Test : Uncharted : Golden Abyss

L'escalade sans filets, le leitmotiv de Nathan Drake.

Mieux vaut tard que jamais : nos premiers tests de jeux PS Vita arrivent enfin ! Et pour ouvrir le bal, à tout seigneur, tout honneur, c'est Nathan Drake qui se voit placé au centre de la scène pour une toute nouvelle aventure. Il faut dire qu'Uncharted : Golden Abyss, dernier volet en date marqué de son apparition, a de sacrés arguments à revendre !

Un épisode dans la continuité

Après avoir fait carton plein grâce à un Uncharted 3 : L’Illusion de Drake de haute volée en fin d’année dernière, Naughty Dog semble avoir voulu se donner du temps sur la question de l’avenir de sa série fétiche. Et c’est d’ailleurs sans doute pourquoi le studio n’a pas directement assuré le développement d’Uncharted : Golden Abyss. Pour le coup, c’est à Bend Studio qu’il a été confié la lourde tâche de faire évoluer Nathan Drake sur PS Vita. N’allons pas immédiatement crier au sous-produit qui aurait hérité d’un développement bâclé et tirer des conclusions trop hâtives. Car concrètement, Bend Studio (qui avait déjà assuré, pour ne pas dire pérennisé le sort des sagas Syphon Filter et Resistance sur PSP) a ici fait du très bon boulot, et sans faire d’ombre à Naughty Dog, l’entité a réussi à conférer à ce nouvel épisode une âme. Ce qui entre nous était loin d’être aisé : Uncharted ayant déjà fait l’objet d’une trilogie en si peu de temps, il n’était pas forcément évident de trouver le ressort pour proposer un 4ème volet (bien qu’il s’agisse au final d’une préquelle) si peu de temps après un 3ème épisode si bien ficelé.

Le tir sous couverture se révèlera vite indispensable.

Un gameplay adapté

Pour autant, les fans d’Uncharted auront vite fait de remarquer que Golden Abyss est moins profond que les volets déjà sortis sur PlayStation 3. Ne serait-ce déjà parce qu’il a tendance à alterner encore et encore les phases d’escalade hasardeuses (dans le sens où la vie de Drake est à chaque passage en danger !) avec des séquences où le maître mot se résume à faire parler les pétoires et la poudre. Les énigmes ne prennent ici qu’une place minime, et semblent être uniquement mises en avant pour tempérer, pour ne pas dire ralentir, le rythme de jeu. Pour leur défense, ces mêmes enigmes arrivent à grapiller quelques points du fait de leur originalité. En effet, elles ont très souvent tendance à tirer parti des fonctions de la PS Vita, et plus précisément de son écran tactile, de son pavé arrière (lui aussi tactile), de son appareil photo (sic !) et même de son gyroscope intégré. Amusantes et parfois même surprenantes, elles aident vraiment le jeu à ne pas sombrer dans le piège de la monotonie. Pour vous donner quelques exemples sans trop vous spoiler, sachez que vous allez pouvoir régler le zoom de la lunette du fusil sniper de Nathan en pinçant vos 2 doigts sur l’écran de la PS Vita, de même que vous prendrez sans doute un malin plaisir à balancer des torgnoles à vos adversaires en dessinant les mouvement du bras de Drake sur l’écran, ou trouver un intérêt à nettoyer du bout du doigt les objets que vous ramasserez durant votre quête. Concernant les séquences d’escalade, elles pourront au choix être gérées soit en martelant le bouton X et en tirant vers la bonne direction, soit en balayant votre doigt sur les paroies auxquelles vous allez pouvoir vous accrocher. Une bonne idée sur le papier, c’est indéniable, mais qui a tendance à trop faciliter l’expérience de jeu.

L'escalade sans filets, le leitmotiv de Nathan Drake.

