Facebook : un pas de plus vers la valorisation boursière de tous les records

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Facebook a officiellement déposé le dossier qui s'il aboutit, constituera la plus importante introduction en Bourse dans la galaxie de l'e-économie. Mark Zuckerberg se verrait idéalement auréolé de succès, son réseau social aurait alors parcouru un chemin vertigineux vers la réussite depuis sa conception dans une simple chambre d'Harvard.

Mark Zuckerberg a soumis aux autorités boursières américaines son projet qui permettrait de soulever pas moins de cinq milliards de dollars. Si la validation est effective, il s’agirait d’une des plus importantes mise sur le marché ayant jamais existé, un véritable record même pour le monde si particulier et fructueux de la Silicon Valley et de son économie numérique.

L’ensemble des documents nécessaires à la constitution du dossier ont été transmis à la Securities & Exchange Commission (SEC) pour qu’ils soient portés à l’étude. Facebook y annonce 845 millions d’utilisateurs auxquels s’ajoute un chiffre d’affaires de 3,71 milliards de dollars pour l’exercice 2011. A savoir cependant que la publicité a représenté 85 % de son chiffre d’affaires et à ce titre, vos données personnelles et vos likes deviennent d’autant plus précieux.

Fondamentalement, cette entrée en bourse est une opportunité de répondre rapidement aux besoins de l’entreprise et de gagner beaucoup d’argent (vraiment beaucoup). L’activité de Facebook devrait croître en conséquence, ainsi que le pécule personnel de Zuck’ si tout se passe bien. La Bourse est capricieuse, elle reste fluctuante, demandez donc à Groupon. Cette introduction reste une prise de risque, Facebook ou non.

A ceux qui se demandent s’ils peuvent acheter des actions Facebook aujourd’hui, navrée mais la réponse est non. Pour le moment, le réseau social n’est pas encore coté, il est seulement entré en phase d’examen, soumis aux experts de la SEC. Le dossier est actuellement étudié sous tous les angles, finances, projections, concurrence … tout est passé au crible. Le réseau est plus qu’un autre sous la coupe des experts, en effet son introduction est accompagnée d’un chiffre impressionnant. Le nom de Facebook serait valorisé à hauteur de 100 milliards de dollars, ce qui n’est qu’une supposition et bien sûr, aucune pérennité n’est assurée. La Bourse reste facétieuse et il reste difficile de conserver une telle valorisation au fil du temps.

Et demain ? Une fois la question de la validité du dossier réglée, Facebook sera officiellement coté en bourse. A ce moment-là, vous ne pourrez toujours pas acheter des actions, navrée – encore. En effet, le réseau n’appartient pas uniquement à Zuckerberg, de nombreux actionnaires ont déjà des parts dans la société, comme le démontre ce tableau de Learvest.

D’une part, tous les individus de cette liste vont certainement devenir beaucoup, beaucoup, beaucoup plus riches. D’autre part, vous vous imaginez bien que la liste d’attente pour obtenir même 0.01% de Facebook est incommensurable aux vues de son hypothétique valorisation. Seulement, pour le moment le dossier est à l’étude, nous ne savons pas combien d’actions seront disponibles et à quel tarif, comme quoi rien n’est joué à l’heure H. Facebook a fait un énorme pas en avant en déposant officiellement sa candidature, toutefois le chemin aboutissant à quelques certitudes reste bien long.

En somme pour le moment, le mot d’ordre est patience et d’ailleurs dans ce genre de situation mieux laisser les gros clients essuyer les plâtres en premier.

[Gizmodo]

© Julien Eichinger – Fotolia.com

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Dernières Questions sur UberGizmo Help
  1. Facebook, le nouveau Madoff de l’internet , mais en plus soutenu par tout un tas de journaliste neuneu qui ne prenne aucun recul pour faire leur article.

    Un petit rappel (ctrl-c ctrl-v d’un autre article)

    « Si Facebook parvient à lever cinq milliards de dollars, elle ferait trois fois mieux que Google qui en 2004, avait levé 1,7 milliard. Par ailleurs, si le cours de l’action Facebook double, comme l’annoncent les analystes, elle aurait une valorisation boursière cinq fois plus grande que Google, comparé à son chiffre d’affaire ou son bénéfice.
    En divisant la capitalisation boursière de Google (189 milliards de dollars) par son chiffre d’affaires (38 milliards), on obtient le ratio de un sur 4,7. Pour Facebook, 100 milliards de dollars rapportés à 3,7 milliards de chiffre d’affaires, le ratio est de un sur 27, soit plus de cinq fois celui de Google. »

    Ainsi :
    -La valorisation de Facebook par rapport à son bénéfice annuel serait de 1/100 (pour ceux qui ne comprennent pas… Facebook mettrait 100 ans à l’heure actuelle à rembourser ses investisseur).
    -Ils ont déjà atteint un pic d’utilisateur/de temps d’utilisation impressionnant . Il se vante d’ailleurs assez souvent d’être plus vue que la galaxie Google….comme le signale beaucoup d’analyste sérieux « le temps de l »hypercroissance est terminé », la croissance elle même est à prendre avec des pincettes, d’après beaucoup…
    -A coté de ça, il dégage à peine 1/20 des bénéfice de google….visiblement ils n’arrivent toujours pas à monétiser leur audience.
    -Audience qui en prend déjà un coup, sous le coup de boutoir de concurrent (dont twitter, google+, etc) et sous menace de législation européenne.

    Bien sur, personne dans les média n’ose lever la voix pour dénoncer cette mascarade et le gros « soufflé » que représente Facebook! Pensez vous, même gizmodo a un Facebook connect, critiquer ça ne se fait pas…

    Alors , Facebook, du vent? Quand la bulle spéculative éclatera (faisant de ci de là plein de couineurs pleurant « mais Facebook, c’était l’avenniiiiir…on en a même fait un film »), peut être que les journalistes redeviendront sérieux en parlant de ce site qui pour l’instant, n’a toujours rien prouver….(a part des chiffres spéculatif, et le fait d’avoir convaincu toute la presse…)

  2. @Laurent
    Je trouve votre analyse particulierement pertinente et de surcroit rafraichissante, un grand merci. Je reste juste en retrait qu’en à votre interprétation sur pourquoi la presse/les sites branchés NTIC n’en parlent pas.
    Pour moi le problème vient du fait du fonctionnement même des marchés dans les secteurs des nouvelles technologies. L’engouement est tellement grand et sur toutes les lèvres que même au vu des informations justes que vous avez donné, les investisseurs sont rassurés. Donc oui, les actions vont gonfler et se maintenir à un stade artificiel qui ne représentera plus une valeur juste mais seulement l’excitation du moment.

  3. Le gros problème c’est que facebook est et sera très rapidement surévalué. Dans un premier temps ( le jour même de l’introduction) je pense qu’il devrait y’avoir une hausse assez spectaculaire encouragé justement par les médias mais beaucoup de petit investisseur qui se lanceront probablement pour la première fois dans l’achat d’action vont y perdre des plumes. La volatilité sera t’elle qu’il sera difficile de gérer la prise de bénéfice à temps. Donc à tous ceux qui comptent investir PENSER A METTRE UN ORDRES STOP !!!

    PS: et méditer sur le cas de zynga !

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