Le cloud computing au service du paradoxe du singe savant

Paradoxe_singe_savant_Simpsons

Lorsqu'il s'agit de l'infini, ramener les choses à l'échelle du fini, de la vie, donne des paradoxes qui laissent coi. C'est le cas du paradoxe du singe savant qui lui prête la possibilité de reproduire n'importe quelle oeuvre littéraire si tant est qu'il taperait indéfiniment et au hasard sur une machine à écrire ; il pourra alors "presque sûrement" reproduire un texte donné. C'est ce que tente actuellement de reproduire un informaticien en faisant appel au cloud computing.

Lorsqu’on calcule la probabilité, elle est infime mais elle existe bel et bien. Toutefois, elle met en oeuvre une durée qui dépasse celle de notre univers.
Mais c’était sans compter sur le cloud computing et les possibilités de calcul qui sont offertes via des serveurs privés virtuels.
L’informaticien James Anderson a ainsi décidé de ramener le théorème du singe savant à l’échelle de la vie d’un singe et même à beaucoup moins.
Pour arriver à ses fins, il fait appel à AWS (Amazon Web Service) et à Hadoop sur un cluster de machines d’EC2 (Elastic Cloud Service).
Il n’y a plus un singe mais une armée de singes, ici des programmes informatiques, et non plus un texte mais l’oeuvre complète de Shakespeare.
Chaque singe est remplacé par une routine qui produit un lettre de façon aléatoire (est-ce possible en informatique ?) et le résultat est comparé au texte de l’oeuvre.
A l’heure actuelle, les singes ont accompli environ 50% du boulot. En vert, le texte trouvé et en blanc, le texte qu’il reste à trouver.

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Dernières Questions sur UberGizmo Help
  1. « A l’heure actuelle, les singes ont accompli environ 50% du boulot. En vert, le texte trouvé et en blanc, le texte qu’il reste à trouver. »
    Qu’est-ce qu’un « texte » ? Une suite d’au moins deux caracteres, un mot, une phrase ?

    Outre le failble interet, je trouve que c’est un peu facile de decouper l’oeuvre pour faire correspondre.

  2. Reproduire de manière aléatoire l’oeuvre complète de Shakespeare, c’est comme chercher en pire que « brute force » (pire car on se permet de tester plusieurs fois la même combinaison) un mot de passe de plusieurs mégaoctets. On galère déjà avec des super-ordinateurs à trouver un mot de passe de 10 caractères aléatoires, alors cette expérience devait d’avance être vouée à un cuisant échec.
    Visiblement il a découpé l’oeuvre en une multitude de petits bouts pour parvenir à quelque chose, mais le postulat d’origine était qu’un seul singe taperait consécutivement un texte entier. En mettre plusieurs augmenterait la probabilité qu’un des singes le fasse, mais découper le texte relève de la triche, enfin, ça n’a plus rien à voir quoi.

  3. Shakespeare = anglais
    en anglais il y a 26 caractères dans l’alphabet, juste? (chez nous il y à les  » é , è, à, ç, … »
    donc si c’est découpé au niveau du caractère.. il y a 1 chace sur 26 d’avoir le bon caractère, c’est ca?
    Si oui, en gros c’est de la grosse mer** ce truc :s

    1. A mon avis, le texte n’est pas séparé par caractères mais par petits bouts de textes, le programme devra donc par exemple écrire une phrase complète de l’oeuvre pour que celle-ci soit rajoutée au « Puzzle final ».

  4. Sauf qu’en pratique on ne sait pas si Pi, e et racine de 2 sont effectivement des nombre normaux : http://fr.wikipedia.org/wiki/Nombre_normal

    Et pour en revenir à l’article, si il y a paradoxe c’est parce qu’en fait même si les singes finissent effectivement par produire l’oeuvre complète de Shakespeare ils n’ont en pratique fourni / créé aucune information.

    En effet une fois tous leurs textes tapés, retrouver le bon demande de vérifier lettre par lettre ce qui peut être bon. Choisir une par une les lettres du bon texte, ça revient assez précisément à le réécrire (si ce n’est que le réécrire directement est plus rapide, puisqu’on peut taper directement les bonnes lettres plutôt qu’aller les chercher dans un charabia d’une taille considérable).

    Et d’ailleurs le « texte » fourni par les singes a de très fortes chances de contenir n’importe quel autre texte largement plus petit que l’oeuvre complète de Shakespeare (si l’on considère que l’expérience s’arrête dès que cette oeuvre a été écrite). Si l’on prend un texte d’une page par exemple, il doit y a voir moins d’une chance sur mille qu’il ne s’y trouve pas. Le charabia des singes contient donc bien plus intéressant que l’oeuvre de Shakespeare, il y a très certainement quelque part une page qui explique comment guérir le cancer, comment traverser un trou noir et en sortir indemne, comment se débarrasser de sa grand mère, et comment comprendre les femmes.

    Ces singes ont d’ailleurs très certainement écrit en toutes lettres le résultat du prochain tirage du loto.

    Pire encore, ces singes ont presque indéniablement tapé ce commentaire. Les salauds.

    1. « Ces singes ont d’ailleurs très certainement écrit en toutes lettres le résultat du prochain tirage du loto. »

      Find the fail.

  5. J’ai cherché le fail mais je n’ai rien trouvé….. Je pense que tu as oublié que les nombres peuvent aussi s’écrire en lettre!

  6. si vous voulez menez une expérience similaire a celle du singe mais a la différence que celle ci puisse generé des résultat supérieur a ce que l’on serait en droit d’attendre je pense que le plus intéressant serait de prendre une photo de 160X160 et de demander a un grid computing de générer autant de combinaison possible forcement de ce chaos tôt ou tard il en émergerait quelque chose

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