Il y a de la particule dans l’air

A l’heure où le nucléaire fait éclater de nombreux débats, des particules radioactives ont été détectées dans le Nord de la France et la région parisienne. Si ces traces sont sans danger pour l’homme et l'environnement, elles sont tout à fait inhabituelles.

Ce sont des scientifiques tchèques qui ont discerné des traces d’iode-131 dans l’atmosphère. Leur premier réflexe a bien sûr été d’avertir leurs homologues européens. Le composant en question a été relevé à un taux très bas, de l’ordre du millionième de becquerel par mètre cube d’air. De plus une de ses particularités reste que sa radioactivité diminue de moitié au cours des huit premiers jours. Par la suite elle continue à décroître à un rythme moins dense. Le danger pour l’Homme est donc infime, en revanche pour que ce composé radioactif soit présent dans l’air, c’est qu’il a du se passer quelque chose …

Le doute n’est pas permis puisque l’iode-131 est inexistant dans notre atmosphère. Son origine est uniquement humaine et induit par une utilisation dans les centrales nucléaires ou au sein des technologies de radiographie.  S’il reste normalement confiné, les taux prouvent qu’il y a eu une libération et la question demeure pourquoi.

Si on pense de suite à un écho provenant de la catastrophe de Fukushima cette théorie est pourtant exclue d’entrée de jeu. La durée de vie de l’iode-131 infirme cette hypothèse, de plus les taux relevés étaient cent fois plus moindres que ceux émis par le centrale Daiishi.

La République tchèque, la Hongrie, la Pologne, la Slovaquie et l’Autriche, et maintenant la France ont déploré le phénomène. Aussi, même si la source n’est pas localisée, les spécialistes présupposent que l’origine se situe en Europe centrale ou en Europe de l’est. Le même schéma se calque pour la date de l’éventuelle dispersion, théoriquement le « problème » serait survenu au début du mois de novembre, sans plus de précision.

Si l’enquête continue, l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) incite le pays responsable à se dénoncer pour faciliter les recherches et éviter ce type de mauvaises surprises. D’autre part, on peut craindre des retombées locales importantes à proximité de la source d’où la nécessité de la délimiter rapidement.

Seule inquiétude, Didier Champion, spécialiste de la radioprotection à l’IRSN n’exclut pas un rejet malveillant, même si ce n’est l’hypothèse pas la plus probable.

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  1. Punaise, ça va finir par me faire gerber toutes ces connerie de nucléaire pas maitrisé, de mal bouffe, de bisphénol, de traitement chimiques agroalimentaires, de vaccins sur des animaux qui ne voient pas le jour pour nous servir de bouffe,de sur-consommation, de cancer…. et de soit disant crise….

    On nous bourre la tête de consommons nous serons heureux… et c’est faux…
    Nos dirigeant sont complètement à la masse et ce depuis des décennies….

  2. « Par la suite elle continue à décroître à un rythme moins dense. »

    Arrêtez de raconter des salades svp. La décroissance radioactive signifie que l’activité diminue de moitié tous les 8 jours. Le rythme ne se modifie pas, c’est toujours moitié moins après 8 jours.

    ensuite, l’iode 131 n’est pas utilisé en radiographie, mais en médecine nucléaire, et uniquement pour des TRAITEMENTS de cancer thyroïdien. Parfois pour des traitements de neuroblastome sous forme de MIBG.

    L’iode 131 est un produit de fission au même titre que le césium 137 ; ce sont des isotopes qui peuvent présenter un danger lors d’un accident nucléaire – raison pour laquelle on distribue des cachets d’iode froid lors d’un accident pour protéger la thyroide en la saturant d’iode stable.

    on trouve donc l’iode 131 dans le primaire des centrales nucléaires ou dans des réacteurs de recherche et de production d’isotopes à usage médical, comme le molybdène 99.

    mais un millionième de Becquerel par mètre cube… honnêtement… si c’est vrai, c’est rien !
    Le radon est bien plus toxique et son activité atmosphérique est d’environ 2 Becquerel par mètre cube, et jusqu’à 400 Bq/m cube dans certaines habitations.

    Mais hou la la attention à l’iode !!!

    1. Techniquement ils ont quand même raison. A savoir que la demie-vie de l’élément fait qu’il perd la moitiée de ses particules au bout de 8 jours, mais 8 jours après il va perdre à nouveau la moitiée de ce qu’il lui reste, puis 8 jours après rebelote…
      Si t’as 20 particules, en 8 jours elle va en perdre 10, puis 8 jours après 5, puis 8 jours après 2.5… (Ceci n’est qu’un exemple…). Donc la formulation de la phrase est peut être un peu bancale, mais elle en reste vraie.

  3. Ouai mais il faut bien qu’ils trouvent quelque chose pour maintenir le climat de terreur contre le nucléaire alors que c’est le futur. On parle de l’impact de l’homme sur le climat et on pompe l’agroénérgie avec des éoliennes et des panneaux solaires alors que la végétation à besoin de cette énergie pour maintenir les cycles d’évolutions. Mais on le dit pas pasque tu comprend il faut surtout pas dire la vérité.

    1. Alors il faudrait tout de meme arrêter de dire n’importe quoi, surtout quand on y connaît rien.
      Premièrement ce ne sont pas les taux qui sont alarmant mais le fait qu’il y ai eu un rejet dans l’atmosphere sans que personne ne soit prévenue: choses soit disant impossible selon l’aiea.
      Deuxièmement: les « pompages » d’énergie éoliennes ( le vent) et solaires ne perturbent en rien la nature car ce sont des énergies RENOUVELABLE et il n’y a pas beaucoup de végétaux sous l’emprise de nos maisons qui accueillent des panneaux Solaires
      Troisiement dire que le nucléaire à de l’avenir alors que les sources de minerés sont limité, sources de conflits, et comme le pétrole en voie d’epuisement à moyen terme.

      Moi j’en connais qui rigoleront moins le jour ou il y aura un accident nucléaire en france et qu’il faudra évacuer un département entier. Et cela arrivera… c’est statistique. À bon entendeur Salut

    2. Ahaha Bebeon tu m’a bien fait rigoler. Les panneaux solaires qui « pompent » l’énergie solaire destinée aux plantes, réfléchi un peux voyons !

  4. Et surtout qu’en j’entends une ministre parler d’indépendance énergétique…. grâce au nucléaire….
    Question, d’ou vient l’uranium ?
    cqfd.

  5. A l’aide 1µBq/m3, on va mourrir. Ayant été en stage dans un laboratoire environnement d’une centrale, j’ai pu apprendre que l’on considère une radioactivité comme dépassant le seuil lorsque le total dépasse 2mBq/m3 et ceci avec toute radioactivité confondue (naturelle et artificielle). Et ce seuil est encore loin d’être un danger pour l’homme.

  6. Ne vous inquiétez pas ils nous ont dis les médias, il n’y pas de danger, la radioactivité c’est pas dangereux c’est bien connu.
    On continue de se foutre de notre gueule je vois !
    Alors prenez vos responsabilités au lieu de blablater dans le vide, cela ne changera rien. Révolution !

  7. [conspiration]
    Si 1µBq/m3 c’est sans danger pour les humains, mais que ca donne mauvaise réputation au nucléaire, est ce un mobile suffisant pour appeller ca de l’eco-terrorisme ?
    D’un autre coté si on veut donner mauvaise réputation aux écolos en les faisant passer pour des terroristes, 1µBq/m3 suffit :-)
    [/conspiration]

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