SOPA et PIPA, le calme après la tempête

Risk

Lamar Smith a déclaré via un communiqué de presse publié sur la plateforme de la Chambre des représentants du gouvernement américain que désormais, les projets de loi SOPA et PIPA sont en suspens.

Le peuple a grondé et grâce au soutien des acteurs majeurs du web, s’est fait entendre. Si ce n’est qu’un répit, c’est aussi une première victoire. Les élus américains ont été obligés de prendre en compte cette opinion publique mondiale. Evidemment, le piratage est toujours considéré comme illégal et ce fait ne sera pas remis en cause. Il y a des questions légitimes soulevées par ces projets de loi mais on ne peut pas censurer le web sans que les Internautes crient logiquement à la tyrannie.

Aux vues de la panique provoquée par l’annonce de PIPA et SOPA, il était actuellement préférable de repousser toute décision définitive et surtout de modifier les projets de loi pour les alléger et les rendre viables pour tous. Une vaste campagne qui devrait courir jusqu’au mois de février au lieu de se conclure à la fin janvier. Il s’agit donc d’une trêve et non d’un abandon, la situation reste à couteaux tirés.

Par exemple, prendre parti sur ce projet n’est pas sans risque. En effet, Barack Obama a affiché officiellement sa position anti-SOPA et s’est vu retirer le soutien de nombreux puissants d’Hollywood pour sa campagne électorale. Côté français, la fermeture de Megaupload  a suscité un véritable tollé chez nos politiques. En cause, les élections 2012, l’impact de la politique numérique et le poids des votes des Internautes. Résultat, le web et sa régulation deviennent des points incontournables de chaque campagne. Afficher sa position face au téléchargement devient un argument principal de programme et un bon moyen de se tirer dans les pattes.

Inéluctablement, cette croisade est loin d’être finie. Dans le scénario, on se situerait plus exactement au sein de l’entracte, temps mort ayant pour objectif de tempérer et de calmer les différents protagonistes. D’ici peu, on s’attend clairement à un SOPA 2.0, plus light mais reprenant l’ensemble des points conflictuels de ce qui sera alors son détesté prédécesseur. La situation reste complexe, les ayants-droits ne changeront pas d’avis et les sites web non plus.

Nous l’avons vu ce weekend du 21 janvier, la guerre du web est ouverte.

[Americanindependent]

© olly – Fotolia.com

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