Les français et le numérique en 2011

enquête

Internet, réseaux et consorts, nous sommes en plein dedans. Résultat, nous jonglons entre paranoïa compulsive et confiance aveugle. Où en sont donc les français avec le numérique ? C’est le résultat que propose ce baromètre pour l’année 2011.

Cette initiative émane de la Caisse des Dépôts et l’Acsel (Association de l’Economie Numérique), il s’agit précisément de la vague deux du baromètre sur la confiance des Français dans le numérique. Il y a eu 20 mois d’écarts entre les deux enquêtes, de quoi faire couler de l’encre dans cet univers si dense. De ce fait, les approches ont nécessairement évolué. Pour ce qui est du panel, l’étude table sur 700 interviews d’internautes. Maintenant que nous avons réglé ces détails techniques passons au plus intéressant, les résultats.

Internet continu d’envahir nos vies, l’usage est démocratisé pour les ¾ de la population. Entre octobre 2009 et juin 2011, le taux d’usage a grimpé de 5 point de pourcentage. Internet sera de toute façon de plus en plus présent, jusqu’à ce qu’il touche la quasi totalité de la population. Un 100% étant une illusion impossible à atteindre.

Pour preuve, la population internaute a quelque peu évolué. Auparavant typique des zones urbaines, Internet est de plus en plus utilisé en province. De la même façon, les internautes ont vieilli, ce média n’est plus accessible que par une élite adepte de l’informatique. Toutes les générations et toutes les professions sont actuellement arrimées à la Toile.

Bien qu’encore en retrait à cause de la nouveauté, l’accès internet via nos terminaux mobiles est en pleine explosion. Smartphones et tablettes tactiles ont de beaux jours devant eux. La tablette est utilisée par 7% des français, et elle n’est pas depuis si longtemps sur le marché. La quasi-majorité des internautes équipés de ce genre d’appareils l’utilise pour accéder à Internet (93%). Logique.

Certaines pratiques ont bien évolué et c’est notamment le cas pour les banques en ligne. Immédiateté et praticité à la clef, cet usage a notamment progressé chez les jeunes : il atteint 92% chez les 15-24 ans. Et la tendance s’intensifie puisque 67% des internautes consultent régulièrement leurs comptes de cette façon. La confiance dans la banque en ligne est de plus en plus forte passant de 69% à 76% d’internautes rassurés. L’inquiétude n’est pour autant pas aux abonnés absents. La crainte du piratage est devenue le principal motif de méfiance, de même que l’utilisation abusive des données ou de leur consultation.

L’e-commerce se porte au mieux, il s’est généralisé et touche dorénavant toutes les cibles, même les retraités. Le commerce via les mobiles se développe mais dans une plus faible mesure. On achètera d’avantage une réservation d’hôtel, un titre de transport, des jeux, ou de la musique. Le support n’est pas encore assez adapté aux autres types de bien. Globalement le e-commerce jouit d’une bonne réputation, les craintes allouées à ces transactions sont les même que précédemment, piratage et récolte frauduleuse des données.

L’usage de l’e-administration est stable à hauteur de 90%, par ailleurs, tous les segments de population sont concernés.  Seulement la confiance a diminué, sont remises en cause les questions liées à l’usurpation d’identité, à la conservation des données sans limite de temps et à la traçabilité des démarches par l’Etat. L’internaute se sent un peu trop fliqué à son gout.

Nos chers réseaux sociaux ont également été passés au crible. Avec 85% d’internautes inscrits, dont 66% qui se connectent régulièrement, difficile d’en faire fît. C’est bien sur Facebook qui assure la tête de classe.

Dans la plupart des cas, les utilisateurs de réseaux sociaux se présentent sous leur véritable identité (86%). 19% utilisent un pseudonyme, en général connu de leurs amis. La confiance dans les réseaux sociaux est par contre faible, seul un tiers des internautes est loyal et dévoué à ces services. Les non-utilisateurs sont encore plus défiants, c’est un petit 14% qui accorderait leur confiance aux réseaux sociaux. En même temps s’ils n’y vont pas, c’est qu’il y a une raison.

Bien que très séducteurs les réseaux n’ont pas la bénédiction de leurs utilisateurs. En cause, l’accès aux données privées notamment par des inconnus ou dans une plus commune mesure par l’entourage professionnel. La conservation des données est également un sujet sensible. En revanche la perte de données n’est pas un élément décisif, de même que la diffusion de virus.

Cette méfiance s’accroît dès lors qu’il s’agit de payer pour des contenus via des réseaux sociaux. L’achat de crédits Facebook est présenté comme marginal. Seulement 3 % des utilisateurs français l’utilisent et essentiellement pour l’achat de jeux.

Finalement, la confiance ou le manque de confiance impacte peu les usages, quel que soit le domaine concerné, le taux d’usage est de l’ordre de plus de 80% alors que le niveau de confiance varie de 35% (pour les réseaux sociaux), à 76% pour la banque. Les réseaux pourraient nous faire toutes les vacheries du monde, on ne se déconnecterait pas pour autant.

[Associationeconomienumérique]

© herreneck – Fotolia.com

 

 

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