Test : Sony Xperia S

Sony Xperia S, le test

Sony Xperia S, le testAnnoncé pour être disponible dans le courant du mois de mars dans l’hexagone, le Xperia S de Sony Mobile Communications‎ (et plus de Sony Ericsson, il va falloir vous y faire !) se veut comme un smartphone orienté haut de gamme, capable de mettre à mal la concurrence. En attendant de pouvoir toucher ses successeurs (les Xperia P et U, annoncés la semaine passée, et qui devraient trouver leur chemin vers la France d'ici quelques mois !), voyons voir s’il sera en mesure de se faire une place dans la jungle des smartphones basés sous Android.

Un design épuré au possible

Prenant la relève de la gamme Xperia Arc, dont les derniers représentants datent de la fin de l’année 2011, le Xperia S, prévu dans un premier temps pour sortir en étant flanqué du sceau Sony Ericsson, a hérité d’un travail considérable sur la question de son design. Arborant une allure épurée au possible, sans toutefois être étriqué dans sa belle robe blanche (bien qu’il soit également prévu pour être décliné en noir), il jouit en plus de cela d’un écran à la luminosité plus que convenable, mais aussi d’une barre LED transparente nichée sur sa partie inférieure (qui fait office d’antenne, rien que ça) au dessus de laquelle on retrouve les touches physiques inhérentes à chaque smartphone basé sous Android. La discrétion est de mise, et le pari fait mouche. Et même s’il semble évident qu’il ne fera pas l’unanimité esthétiquement parlant (son allure plastique ne jouant pas franchement en sa faveur, mais j’y reviendrais), le Xperia S n’aura pourtant pas grand mal à rallier à sa cause ceux qui avaient déjà flashé sur la gamme Xperia Arc (d’ailleurs aussi efficace sur le plan technique que cheap sur la question du design global…). Pourtant, ses courbes se voient quelque peu polluées par 2 invités : les ports micro USB et HDMI. Pratiques, pour ne pas dire indispensables en 2012, ils se sont tous deux vus dissimulés par des caches en plastique peu glamours, qu’il vous faudra prendre le soin de déclipser à chaque utilisation. Sans doute est-ce là le prix à payer pour disposer d’un smartphone aux courbes pures et reposantes. Par contre, la plus classique prise jack se retrouve de son côté jonchée sur la tranche supérieure du mobile. Rien à redire, la façon de faire a déjà fait ses preuves maintes et maintes fois. De la même façon, Sony a pensé aux photographes en herbe en plaçant un déclencheur sur la tranche du smartphone, à quelques centimètres des touches permettant de réguler le volume du smartphone.

Pour conclure sur la question du design, centrons nous plus particulièrement sur la question de la coque arrière du Xperia S (évidemment amovible) : arborant une sorte d’allure plastique un peu cheap, elle est en réalité composée d’une matière plutôt étonnante, puisque capable de se débarrasser très simplement des tâches, traces de crayons ou que sais-je encore. Pour avoir tenté de gribouiller au stylo la coque en question, il en est ressorti que cette dernière aura réussi à retrouver sa blancheur originelle en quelques secondes, après s’être simplement faite caresser par un simple chiffon mouillé. Un argument de vente supplémentaire ? On ira sans doute pas jusque là, mais comme on dit “ceci explique cela”.

Sony Xperia S, le test

La fameuse coque insensible aux coups de crayons !

Du dual-core, seulement ?

Mais passons la question du design, pour s’intéresser maintenant aux entrailles de cet Xperia S. Et de ce côté, on pourra dire qu’on est pas déçus. Déjà, son écran tactile TFT (anti-rayures), dont la diagonale culmine à un confortable 4.3” tend à donner le ton : le constructeur a voulu frapper un grand coup, à défaut de pouvoir égaler ce qui se fait de mieux en la matière actuellement. Ce même écran affiche une résolution de 1280 x 720 pixels, 16 millions de couleurs mais également une densité de pixels qui atteint les 342 ppi (alors que le Galaxy Nexus bloque à 316 ppi et l’iPhone 4S à 326 ppi). Autant dire qu’on est ici face à une configuration très agréable à l’oeil, capable, grâce à la technologie Sony Mobile Bravia Engine, d’afficher des couleurs plus fidèles, évitant de tendre grossièrement vers tel ou tel ton. Sans atteindre la qualité de contraste d’un Galaxy Nexus, l’écran du Xperia S impressionne, et permet une lecture plaisante. Que vous vous décidiez à lire de longs articles sur la toile via le navigateur web intégré, à consulter vos timelines Facebook/Twitter, à jouer à un jeu en 3D ou à lancer une vidéo, le résultat sera le même : le rendu à l’écran vous subjuguera. A côté de cet écran, on retrouvera également un processeur dual-core de Qualcomm cadencé à 1.5GHz couplé à 1Go de RAM. Autant vous le dire tout de suite : benchmarké via l’utilitaire Quadrant, le Xperia S arrive à tenir tête, et même à dépasser les Galaxy Tab, Galaxy Nexus et Galaxy S. Les gamers ne seront pas non plus en reste : le processeur du Xperia S est en mesure de supporter la quasi intégralité des jeux présentés sur l’Android Market, 3D comprise (vous en doutiez). D’ailleurs, pour faire un rapide crochet sur la partie “gaming” de ce Xperia S, sachez qu’il offrira la possibilité de mettre la main sur des jeux Sony via un PS Store, qui n’avait malheureusement pas ouvert ses portes à l’heure de notre test.

