Le gagnant du James Dyson Award 2011 est …

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Vous l’avez bien compris le très convoité titre James Dyson est bel et bien éponyme. Si vous ne connaissez que ses aspirateurs, sachez que James Dyson est un véritable pionnier de la technologie. L'homme est reconnu par ses pairs mais tient aussi à propulser les jeunes générations. C’est dans cet esprit d’initiative que ce grand prix international est né.

Ce titre a pour vocation de soutenir et encourager les jeunes talents, designers ou ingénieurs. Aujourd’hui, 18 pays dont la France participent au concours international de design James Dyson Award. Ce programme pédagogique est une vitrine pour les jeunes talents, leur permettant de faire connaître leur travail avant même d’être diplômés.

Le gagnant de cette année 2011 est donc enfin connu, et ce n’est autre que Edward Linacre de l’Université Swinburne, Melbourne. Aux vues de l’étendue et des impacts induits par son stupéfiant projet, nous devrions entendre parler de lui dans les décennies à venir.

Son projet est directement inspiré de la nature et apporte une solution innovante et efficace au problème de l’agriculture lors de période de grande sécheresse. Autant dire une solution d’avenir apte à aider beaucoup de populations.

Edward a baptisé son projet Airdrop et celui-ci est presque magique. Airdrop transforme l’air en eau … Il représente une solution idéale pour développer l’agriculture dans les régions arides. En effet, il jouit d’un faible coût de production, est facile d’installation et est de surcroit autoalimenté. Qu’on ne dise pas que la jeunesse n’est pas pleine d’idées innovantes capables de concrétiser un avenir plus doux.

« Inspiré par la pire sécheresse que l’Australie ait  connue, Edward Linacre de Swinburne à  Melbourne, s’est tourné vers la nature pour trouver le moyen de capter l’humidité de l’air. Il a étudié le scarabée du désert, une espèce ingénieuse qui vit dans les régions les plus arides du globe. L’insecte survit en collectant sur ses ailes hydrophiles la rosée du matin. Airdrop repose sur le même concept, en partant du principe que l’air le plus sec contient toujours des molécules d’eau qui peuvent être extraites par condensation.  Airdrop aspire l’air à travers un circuit de tuyaux qui en abaissent la température et le condensent. Puis ils restituent l’eau directement à la racine des plantes. Les travaux d’Edward concluent  que 5 millilitres d’eau peuvent être ainsi récoltés par mètre cube d’air dans le plus aride des déserts. »

Le jeune homme a donc remporté 10 000 £ qui lui permettront de développer son Airdrop, son université a également reçu la même somme pour encourager d’autres ingénieurs-designers à suivre sa trace.

Cerise sur le gâteau, James Dyson a eu l’amabilité de répondre à quelques-unes de nos questions, nous vous en laissons la primeur :

Peut on vous présenter comme le Steve Jobs de l’aspirateur ?

Steve Jobs avait compris ce qu’est le vrai design : rendre un appareil plus facile d’utilisation. Il faut prendre des risques pour mettre au point une innovation, ne pas toujours répondre aux attentes des consommateurs.

Je ne le connaissais pas assez pour m’identifier à lui, mais je sais que, comme lui, j’apprécie le vrai design et les prises de risque.

Roomba a démocratisé l’aspirateur robot. Est-ce que Dyson s’intéresse au sujet ?

Saviez-vous que nous avons déjà développé un aspirateur robot en 2000? Le DC06.

Le prototype a passé toutes les étapes de développement jusqu’aux tests à domicile. Bien qu’il remplissait les objectifs fixés en termes de performance, il nécessitait encore du travail en termes de praticité et de coût, et fut retourné à l’équipe de recherche et développement.

Chez Dyson, nous utilisons des robots dans notre chaîne de production. Ils ne parlent pas, mais testent nos appareils avec une très grande précision. Rien à voir avec l’intelligence artificielle que l’on voit dans les films, mais ils sont beaucoup plus efficaces que les humains pour tordre, malmener et tester la robustesse de nos produits jusqu’à leur point de rupture.

Notre prochain défi technologique sera de proposer au public des appareils robotisés qui fonctionnent vraiment. Ce qui n’est pas vraiment le cas aujourd’hui.

Quel est le gadget que vous auriez aimé inventer ?

Je suis certainement déjà en train d’y travailler avec mon équipe d’ingénieurs.

En revanche, il y a de nombreux objets qui suscitent mon admiration de par la façon dont ils fonctionnent. Par exemple, la pelleteuse JCB : avant 1953, personne n’avait jamais creusé de fossé sans une bêche. Puis arriva la pelleteuse hydraulique de Joe Bamford. Montée sur un tracteur, elle pivote à 180°, creuse  jusqu’à 38 m3 en repoussant la terre comme si vous le faisiez avec vos mains, mais avec beaucoup plus de puissance grâce à l’incroyable force de la puissance hydraulique.

En plus, Bamford a insisté pour que chacune de ses pelleteuses soit équipée d’une bouilloire électrique, ainsi le conducteur n’avait pas à abandonner le confort de sa cabine pour la pause thé, formidable idée pour un anglais.

Un immense bravo au gagnant du James Dyson Award 2011, Monsieur Edward Linacre. Et bien évidemment, un grand merci à Monsieur James Dyson pour avoir pris quelques minutes de son précieux temps afin de répondre à nos questions façon Gizmodo.

[Dyson]

 

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Dernières Questions sur UberGizmo Help
  1. Système bien connu, déja en place dans de nombreux pays mais de manière bien plus intelligente
    Il suffit d’une bache pour récupérer l’eau de la rosée 😉 et l’avantage de la bache c’est qu’elle ne coute pas 3000€ et qu’elle a pas besoin de centrale électrique….
    En générale quand tu as un réseau électrique tu n’as pas trop de problème d’irrigation… Ce produit n’a pas pour objectif de réduire les famines……
    « Autant dire une solution d’avenir apte à aider beaucoup de populations. »
    tu parle de qu’elle population ?

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