Technologie et génétique, attention aux dérives

Technologie et génétique, attention aux dérives

Technologie et génétique, attention aux dérivesDepuis le séquençage complet de l'ADN du génome humain, les technologies fleurissent. Tantôt en bien, tantôt en mal, malheureusement. Julian Savulescu est éthicien médical à l'Université d'Oxford et ses récentes conférences font couler beaucoup d'encre...

Les avancées technologiques relatives à l’ADN permettent aujourd’hui de savoir tout, ou presque, concernant l’homme, né ou à naître. Et c’est bien concernant ce deuxième que ses prises de position sont conflictuelles. Si vous saviez que votre fœtus possédait en lui des « gènes indésirables » – maladie mentale, alcoolisme, propension à la violence, etc. -, que feriez-vous ?

Partant de cette état de fait, le Professeur Savulescu affirme que « si l’on a le pouvoir d’intervenir sur la nature de notre progéniture, alors il faut le faire ». Il s’agirait même d’une « obligation morale » que de « choisir des enfants meilleurs selon l’éthique« . Est-ce à dire que les parents qui n’ont (n’auront) pas la possibilité de faire ce choix, devraient s’abstenir de procréer ?

Avec la technologie, les questions d’éthique reviennent sur le devant de la scène et devraient vraisemblablement s’intensifier dans les années à venir. La technologie oui, mais attention aux dérives !

[theverge]

Tags :
Dernières Questions sur UberGizmo Help
  1. Sa ressemblerai presque au film « bienvenue à Gataca »
    La nature est t’elle quelle et il faudrait que les hommes arrêtes de se prendre pour dieu et prennent des descisions à la place des autres.

  2. Parce qu’apparemment, chez Gizmodo, la culture n’intervient absolument pas dans le développement de l’individu. Je suppose que chez Gizmodo, on a découvert depuis longtemps le gène du racisme, de la connerie, et des mauvaises notes en maths. La génétique c’est chou, mais l’homme est essentiellement culturel, le développement de sa personnalité se fait majoritairement en fonction de ce et ceux qui l’entourent. Sinon on fait plus simple, hein, « zou, je suis une copie conforme de la moitié de mes parents, ahlàlà comme c’est simple la science ! ».

  3. Pour dieu ? quel dieu ? :)

    Nous sommes aussi une part de la nature, donc si on la modifie, n’est-ce pas la nature elle-même qui s’auto-transforme ?

  4. Ou bien ça ressemblera à Idiocratie.

    Si une loi est imposée, les contraintes à la conception seront trop fortes et la population du pays appliquant cette règle va décroitre, et si certains pays n’appliquent pas cette règle leur population pourra continuer à croître plus vite, ce qui est particulièrement vrai pour les pays en développement. Les pays appliquant cette règle pourraient donc finir submergés par les autres.

    1. Il faut du discernement, l’alcoolisme, c’est aussi une question d’éducation et de discipline vis à vis des substances nocives. Donc les gènes qui correspondent à une fragilité vis à vis de l’alcool ne fondent pas une personne qui naîtra malade.
      Il semble que ceux qui naissent fragiles vis à vis de la marijuana, genre qui finissent schizophrènes après la première prise, ont aussi de plus grandes capacités artistiques. Là aussi, je ne refuserai pas un enfant qui aurait cette caractéristique mais je ne le laisserais pas dans l’ignorance de ses fragilités !
      Par contre si je pouvais choisir de ne pas donner naissance à un enfant gravement handicapé dès la naissance, évidement que je le ferais. Pourquoi donner naissance à quelqu’un de malheureux et à la vie extrêmement difficile par avance ? Après s’il est né, eh bien il faut faire le maximum pour qu’il ou elle vive au mieux.
      Et si je n’ai pas les moyens d’assumer un enfant, je n’en fais pas, c’est tout.
      Il y a handicap et handicap, par exemple Emmanuelle Laborit est née sourde, ça ne l’a pas empêchée de faire de grandes choses http://fr.wikipedia.org/wiki/Emmanuelle_Laborit… Un autre sourd célèbre, Beethoven : il faut être prudent avec l’eugénisme !

      Et si je pouvais savoir d’avance les maladies qui me menacent moi, je m’en servirai pour avoir une meilleure hygiène de vie et pour profiter à bon escient du temps que j’ai devant moi.
      Une dérive triste et idiote de tout ça, se sont les avortements sélectifs selon le sexe des enfants… On n’aime pas avoir des bébés filles dans certaines contrées d’extrême orient.

  5. On nous fait bouffer du transgénique, et un labo vient de démontrer que c’est dangereux Maintenant, ils veulent autoriser des humains génétiquement modifiés. Quand on aura un mixe des 2, on va se retrouver dans un beau merdier en cas de maladie.
    Si une telle idée de modifier les gènes humains n’a jamais été acceptée, c’est bien parce que éthiquement, nos anciens étaient plus philosophiques et anti-dérives. Et si on laisse faire les lobby, bientôt on paiera des taxes pour droit à la procréation, nos enfants appartiendront à Monsento, et ne pourront pas les rendre responsables (ou alors avec une procédure incertaine sur 50 ans) en cas de maladies graves.
    L’éthique américaine, on la connait bien : faire du pognon, quelque soit le prix humain.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Publicité