Sony Xperia S, le test

Lumineux au possible, l'écran charme.

Aussi, le mobile offre 32Go de mémoire interne. 32Go de mémoire interne donc, mais qu’il ne sera pas possible d’étendre, Sony n’ayant pas trouvé opportun d’intégrer à son mobile un slot microSD, qui aurait pourtant été vu comme un véritable plus. On se consolera comme on pourra en se disant que le smartphone offre du aGPS, les WiFi 802.11b/g/n, Bluetooth, DNLA, un capteur arrière de 12.1 megapixels (nous y reviendrons), un capteur frontal de 1.3 megapixels (720p), un slot microSIM, le tout dans des dimensions de 28.0 × 64.0 × 10.6 mm pour un poids de 144 g. Fait notable : la version d’Android embarquée sur le Xperia S n’est pas la 4.0, mais la 2.3. Pourtant, Sony nous a confirmé que son téléphone disposerait d’une mise à jour Ice Cream Sandwich d’ici le mois de mai prochain. Et puis, comment ne pas évoquer sa compatibilité NFC ? Pour l’occasion, Sony a livré avec la version test de son mobile 4 SmartTags, soit 4 espèces de badges estampillés NFC, et auxquels on pourra dédier des fonctions, voir des profils. Pour vous donner une petite idée des possibilités offertes, sachez que vous pourrez coller dans l’une des pièces de votre habitation un badge défini pour faire passer votre smartphone en mode silencieux. Concrètement, le smartphone changera de mode dès qu’il captera la présence du badge. Et encore, il ne s’agit là que d’un bête exemple, qui se verra sans doute rapidement rejoint par d’autres. Malheureusement, il semble que ces badges soient amenés à être vendus en supplément, pour environ 19€ les 4. Vous en conviendrez, ça fait un peu cher du gadget.

Enfin, le Xperia S a également hérité d’une batterie 1700mAh qui peine à convaincre. De base, le smartphone arrive péniblement à garder la charge une journée complète, pour peu que vous ayez l’habitude de passer plusieurs appels par jour, d’aller rôder sur les réseaux sociaux, voir même de jouer à un ou deux jeux le temps de quelques minutes. Fort heureusement, la tenue de la batterie peut se voir légèrement boostée en s’adonnant à des réglages. Mais l’utilisateur lambda aura t-il l’idée d’aller farfouiller dans les menus, à la recherche de quelques minutes d’autonomie en rab’ ? Pour contrebalancer ce mauvais point, notons tout de même que le smartphone est capable de se recharger très rapidement une fois branché sur adaptateur secteur. C’est bien simple, à vue de nez, on aurait envie de dire qu’une charge complète se réalise en moins d’une heure.

Coup d'oeil sur l'utilitaire de gestion de l'autonomie.

TimeScape, es-tu là ?

Sony s’est senti obligé d’offrir sa surcouche maison TimeScape à la version d’Android (2.3) équipant son smartphone. Pour ceux n’étant pas tout à fait intimes avec TimeScape, sachez qu’il s’agit d’une sorte de surcouche logicielle, qui va rendre Android moins abrupte. Par exemple, ce même TimeScape va renfermer une application qui va afficher d’une manière plus transparente les flux de vos timelines Facebook, Twitter, vos SMS également, et j’en passe. Aussi, elle offre un accès vers le SEN de Sony (intégrant les services Video et Music Unlimited). Pas folle, la guêpe ! Concrètement, les habitués d’Android ne perdront sans doute pas de temps pour supprimer toutes traces de cette aide visuelle, tandis que les néophytes à l’OS mobile de Google devraient y trouver un intérêt certain, tant il est vrai que TimeScape a tendance à vous prendre par la main (pour mieux vous confiner dans son univers, dirons les mauvaises langues !) A côté de ça, on retrouvera quelques ajustements effectués par Sony sur les applications de base d’Android. Rien de véritablement notable, on pourra en convenir, mise à part cette petite application qui vous permettra de régler l’autonomie de votre smartphone, mais aussi d’activer et de désactiver les WiFi, Bluetooth, etc. Dommage, ces dernières fonctions ne sont cette fois pas accessibles depuis la barre de notifications. Pourtant, c’est habituellement là l’une des forces d’Android. Par contre, LiveWare manager, ce petit utilitaire qui va pouvoir automatiquement lancer une application dès lors que seront connectés au téléphone une oreillette Bluetooth, un casque ou des écouteurs, mérite amplement le focus. C’est bête, il est d’ailleurs caché dans le sous menu d’Android, alors qu’il mériterait de se faire une place de choix, ne serait-ce que pour les mélomanes ayant pour habitude de brancher leur casque sur leur smartphone, et qui seront ravis de voir Spotify pour ne citer que lui se lancer de manière automatique une fois la prise jack 3.5mm du Xperia S caressée.

