Dorénavant nous payerons en Facebook Credits

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Un des premiers soucis de tout réseau social est le financement, l’achat d’espace publicitaire et la publicité hyper ciblée ne sont plus des solutions pérennes à terme. Facebook aime innover et sur ce coup-là, ils n’y vont pas de main morte. Facebook veut prélever des commissions sur les achats réalisés à l’extérieur de sa plateforme grâce à sa monnaie virtuelle.

Les principaux revenus du réseau viennent évidemment de la publicité, pour autant Facebook tient à se diversifier et avait donc développé une monnaie virtuelle. Les bénéfices engrangés par les Facebook Credits ne sont en rien comparables à la publicité directe, cependant le marché a totalisé 140 millions de dollars pour l’exercice 2010.

Principalement usitée dans l’univers du social gaming, cette monnaie s’utilise de façon simpliste. L’internaute se connecte grâce à ses identifiants personnels puis peut acheter à loisir des biens virtuels grâce aux fameux Facebook Credits. Facebook prélève ensuite 30% sur chaque achat. En un mot : rentable.

Seulement Zuckerberg ne compte pas s’arrêter là, la prochaine étape pour Facebook est de développer cette monnaie virtuelle en dehors de sa propre plate-forme. Facebook incorpore quasiment quotidiennement de nouveaux contenus, résultat les partenaires intègrent cette monnaie comme un moyen de paiement à part entière et légal. De nombreux types de services deviennent accessibles, comme la presse, la vidéo à la demande ou encore du  téléchargement de musique.

Pour le moment le projet en externe n’est qu’en phase de test, notamment sur Gamehouse.com. Typiquement, lorsque l’internaute joue au jeu Collapse ! Blast Online, il peut acheter des objets virtuels avec la monnaie de Facebook. En tout cas, le réseau des réseaux annonce franchement la couleur et se dresse comme un nouvel entrant dans le marché du payement en ligne.

Si on ne peut rien dire sur ce qui ce passe en interne sur le réseau, dès lors qu’il s’attaque aux plateformes extérieures, cela représente un danger. Au final, une association de consommateurs a d’ores et déjà porté plainte. Consumer Watchdog en a donc référé à la justice américaine. Ainsi au mois de juin Facebook avait modifié les conditions d’utilisation de cette monnaie virtuelle.

Seulement aujourd’hui les efforts sont insuffisants pour Consumer Watchdog. Pour l’association, de part sa puissance Facebook impose un usage exclusif de cette monnaie. Le réseau social possède un nombre très important d’utilisateurs, si bien que pour les éditeurs de sites c’est une manne financière qui apparaît miraculeusement. Des millions d’internautes payant en deux clics grâce à de la monnaie virtuelle, il y a peu d’hésitation à avoir.

Ainsi cela met le réseau dans une position légalement répréhensible. En plus d’une entrave à la concurrence entre les développeurs de social gaming, les concurrents qui réussissent à faire face au géant seront évidemment lésés.

Pour Facebook, la question ne se pose pas vraiment, en 2011, les crédits Facebook devraient rapporter 470 millions de dollars. C’est une approche réellement avantageuse sur un plan financier, d’ailleurs cette stratégie ne nous est pas totalement inconnue, ils ne sont pas les seuls à prendre 30% de commission sur des achats. Cela rappelle un point de la stratégie d’Apple et de l’Apple Store.

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Dernières Questions sur UberGizmo Help
  1. Paypal prélève 2%. Facebook prend 30% Jene suis pas certain que la monnaie ait de l’avenir pour acheter des biens physiques. Par contre, c’est réaliste pour les biens virtuels… Apple prend autant sur iTunes.

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