemple ?)
    Merci !

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