Les étudiants sont aussi une cible de choix pour Google

Mobile phone

Le secteur de l’éducation n’intéresse pas qu’Apple et loin de là. Google compte bien investir également sur ce marché porteur. Si l’iPad est l’arme de prédilection pour Cupertino, Google ripostera avec ses Chromebooks.

Les établissements scolaires américains sont officiellement la nouvelle cible des leaders de l’industrie high-tech. Les Chromebooks jouent d’ailleurs leur va-tout avec cette nouvelle approche, en effet les portables sous Chrome OS n’ont pas séduit en 2011. Pour preuve, seuls 10 000 exemplaires ont été vendus un mois après leur lancement.

Google fait donc grise mine et s’en va séduire les établissements scolaires Outre-Atlantique. La firme précise avoir signé des accords avec trois universités pour distribuer les fameux Chromebooks. Au final, 19 000 produits sont partis pour la Caroline du Sud, 3500 pour l’Illinois et 2800 en Iowa, soit un total de 27 000 appareils.

Les arguments de Google pour son système d’exploitation ne manquent évidemment pas. Par exemple les Chromebooks se mettent à jour automatiquement, ce qui évitera aux écoles de disposer d’un matériel au système d’exploitation obsolète.

Le match Apple versus Google est donc relancé sur le secteur de l’éducation. Tous deux ont des arguments à faire valoir, si les étudiants préfèrent les tablettes, elles se révèlent moins pratiques pour taper des notes. A l’inverse la proposition d’Apple envers les établissements scolaires américains est reliée à tout un écosystème de manuels scolaires à des coûts relativement abordables, les Chromebooks et Google Apps for Education suscitent encore le scepticisme.

Toutes les issues sont donc encore possibles, reste qu’au pays de l’oncle Sam, la majorité des américains préfèrent l’iPad aux Chromebooks. Google a séduit l’Amérique avec Android, nettement moins avec Chrome OS.

© Tanja Krstevska – Fotolia.com

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Dernières Questions sur UberGizmo Help
  1. Dire que dans l’auto école près de chez moi, on s’entraîne encore au code sur papier, dire que dans les lycées/collège près de chez moi, on a encore des WIndows XP avec des écrans plus gros que nous, avec des tours qui étaient là avant l’arrivée de la plupart des profs..

    A quand un investissement de leur part dans nos départements ? ^^

    (C’est pas pour trollé, juste, je prend cette histoire avec humour. Faut dire que la différence est flagrante)

  2. Si Google veut manger des parts de marché à Apple, il va falloir se positionner clairement sur un secteur de marché. Là on est encore sur un ordre de prix un peu bâtard.
    Apple pour sa part, comme toujours, vise les hautes classe sociales (oui, dépenser plus de 500€ pour une tablette, c’est pas tout le monde qui peut se le permettre). Les chromebooks sont clairement orientés clood, et la techno n’est pas donc pas essentiellement dans la machine et permet de baisser drastiquement les coûts pour les constructeurs. Et pourtant, le prix moyen d’un chromebook aujourd’hui est de l’ordre de 350/400€. Une mauvaise tactique selon moi. Si Google veut s’imposer chez les étudiants, il va falloir proposer des solutions à moins de 250€. En France, on tend vers un système à l’américaine, et à part pour les universitaires, de plus en plus d’étudiants doivent contracter des prêts pour payer leurs études. Et ils n’ont donc pas franchement envie ni les moyens de payer ce prix dans un support.
    Le chromebook possède en plus l’énorme avantage du clavier. Tous les étudiants des écoles où l’ont a distribué des tablettes le disent, c’est la merde pour prendre des notes, et c’est pas fait pour. Google a donc les moyens de s’imposer haut à la main, à condition que leurs choix de constructeurs se portent vers des low-cost de qualité.
    Reste à voir si ils vont comprendre ça…

  3. Il ne faut pas confondre le prix à la vente aux particuliers et les offres « Chromebooks for Business and Education ». Ces offres sont à 30$ environ par mois et par utilisateur et sont des packages matériel (le Chromebook) + logiciels (Google Apps). De plus, le matériel est renouvellé tous les 2 ans.

    Autrement dit, ce sont des forfaits tout compris qui garantit:
    1) Une mise à jour des applications, étant donné que c’est uniquement des webapps.
    2) Une mise à jour toutes les 6 semaines de l’OS, sans intervention de l’utilisateur.
    3) Une mise à jour du matériel tous les 2 ans.

    Autrement dit, la part d’administration est quasi nulle pour l’équipe IT qui adopte ces offres, et le prix d’entrée est très compétitif par rapport à la concurrence.

    Après, il faut évidemment que ça réponde aux besoins.

  4. Oui c’est sur, on se croirait au moyen âge dans les lycées: ordinateurs d’il y a 10/20 ans, sous Windows XP ou windows 2 000, sans aucune mise à jours depuis des années (impossible de voir des vidéos par exemple), avec des clavier/souris à moiteur cassés et des écran pour la plupart à moitié détruits, c’est une honte… (et je ne parle pas des tableaux tactiles instalés cette années dans TOUTES les salles (pour améliorer les cours)… Qu’aucun prof n’utilise: ils prennent la poussière.

    On a un énorme retard en France. Une étudiante danoise venus cette année en france dans ma classe à l’impression d’être revenue 20 ans dans le passé: eux TOUT leurs devoirs se font via ordi/iPad, les prof envoient les devoir par mail, en cours, ils ont un ordi/iPad par table, ils n’utilisent plus le papier et le prof envoie en direct les informations aux élèves (documents à étudier, ,..). Les examens finaux officiels se font sur des ordinateurs (déconnectés d’internet je suppose).

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