Il est beau, il sent le sable chaud

Ceci étant, Uncharted : Golden Abyss dispose également de quelques autres tours en réserve. A commencer par l’appel du pied graphique qu’il est en mesure d’opérer. Sans forcément faire cracher les tripes de la PS Vita (loin de là, à notre avis !), il permet de se faire une bonne idée des capacités de la portable, grâce à des décors souvent (trop ?) fournis, détaillés, à des personnages dont la modélisation est proche de celle obtenue sur Uncharted premier du nom, sorti à la fin de l’année 2007 sur PlayStation 3, et à un frame-rate constant. Pourtant, impossible de ne pas tiquer sur ces flammes ayant une forte tendance à pixeliser ou sur cette verdure justement un peu trop verte pour être honnête. Pour continuer sur notre lancée, nous relèverons également l’I.A des ennemis que vous serez amené à rencontrer, loin d’être exceptionnelle. Ceux ayant décidé de vous tenir tête savent peut-être jouer du flingue, mais lorsqu’il s’agit de se mettre à couvert pour ne pas se faire descendre comme de vulgaires lapins de garenne, on aurait l’impression que leur reflexion est aux abonnés absents. Rien d’éliminatoire me direz-vous, et dans l’ensemble, l’histoire qui se mènera sous vous yeux, laissant la part belle à la chasse aux trésors, aux trahisons et aux retournements de situations les plus improbables, saura sans trop de mal retenir votre attention. Les joueurs ayant l’habitude des jeux d’aventure, et pourquoi pas de la saga de Naughty Dog, devraient mettre 10 heures à boucler ce Uncharted : Golden Abyss. Et ensuite ? Et bien, malheureusement, Bend Studio n’a pas pensé à tout, puisqu’il n’a pas jugé utile d’intégrer un mode multijoueur, qui n’aurait pourtant pas eu de mal à s’imposer sur une PS Vita encore en début de vie, et donc forcément friande de ce genre de contenu supplémentaire.

Et alors, j’achète ?

Si la ludothèque de la PS Vita tend à s’allonger au fil des semaines qui passent, elle n’est toutefois pas encore assez garnie sur la question des jeux d’aventure pour se permettre de snober cet Uncharted : Golden Abyss, qui même s’il est un peu court sur pattes, arrive à nous faire passer un excellent moment. C’est sûr : on attendait de sa part qu’il nous fasse passer d’excellents moments en ligne. Ce sera sans doute pour une autre fois. Pour autant, une chose arrive encore à nous étonner concernant cette production : malgré le fait qu’elle soit maintenant disponible depuis plusieurs semaines, il ne semble pas être question de quelconque DLC venant l’épauler. Attendez, on essaierait de nous vendre le fait, en 2012, qu’un blockbuster est en mesure de gérer son cycle de vie sans passer par la case du contenu supplémentaire payant ? Dommage, on aurait mis la main à la poche avec le sourire contre un mode de jeu en ligne…

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  1. COMMENTAIRE HORS-SUJET (désolé)

    Juste pour dire que je suis un peu déçu, que Gizmodo, repère de geeks et d’adeptes de culture sf-fantastique, n’ait pas fait un petit article en hommage à l’immense Moebius, suite à sa disparition ce week-end.

    Donc, so long Docteur Giraud Mister Moebius.

    1. Qu’est ce que tu raconte ? Ils n’ont pas le droit de faire un post sur un jeu ? Si ca ne t’intéresse pas, ne rentre pas sur le post :)
      Moi qui hésitais à acheter une PS Vita, cet article me conforte dans mon choix. Durée de vie trop limité, pas assez de jeu, je n’achèterais pas.

  2. Ouai alors la phrase de fin j’aimais bien jusqu’à la phrase « Attendez, on essaierait de nous vendre le fait, en 2012, qu’un blockbuster est en mesure de gérer son cycle de vie sans passer par la case du contenu supplémentaire payant ? » parce que le « Dommage, on aurait mis la main à la poche avec le sourire contre un mode de jeu en ligne… » je dis non. De toutes manières je n’achète systématique pas les jeux pour lesquels sortent des dlc. Sauf si elles sont immenses. Ca n’existe plus les patchs? Les jeux sont tristes et le marketing autour aussi…

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