Neil Young évoque la question du piratage musical

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Neil Young, légende du rock s'il en est, a récemment pris parti en faveur si l'on puis dire du piratage, en réalisant d'ailleurs une analogie osée : selon lui, le piratage ne serait au final rien d'autre que l'évolution logique de la radio. Un point de vue défendable ?

Neil Young est de ces artistes qui ont traversé les générations. Avec une carrière longue comme le bras (lancée dès le début des années 60), il connait et a pris la mesure de l'ampleur de chacun des propos qu'il lance en public. C'est d'ailleurs sans doute pour cela qu'il a décidé d'évoquer la question du piratage il y a peu, en compagnie du site All Things D. Selon lui, "le piratage est la nouvelle radio". La bombe est lancée, même si l'homme a étoffé le propos en ajoutant que c'était "la façon dont la music évoluait". En même temps, avec son assise, il ne risque pas grand chose.

Avant de continuer, en évoquant cette fois la musique dans son ensemble, et la manière dont l’ère digitale aura fait évoluer les habitudes d’écoute : « Ce n’est pas tant le fait de savoir si la musique digitale est mauvaise, ou inférieure en terme de qualité, c’est la façon dont elle est utilisée qui ne rend pas justice à l’art. Le MP3 n’offre que 5 pourcents des données présentes dans l’enregistrement original. La commodité de l’âge digital a forcé les gens à faire un choix entre qualité et commodité, mais ils n’auraient pas du avoir à faire ce choix. […] Steve Jobs fut un pionnier dans le milieu de la musique digitale, et son héritage est énorme. […] Cela dit, lorsque je rentre à la maison, j’écoute des vinyls. Et vous devez me croire : aussi longtemps que je serais en vie, je conserverais cette habitude. »

On n’irait sans doute pas jusqu’à lui donne tort. Cependant, il aurait peut-être du prendre le temps de relever les alternatives existantes, telles que Spotify. Et puis, lancer un tel pavé dans la mare, pourquoi pas. Mais il n’aurait peut-être pas tenu tout à fait le même discours si il avait débuté sa carrière dans les années 2000, en étant obligé de faire face aux contraintes amenées par le piratage, justement. Ce qui n’enlève évidemment rien à son génie, entendons-nous bien.

[allthingsd]

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  1. « si il avait débuté sa carrière dans les années 2000, en étant obligé de faire face aux contraintes amenées par le piratage, j »
    Avec des « si ».
    On peut d’ailleurs.
    Le piratage pose un énorme problème aux « chanteurs » à la voix trafiquée en studio, qui doivent sortie et vendre des CDs pour vovre, parce qu’ils sont incapables de monter sur scène.
    Mais à partir des années 2000, le web.2 offre à des « performers » comme Neil Young la possibilité de s’exposer gratuitement sur la toile pour trouver un public, et exploiter cette exposition dans des concerts.
    « Le piratage » sert objectivement les gens comme Neil Young, surtout ceux qui, comme lui, sont des « bêtes de scène ».
    Est-ce que les « bêtes de scène » comme U2 souffrent du piratage? Absolument pas. Bien au contraire. L’argent économisé sur les disques, c’est toujours ça de gagné pour acheter une place sur le tournée. Et ça n’empêchera jamais l’essentiel des fans de payer les deux.

  2. « le mp3 n’offre que 5 pour cent des données contenues dans l’enregistrement original »
    Ah bon? C’est nouveau ça! On m’aurait caché des choses?
    Avec un raisonnement basé sur des idées fausses, quelle valeur accorder à la conclusion?

  3. « Cela dit, lorsque je rentre à la maison, j’écoute des vinyls. Et vous devez me croire : aussi longtemps que je serais en vie, je conserverais cette habitude. »
    Heuu… la traduction est ici très incorrecte!!!

