Quand nos politiques gazouillent, clap ou couak ?

Shouting Bluebird

La plupart des médias tend à dire que les réseaux sociaux sont le reflet de l’actualité, intelligente ou non. En effet, les internautes y partagent ce qui leur tient à cœur ou qui les touche, ce qui fait de nos réseaux des baromètres cohérents. En sera-t-il de même pour les élections présidentielles 2012 ?

Un classement simple vient de dévoiler la place des personnalités politiques les plus suivies du réseau Twitter. Ce qui nous donne au dernier recensement :

  • François Hollande : 109 334 abonnés
  • Nathalie Kosciusko-Morizet : 108 988 abonnés
  • Benoît Hamon : 86 414 abonnés
  • Nicolas Sarkozy (compte de l’Elysée) : 70 635 abonnés
  • Laurent Wauquiez : 62 481 abonnés
  • François Bayrou : 56 157 abonnés
  • Cécile Duflot : 45 011 abonnés
  • Anraud Montebourg : 42 671 abonnés
  • Martine Aubry : 40 137 abonnés
  • Eric Besson : 39 649 abonnés
  • Valérie Pécresse : 36 128 abonnés
  • Ségolène Royal : 34 091 abonnés
  • Nadine Morano : 34 014 abonnés
  • Eva Joly : 33 030 abonnés

Twitter et son système de communication instantanée incarnent le Saint Graal des élus. C’est un moyen simple, rapide et désormais conventionnel de s’adresser directement aux citoyens sans s’appesantir de discours longs, incompréhensibles et rébarbatifs. Ce lien direct avec le public est une bénédiction et une façon de s’affranchir des médias sans passer pour un mauvais élève. Ajoutez à cela la touche de modernisme qui manque à nos politiques et les voilà au comble du bonheur à se gaver de potion magique Twitter.

Vous comprenez que le but du jeu est de voir l’évolution de ces chiffres à mesure que les campagnes avancent. Le web est-il capable de spoiler une élection, rien n’est moins sûr. Chaque candidat touche une cible précise d’adhérents et ceux-ci sont loin d’être accros au web et encore moins aux réseaux. D’ailleurs, nombre de politiques ont du mal à mettre une barrière entre vie privée et vie publique sur les réseaux. Poser un orteil sur les limites n’est pas dramatique en soit mais pourrait déplaire aux électeurs, cela remet le débat de la médiatisation des candidats sur le devant de la scène.

Resta que gazouiller n’est pas sans risque, les bourdes sur Twitter sont plus présentes que jamais. Les réseaux sociaux sont à l’instar de notre bon vieux bouche à oreille, encenseur lorsque tout va bien et un véritable poisson dès la première frasque. Autre conséquence du tweet intempestif, le manque d’attention qui agace désespérément l’Elysée. D’une part les politiques ont le nez collé à leur Smartphone lors des réunions importantes et d’autre part, cela met à mal les débats. En général, les arguments ou même simples réflexions des élus sont tweetés avant même qu’ils ne soient exprimés haut et fort. Résultat, l’Elysée compte punir les addicts et interdire les portables à l’entrée.

© fizzgig – Fotolia.com

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