La fonction saisie automatique de Google, une atteinte à la vie privée ?

Oeil et loupe

La Cour de Justice de Tokyo vient de sommer Google de mettre un terme à sa fonction de saisie automatique propre à sa barre de recherches. Si le fait divers du jour relate de l’histoire d’un seul homme, c’est pourtant loin d’être un cas isolé.

La cour de Tokyo a statué en faveur d’un japonais qui a perdu son travail à cause de cette fonction du moteur de recherches. En effet, le principe de la saisie automatique est de vous proposer des termes associés à l’expression inscrite dans la barre dédiée à cet usage.

Simplement, le nom de cet homme est directement en lien avec une série de crimes qu’il n’a évidement pas commis. S’il est innocent, sa réputation et son image en sont profondément souillées, au point qu’il ne retrouve pas d’emploi. Il va sans dire que sa vie personnelle est loin d’être au beau fixe.

En soit, cette fonction n’a rien de bien méchant, c’est une recherche instantanée qui anticipe votre requête et la croise avec celles les plus couramment demandées. En résulte des propositions classiques qui se veulent surtout pratiques. Mais il ne s’agit là que de théorie, la pratique peut s’avérer toute autre.

Actuellement les entreprises – comme les particuliers – ‘googelisent’ leurs futurs employés à la recherche d’un quelconque vice ou parcours atypique. Imaginez leur réaction si elles tombent sur votre patronyme accolé à « délinquant sexuel » ou « délit d’initié ».

Pour le moment Google n’a pas abandonné cette fonctionnalité. La firme se trouve bien au chaud en Amérique et n’a absolument pas l’obligation de modifier sa politique en fonction de la loi japonaise. Ce type d’affaire n’est cependant pas nouveau et Google précise que ce n’est pas une invasion de la vie privée. Ils se justifient en rappelant que les données ne sont pas entrées manuellement mais dépendent d’un algorithme qui ne montre que les résultats les plus populaires.

Il est clair que si cette fonction est pratique pour le tout un chacun, elle doit faire l’objet d’une réglementation plus stricte dans certains cas.

[JapanTimes] © julien tromeur – Fotolia.com

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    1. Allez, je suis gentil … j’ai été lire le lien … ça ne parle pas de ça mais d’un type débile qui râle parce que son nom est associé à des crimes dans les recherches Google (qui sont également à la base de l’auto-prédiction en matière de saisie de texte).
      Bref, aucune chance que ça dépasse le cadre de la juridiction de quartier ce genre de revendication débile.

      1. sinon,
        « Il est clair que si cette fonction est pratique pour le tout un chacun, elle doit faire l’objet d’une réglementation plus stricte dans certains cas. »
        –> NON

      2. Ils n’ont qu’à appeler leur enfants différemment les japonais au lieu d’un banal Yori Yamamoto. Bientôt, ce sera le cas d’un chinois parce qu’il s’appelle Pin Chang…comme 10 millions de ses compatriotes

  1. Ce type d’article est très important au contraire.
    Car la décision si elle devrai être appliqué serai riche en conséquences.

    Je travaille dans le secteur du référencement, et google fait réellement TOUT pour que les enchères de mot clés augmentent. Google « suggest » car c’est comme ça que ce nomme la techno, est un outils pour arrivé à ces fins.
    Comment ?
    En forçant la requête d’un individu. En effet quand quelqu’un commence à taper un mot « générique », google lui suggère un mot différent toujours en rapport avec ce qu’il a commencé à taper mais que beaucoup de gens achètent.
    Cela a pour effet de gonfler le volume de la requête, donc, de plus en plus de gens l’achète et l’enchère augmente.

    Ex: je veux taper « basket » où il n’y a qu’un seul annonceur; je tape « baske », google me propose « basket nike » et là Bam 14 annonceurs…

    Google gagne dans les 2 cas :
    – le visiteur à gagner du temps dans sa recherche
    – La concurence augmente sur la requête donc l’enchère augmente

    Bref coté utilisateur c’est génial, côté annonceur c’est limite

    1. Je me permet d’ajouter :
      …et Google touche les versements des sites commerciaux (bah oui la pub c’est pas gratuit). On pourrait même dire que l’entreprise récupère les frais publicitaires engagés sur le dos du client, comme d’habitude c’est le consommateur le dindon de la farce.

      Néanmoins dans le cas présent c’est surtout un problème d’homonyme, indépendant de Google.

  2. C’est un problème vieux comme le monde… Si tu t’appelles Emile Louis t’as moins de chances de bosser dans la petite enfance que Chantale Goya…
    Et je passe les problèmes de discrimination à l’embauche parce que tu t’appelles Rachid et non pas Pierre..
    Google n’a rien à voir dans tout ça, la connerie humaine par contre…

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