    Sur le site d’AllThings la phrase originale est “But when he went home, he listened to vinyl. And you’ve got to believe that if he’d lived long enough, he would have done what I’m trying to do.” en parlant de Steve Job! En clair, Steve Job nous vendait tout ses itrucs mais lui continuait d’utiliser le bon vieux vinyle d’après Neil (et comme il avait bien raison vu que moi aussi je n’écoute plus que ça).

    Tout comme Neil, je suis d’accord sur le fait que le soucis n’est pas réellement le piratage et que fondamentalement ceci est une évolution batarde de la radio. Combien de gens charge des milliers de fichiers sans vraiment les écouter si ce n’est une fois ou 2? Non, le vrai problème est plus que lorsque qu’on a chargé un album qu’on apprécie réellement (écoute fréquente,…), cela devient alors une obligation morale de l’acheter par respect du travail de l’artiste… Mais le respect cela fait longtemps que notre société se l’ait mis là ou je pense!

  4. « Ah bon? C’est nouveau ça! On m’aurait caché des choses? »
    5% est peut-être exagéré, je te l’accorde. Mais passer de 6500/700 Mo un album sur un CD à 45/50Mo en MP3 (à 128kbps par exemple) ça nous fait tout de même entre 6 et 8% de la taille originale… Tu crois que le reste c’était du vide???

    1. je pense surtout que par « 5% du contenu » il parle bien évidemment du fait d’avoir le CD/vynil avec sa boîte, les goodies (variable du tout au tout, petit fascicule ou gros coffret collector).

      On fait aussi du format « lossless », mais tout le monde devrait le savoir vu qu’Apple (puisque il est si populaire et tant utilisé pour la musique) en a un format rien qu’a lui : ALAC… euleuleuleu, Apple Lossless Audio Codec.
      De plus, l’encode d’un fichier et sa taille n’a rien avoir avec sa qualité, bien que dans l’idée le poid = le moins de compression, une sonnerie monophonique n’aura pas besoin de grand chose pour être « stocker ».

      Petit rappel : une onde « sonore » est donc la restitution visuelle de différentes fréquences (en hz, que l’on entend) entendu à l’instant T, ce qui, en fonction du média enregistré peut être largement suffisant, un CD = 44,1 kHz / 16bits, soit 44.1kHz * 16bits PAR seconde.
      Le gros problème étant le traitement du signal (analogique VS numérique) puisque l’un permet d’éviter la compression en privilégiant du matériel haut de gamme (et oui, l’analogique, rien qu’avec des câbles non-blindés on peux entendre des fantômes ;))
      Alors que l’autre facilite sa manipulation (logiciel / simulation / traitement des données) avec pour contre-partie le fait de « coder »/ »codifier » l’analogique en signal numérique, il y aura forcément donc perte en fonction des CAN/CNA.
      La précision d’un enregistrement lui étant généralement traitée par la transformée de fournier, pour un signal d’entrée allant de maximum 27 kHz, il faudra pour un résultat optimal l’échantillonner sur 27*2=54kHz bien que notre oreille n’entend réellement que de 20hz a 22kHz.

      Dernière chose, pour les détracteurs de la musique numérique, les bons vieux roots qui sont encore fondus de vinyles, l’une des principales différences de « qualité » d’écoute est lié aux techniques modernes d’enregistrement, de mix et mastering.
      En privilégiant une chaine de traitement audio numérique de B à Y (A et Z seront forcément analogique ;)), on tente de fidéliser l’enregistrement pour une écoute numérisée, l’oreille et bien souvent le matos audionumérique « grand public » ne jouent que sur les 2022kHz, la dynamique des fréquences d’un format audio est lié à son échantillonage et cette dynamique dépassent bien souvent ces fréquences.
      Toutes notes jouées à vide produira une multitude de fréquences : la fondamentale (note jouée, ex: un LA 440hz) ainsi qu’une floppée d’harmoniques et sub-harmoniques qui enrichis le son, et étant des multiples, une note très aigu tel qu’un 20kHz aura pour 1ere sub-harmonique 10kHz et pour 1ere harmonique 40kHz)

