Test : FIFA Street

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Après une dernière sortie manquée il y a quelques années de cela, la série FIFA Street s’était vue mise de côté. Une technique de sioux de la part d’EA Sports, qui préparait en fait son grand retour sur consoles. Un grand retour, vraiment ?

Un reboot ? Presque !

Après nous avoir éclaté via 2 volets des plus réussis, la saga FIFA sera malheureusement tombée sur un os, la faute à un 3ème épisode loupé de bout en bout, traînant des carences aussi bien sur son plan technique que sur la question de sa prise en main. A croire qu’il aura presque sa place aux côtés d’un Pure Football, tiens (comme c’est mesquin !). Mais c’était mal connaître EA que de penser que la firme allait s’arrêter sur un échec. Remontée, elle a donné à Gary Paterson, l’actuel directeur créatif de la série FIFA, les moyens de monter un nouveau jeu qui sans forcément arborer l’appellation de reboot, tente de remettre les choses à plat. Ainsi, exit les coups spéciaux, les shoots enflammés et les persos modélisés d’une manière franchement déconcertante. Idem pour ce qui est de la touche hip-hop : le jeu a hérité d’une bande-son plus electro, plus éclectique aussi. De la même façon, ce nouvel opus a fait le choix de snober les commentaires, pour mettre l’accent sur les saillies verbales entendues dans les tribunes. On regrette déjà les remarques en plein match de Kool Shen, distillées dans le premier opus de la série.

En réalité, cette fois, il est question de joueurs capables de maîtriser le football de rue d’une manière plus réaliste, en s’aidant de tricks réalisables par le commun des footballeurs : petits ponts, roulettes, râteau, et j’en passe. En clair : des grigris qui s’apprenent au So Foot du coin. Ou presque. En fait, FIFA Street arbore un style de jeu plus posé, plus fluide, et plus réaliste comme je vous le disais, qui pourra tout à fait être vu comme un pendant plus excité de FIFA 12. Rien que ça. D’ailleurs, le moteur de jeu de ce dernier a été réutilisé au sein de la production. Ça se ressent, même si le fameux Impact Engine, capable de gérer d’une façon probante les chocs et collisions dans FIFA 12, est cette fois moins impressionnant, et d’une manière générale, plus évasif.

Il n’empêche : le gameplay du jeu est aussi déboussolant qu’il n’est efficace puisqu’il se base sur une pression sur la touche L2, le sésame permettant l’accès à la fonction de “Control Stick”. Concrètement, il s’agit d’un mécanisme mis sur pattes par les développeurs et qui permet de réaliser des tricks divers et variés, souvent réalistes, ayant pour but d’humilier votre adversaires en le passant avec le sourire. Ces mêmes tricks ne sont pas tous accessibles, et vous devrez les apprendre à vos joueurs au fur et à mesure de leur progression. Mais pour nous recentrer sur le sujet de base, nous dirons que le rythme de jeu est bien plus soutenu que celui d’un FIFA classique, et qu’il devrait sans doute en déboussoler plus d’un : la balle ne cesse de faire des aller/retour de l’attaque à la défense, et les possibilités sont moindres comparées à un FIFA Street 2 pour ne citer que lui : plus réaliste, FIFA Street cru 2012 oblige à une construction plus logique, et il ne faudra pas espérer percer le gardien avec un tir surpuissant. Tant pis : on prendra désormais son pied en alignant 2 “jongles” et en décochant un missile dans la petite lucarne.

Le jeu tire sur des tons sombres. C'est déroutant.

Cacahuète dans la boîte à outils !

En terme de contenu maintenant, FIFA Street est moins expansif que prévu : il n’offre en réalité qu’un mode solo certes solide, mais assez redondant. Son principal intérêt étant en fait de traîner en longueur (en alternant les variantes de jeu : Futsal, 2 contre 2, etc.) et de vous permettre de vous créer une équipe de rêve, que vous pourrez ensuite envoyer au front, à travers quelques modes de jeu en ligne. Sur la question, on est d’ailleurs en droit d’être déçus : EA s’est contenté du strict minimum, en autorisant des matchs où chaque joueur humain campera un joueur (un sacré foutoir, la vue proposée embrassant évidemment le principe de la 2D, la 3D aurait été superflue vu la petitesse de l’aire de jeu), et des matchs où votre équipe tentera de dérouiller son adversaire du moment à travers un match plus classique. Reste que voir ses poulains, élevés au grain et au trick maison, en découdre avec une équipe là encore montée avec soin par un autre joueur humain, relance grandement l’intérêt du soft. Et puis, à en croire son éditeur, le jeu a toutes les chances de voir ses modes de jeu en ligne étoffés dans les mois à venir. Croyez-nous : nous allons étudier ça de près.

EA n'a pas hésité à aligner quelques stars au sein de son jeu.

Et alors, j’achète ?

Alors, serions-nous face au retour en fanfare de la licence FIFA Street ? Presque : si le jeu se révèle frais et agréable à jouer, il n’en demeure pas moins qu’il voit son gameplay entaché par une I.A régulièrement dans les choux, qui hésite parfois à venir prendre la balle, à adopter une attitude logique. Parallèlement à cela, à haut niveau, elle se permet de maîtriser tous les tricks, de vous faire comprendre qu’elle les connaît sur le bout des doigts de pieds. C’est vraiment ce point, couplé à la physique du jeu parfois frustrante, qui nous empêche de le porter aux cieux, et de vous conseiller d’en faire le remplaçant de FIFA 12. Mais honnêtement, son côté plus réaliste, mais en plus nerveux, nous ont fait craquer. Qu’importe si la route qui mène à la victoire en ligne demande de passer de nombreuses heures à dérouiller l’I.A : le jeu en vaut la chandelle !

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