Test : Civilization V – Gods & Kings (PC)

Civilization V : Gods & Kings

Civilization V : Gods & KingsSorti il y deux ans sur PC et Mac, Civilization V avait laissé un goût un peu amer aux fans de la première heure, mais il avait permis à bon nombre de néophytes de prendre le train en marche sans avoir à s’écrouler sous la lourdeur d’un gameplay aussi lourd qu’un menhir breton, chose courante dans le domaine du 4X (Exploration, expansion, exploitation et extermination pour ceux qui ne connaissent pas.).
Mais maintenant que tout le monde a bien pris ses marques avec le jeu, Firaxis et 2K Games jugent bon de nous gâter avec un addon riche comme une gauffre chocolat chantilly : En effet, il semblerait bien que Civilization V : Gods & Kings soit la passerelle idéale pour réconcilier les vieux de la vieilles avec le titre, mais aussi permettre aux petits nouveaux du cinquième épisode d’aller encore plus loin dans le titre.

Civ qui peut

Civilization V était donc l’épisode du changement : Firaxis avait souhaité retravailler sa série pour la rendre plus accessible. Pari réussi car Civ V était un modèle de jouabilité grâce notamment à une interface réussie, qui ne montrait que les infos vitales, tout en gardant accessibles en quelques clics le reste des données. Mais si l’on avait apprécié le damier hexagonal, la nouvelle interface, le nouveau système de combats et la simplification du gameplay, on notait néanmoins la disparition de l’espionnage (un véritable crime contre la série), le côté totalement secondaire de la religion désormais cantonné à une doctrine sociale et une IA avec une politique étrangère digne de la Corée du Nord avec Gengis Khan à sa tête. Sonnez hautbois, résonnez musettes car la religion et l’espionnage reviennent en grande pompe, et ils ne sont pas seuls car accompagnés de 27 nouvelles unités, 9 merveilles, 13 bâtiments et 9 civilisations supplémentaires.

Civilization V : Gods & Kings

L’Espion qui m’aimait

L’espionnage revient, certes, mais il a changé. Il ne sera plus possible déjà de produire ses espions, une décision qui fera grincer des dents, mais qui permet de corser un peu le difficile exercice d’aller fomenter des troubles chez ses voisins. Vous en obtiendrez un à chaque nouvelle ère à partir de la renaissance, et ce uniquement en solo. L’éminence grise sera désormais accessible via un menu et peut se déplacer instantanément durant un tour, rendant ses missions très rapides. L’espion pourra gagner en niveau et ainsi améliorer son efficacité, mais si il échoue en mission, il pourra révéler vos secrets ou causer une guerre et vous le perdrez, il vous faudra attendre une nouvelle ère afin de recommencer. L’espionnage devient donc une composante précieuse, car ses effets sont toujours très efficace : Coup d’état, espionnage technologique, contre espionnage… Il faut être sûr de son coup, mais les bénéfices de ses actions faciliteront grandement votre tâche.

Civilization V : Gods & Kings

L’Opium du peuple

La religion regagne également ses lettres de noblesses : Désormais ressource, elle s’accumule sous la forme de points de foi grâce a des bâtiments dédiés comme le temple ou la découverte de merveilles naturelles. A partir d’un seuil, Il faudra choisir parmi des dieux qui donnent un bonus particulier en fondant un panthéon. Panthéon qui laissera ensuite la place à sa propre religion. Après avoir choisi parmi les religions déjà existantes ou une créée de toutes pièces, la technique sera donc de choisir des bonus qui viendront compenser les faiblesses de votre race ou appuyer ses forces, ce qui vous assurera un début et un milieu de partie facilité. Il faudra également s’assurer de répandre la religion autour de soi. Convertir des civilisations adverses vous apportera plus de foi, mais aussi une meilleur entente avec elles.

L’enfer c’est les autres

Concernant l’intelligence artificielle du titre, elle a fait un bon pas en avant, et c’est en partie grâce aux nouvelles mécaniques, mais pas que. En effet, la religion aidant a former des coalitions, l’espionnage permettant de pimenter les rapports entres nations, l’ordinateur sera plus cohérent et sollicitera beaucoup plus l’ouverture d’une ambassade ou le canal diplomatique plutôt que la guerre pure et simple comme dans le jeu de base. De même, vous n’aurez plus en face une armée avec l’artillerie en première ligne ou des villes bâties un peu au pif à droite à gauche. Concernant les batailles, la résistance des unités a été améliorée et un équilibrage léger a été réalisé, mais vu que ces dernières étaient déjà excellentes, c’est la cerise sur le gâteau.

Et alors, J’achète ?

On ne va pas tourner autour du pot, God & Kings est la meilleure chose qui pouvait arriver à Civilization V, le jeu est encore plus réussi, plus complet, plus dense, sans pour autant perdre son accessibilité. On regrettera juste qu’il n’intègre pas les DLC précédents et qu’il nécessite le jeu de base pour fonctionner, car à 30 euros, la facture est un peu salée pour un jeu qui a déjà 2 ans. Cependant même à ce prix, on se retrouve avec le véritable roi du genre au meilleur de sa forme et l’add-on se montre généreux dans ses ajouts. Sii vous ne bougez pas cet été, vous avez carrément de quoi cultiver votre blancheur d’albâtre à la lumière de votre écran. Pour terminer, on rajoutera deux détails: la nouvelle bande son est à la hauteur du jeu de base, ce qui n’est pas une mince affaire. En revanche, prévoyez quelques giga octets de RAM pour votre PC, les fins de parties restent assez laborieuses, ce qui est compréhensible et facilement pardonnable.

Tags :
Dernières Questions sur UberGizmo Help

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Publicité