Minority Report dans la vraie vie [infographie]

Anticiper le crime avant qu'il ne se produise, c'est le rêve de tout bon policier qui se respecte. Pourra-t-on un jour voir une police se basant sur des prédictions comme dans Minority Report ? Réponse dans cette infographie.

50% : c’est le pourcentage clef. Une unité de police qui pourrait anticiper les crimes les réduirait de 50%. Elle se baserait sur les bases de données recueillant tous les crimes passés. Des algorithmes savants s’appuyant sur des modèles exploiteraient alors ces bases de données et pourraient anticiper le crime !
Cela sonne comme de la science fiction et pour cause puisque il s’agit de pures spéculations. Mais elles nous laissent imaginer ce que serait notre société avec une telle technologie. Effrayant également…
Si tout cela semble peu crédible, l’infographie a le mérite d’interroger sur le libre arbitre, le déterminisme, le fatalisme… Bref, on verse du High Tech à la philosophie. Et trouver des réponses devient encore plus compliqué.

[criminology via dvice]

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  1. […Cela sonne comme de la science fiction et pour cause puisque il s’agit de pures spéculations…]

    J’ai pris la peine de googler ces programmes de prévisions et de regarder les chiffres. Ce n’est ni de la science-fiction, ni de la spéculation.

    Et au final, cela me semble tout à fait normal. On utilise depuis looongtemps ce genre de méthodes prédictives pour étudier les comportements d’achat, de déplacement, de modes,…
    L’appliquer aussi à l’étude des crimes semble tout à fait logique.
    Ce qui est surprenant, c’est qu’il ait fallu attendre aussi longtemps.
    .
    Attention, je n’ai pas dit que je cautionnais. J’constate, c’est tout…

  2. Et bien justement, je préfère encore que ce soit utilisé pour réduire la criminalité au lieu d’essayer de me faire acheter à tout prix un truc dont je n’ai pas l’utilité.

  3. Ouais mais posez vous la question essentielle qui est reliée au film : Peut on vraiment arrêter qqn avant qu’il ne commette son crime ? Ok il ne s’agit pas réellement de ça ici mais plutôt de prédire les risques de crimes cependant il faut faire attention avec ça. Comme le dit @deckard (qui parle de faire acheter un truc donc on n’a pas besoin) cela pourrait aussi transformer une proba pour un crime qui n’aurait pas lieu en un crime bien réel de part la présence des algorithmes et des forces de l’ordre…
    Bref il faudrait une bonne batterie de tests avant de rendre ça « commercial » 😉

  4. Morale et éthique mis à part, ce concept comporte une contradiction qui le rend tout simplement impossible. Faire des prévisions à partir de données antérieurs implique que ces données soient pertinentes. Elles pourraient l’être mais uniquement dans leur contexte, faire baisser la criminalité c’est justement changer ce contexte et donc rendre ces statistiques complètement inadaptées. Le comportement des gens varie en fonction de leur entourage. Par exemple, si le quartier connait une forte criminalité, la peur va induire naturellement la prudence. Si la criminalité baisse, moins de peur, donc moins de prudence, les comportements changent mais les statistiques précédentes persistent, donc les prévisions sont faussées.
    Pire, si on part du principe que je serais arrêté avant de commettre un crime et que la probabilité d’échapper à la police est infime. Tant que je suis libre, je suis dans cette probabilité. Je suis sur un toit, l’amant de ma femme est au bord de ce toit. J’ai le choix; je le pousse ou je l’éloigne amicalement du bord et je garde ce choix tant que je suis libre pour me décider au dernier moment… Ensuite on retombe (l’amant de ma femme au sens littéral) dans le travail de police habituel. Mais si je me fais arrêter avant d’avoir décidé de le pousser ou pas c’est une erreur ou le concept est mensongé.
    Donc c’est pas réaliste comme système.

    Mais, empêcher les crimes avant qu’ils se produisent, c’est tout à fait possible. La criminalité est un phénomène social, il suffit d’analyser ce phénomène au travers de statistiques (les revoilà) afin de le comprendre pour s’attaquer à ses causes pour autant qu’on en est les moyens ou la volonté.

  5. Je ne crois pas que le but soit d’arrêter les gens pour un crime qu’ils n’ont pas encore commis, mais simplement de déployer des forces dans des zones à risques. Pour reprendre l’exemple de l’amant, ce n’est certainement pas le genre de crimes identifiables et visés par ces logiciels.

    1. Oui, tu as raison… L’exemple de l’amant était plus une illustration tirée du concept de prédiction inspiré du film (qui lui en fait n’a rien à voir avec de quelconques statistiques).
      Si tu veux, on peut attaquer le problème par l’angle de la présence policière. Si on suppose que c’est un facteur important dans la criminalité. Donc, on change cette donnée, et les statistiques ayant conduit à ce redéploiement ne sont plus pertinentes. Soit la criminalité se déplace naturellement vers des zones moins pourvues en forces de l’ordre, soit elle change de nature.
      Si rien n’est fait pour traiter les causes mêmes de la délinquance, urbanisme, chômage, éducation, misère sociale, etc… adapter uniquement la répression « aux besoins » est une quête sans fin avec des résultats temporaires.

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