      Ou vais-je à dire tout ca ? Et bien simplement que l’enregistrement et les techniques des studios actuels rafollent particulièrement des compresseurs et autres effets de mise en avant du spectre, en contre-partie d’une qualité dégradée : suppression pure et simple des sub-harmonique/harmo trop éloignée d’un morceau, impression de son synthétique ou froid, manque de richesse sonore… et encore se n’est vraiment qu’une vision de surface… (et c’est désespérant…)

      D’une certaine façon donc, sachant que peu de gens entendent la différence entre du 360p et 480p sur youtube, en quoi la qualité d’un CD serait-elle dégradée par la réduction de la dynamique d’une piste, si celle-ci ressors du mix et parait plus agréable à l’écoute ? Et oui… la musique n’est plus tellement une question de passion mais bien évidemment de rendement économique…

      Espérons que la belle époque des grands studios analogiques de ce monde ne se terminent jamais, en particulier en pensant aux Abbey road Studios d’EMI 😉

  5. « Et vous devez me croire : aussi longtemps que je serais SERAI en vie, je conserverais CONSERVERAI cette habitude. »

    On n’irait sans doute pas jusqu’à lui donne DONNER tort. Cependant, il aurait peut-être du DÛ prendre le temps de relever les alternatives existantes, telles que Spotify. »

    C’est souvent les « coquilles » chez vous quand même…

  6. Neil Young ferait mieux d’arrêter la coke et autre joyeusetés. Ca fait 30 ans que je suis le bonhomme, et il a jamais raconter autant de conneries que depuis la sortie du cd audio. Alors ses histoires sur les mp3 et autres pirates….

  7. Je ne suis Pas tout a fait d’accord avec toi

    Je fais de la MAO depuis 6 ans maintenant ,avec une certaine technique que jai acquis , les compresseurs numerique ne sont pas forcemment ravageurs!!

    De plus je fais de la musique par passion ,et pourtant mes sons sont synthétiques tu vois donc c’est faux en partie .

    Jchui d’accord qu’une majoritè de cadord genre guetta et autres font de la musique pour s’enrichir et plus par passion c’est sur .

  8. @ bastien :
    Le ALAC n’est plus rien qu’a apple depuis déjà quelque mois, ils ont rendu ce format libre.
    Dans la musique, il y a les artistes de scène, et les artistes de studio. Le piratage fait beaucoup de mal aux artistes de studio car leur revenu vient principalement de la vente de cd. Les artistes de scène voient dans le piratage un moyen de se faire connaitre et d’attirer un maximum de publique à leurs concerts, là où ils tirent le maximum de leurs revenus.
    Les artistes de studio, quand ils font une tournée dans toute la france, c’est 8 dates en trois mois. Les artistes de scène (je prend pour exemple la tourné que les ogres de barback ont fait pour la sortir de leur album « du simple au néan), c’est 30 dates en deux mois et demi.

  9. « Mais il n’aurait peut-être pas tenu tout à fait le même discours si il avait débuté sa carrière dans les années 2000, en étant obligé de faire face aux contraintes amenées par le piratage, justement. Ce qui n’enlève évidemment rien à son génie, entendons-nous bien. »
    Au contraire, n ‘importe qui qui débute à bien plus de chance de gagner de l’argent grace au piratage, c’est d’autant plus vrai pour les petits artistes, c’est quoi ces préjugés à deux balles (in)dignes des majors ?

    Ah et « Ce n’est pas tant le fait de savoir si la musique digitale est mauvaise », « La commodité de l’âge digital », WOW, ce n’est pas une faute d’orthographe mais ça ne veut tout bonnement RIEN dire !
    La musique faite de doigts ? C’est quoi ces conneries ? Digital ne veut en rien dire numérique hein !

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