On regrettera par contre que Sony n’ait pas daigné toucher au navigateur web d’origine équipant son Xperia S : minimaliste au possible (bien que très rapide), il aurait gagné à proposer un peu plus d’options. De la même façon, le lecteur vidéo embarqué demeure bien trop limité en terme de compatibilité. Rassurez-vous, une fois l’alternative MX Player récupérée sur l’Android Market, vous vous rendrez compte que le smartphone que vous tenez en main est capable d’achever des petits miracles sur la question de la lecture vidéo, et encore plus lorsque sa sortie HDMI est exploitée. Et puis, n’oubliez pas qu’il dispose tout de même de 32Go de mémoire interne, ce qui n’est pas pour le desservir sur ce point, bien au contraire.

Sony Xperia S, le test

La présence d'une sortie HDMI est appréciable.

Un caméraphone complet

Le Xperia S mérite amplement son appellation de caméraphone : son capteur 12 megapixels (F2.4) permet de prendre des clichés d’une grande qualité, aux tons fidèles. Pour ne rien gâcher, il jouit également d’un flash LED, d’un zoom numérique 16x, de l’autofocus, d’un stabilisateur, d’un mode de détection des visages/sourires, et, cerise sur le gâteau, d’un mode panorama 3D, qui comme son nom l’indique à moitié va autoriser la prise de panoramas en “fausse” 3D. Pour autant, l’autofocus ultra-rapide permet de balayer des paysages en moins de deux, qui ne trahissent d’ailleurs que très rarement des fautes. De nombreux réglages sont également accessibles à ceux qui désireraient mettre les mains dans le cambouis afin d’obtenir des clichés moins neutres. Et puis, même si ça pourrait semble évident, autant le préciser : oui, le Xperia S est en mesure de capturer de la vidéo en 1080p. D’ailleurs, sur ce point, il s’en sort plutôt bien, du moins, du côté de la qualité de l’image. La partie sonore, elle, reste un peu en retrait. Dans tous les cas, l’offre proposée ici sera largement suffisante pour prendre des vidéos dans un cadre privé.

Sony Xperia S, le test

L'interface de la fonction APN.

Et alors, j’achète ?

De mon avis, cet Xperia S semble siffloter en do mineur le nouveau leitmotiv de Sony : “sans maîtrise, la puissance n’est rien.” Certes, j’aurais comme l’impression d’avoir déjà entendu ça quelque part, mais c’est une certitude : Sony a décidé en cette année 2012 de prendre son temps, pour nous offrir une gamme de smartphones sous Android équilibrés, ne cherchant pas à remporter la course de la vitesse pure. D’ailleurs, le Xperia S le prouve : il n’a pas fait le pari du processeur quad-core, et n’est pas basé sous Android 4.0. Pour autant, est-ce là un véritable handicap ? Et puis, sa puissance est à l’heure actuelle suffisante, et son écran de 4.3” lui permet de gagner des points, là où la faible autonomie de sa batterie 1700mAh lui en fait perdre. En somme, il s’agit là d’un excellent Androphone. Pas le nouveau mètre-étalon, non, mais nous n’en étions pas tellement loin.

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Dernières Questions sur UberGizmo Help
  1. Bonjour,

    il y a des erreurs dans le test.

    La batterie est une 1700 mAh.

    Les 4 Smart Tags seront vendus en avril à 19 euros les 4.

    Cdt

    1. Pas comme routeur mais je vois ce que tu veux dire et je confirme : le WiFi permet de partager la connection 3G avec un autre apareil WiFi en se connectant en mode ad-oc par exemple une tablette… intéressant pour les français qui ont la 3G en illimité sur leur phone (petit belge ici: la 3G coute 10€ pour un abo 100MO … :// )

  2. slt sur le web en lecture de page blog etc fait-il la lecture en flash player? y a t-il la garantie de sony de passer en 4.0 de mise a jour?
    le test est bon sinon dans l’ensemble.

    tony

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