Test : Sleeping Dogs

Sleeping Dogs

Sleeping DogsSleeping Dogs est de ces jeux ayant échappé à la mort de près. De très près. Après un faux départ chez Activision, il a réussi à attraper une seconde chance au vol, chez Square Enix. Pour quel résultat, au final ?

C’est quoi ?

Un nouveau GTA-like oscillant entre réalisme et arcade. Plus sérieux qu’un Saints Row 3, moins rigide qu’un GTA IV, il opte pour un mélange des genres qui affiche certaines limites, mais qui arrive toutefois à trouver l’équilibre.

C’est pour qui ?

Pour un public averti avant tout. La trame du jeu se déroule à Hong Kong, et pas forcément dans le Hong Kong qu’on se rêve à visiter, puisque les protagonistes ont à peu près tous à voir avec la police et la mafia locale. Ambiance explosive au rendez-vous.

Pourquoi c’est bien

  • L’ambiance du jeu a eu droit à un soin évident. Malgré tout, le scénario enchaîne les clichés, au point d’être aisément comparable à un film police coréen de bas étage. En gros, vous allez vous retrouver au beau milieu d’une histoire impliquant un flic à la limite de la bipolarité. Un flic infiltré plus précisément, le cul entre 2 chaises, tiraillé entre son engagement dans les forces de l’ordre et sa nouvelle vie de voyou. Et alors ? Et bien, ça se laisse suivre, et on arrive à vouloir en savoir toujours plus, retenant notre souffle afin de savoir si le héros retournera ou non sa veste. C’est dans les vieux pots…
  • Le jeu est doté d’un système de combat évolutif complet. Votre personnage va débarquer dans l’aventure en maîtrisant quelques coups rudimentaires, et sera en mesure d’en apprendre de nouveaux au fur et à mesure de son avancée. Au final, le héros aura à disposition une palette de coups complète, qu’il sera possible d’activer en réalisant des manipulations parfois complexes. Les développeurs de Sleeping Dogs seraient-ils de grands fans de beat’em all ?
  • Il est plaisant de pouvoir jouer sur 2 tableaux à la fois grâce à un personnage bordeline au possible, dont la personnalité évolue dangereusement tout au long de l’aventure. D’un côté, on campe un flic qui doit faire secouer les fondements d’une mafia locale très bien implantée. De l’autre, un infiltré qui prend son rôle un peu trop au sérieux, et qui va gravir malgré lui les échelons d’une organisation criminelle à la vitesse de la lumière. Ce qui fait au final que les missions proposées sont souvent très différentes, vous obligeant à un moment de faire respecter la loi, et quelques minutes plus tard à aller tabasser une bande rivale de voyous à grands coups de chaînes de vélo. Ces actions se répercutant directement sur 2 niveaux : l’un dédié à votre évolution en tant que représentant de la loi, l’autre en tant que mafieux.
  • Le Hong Kong de Sleeping Dogs est réussi, nous proposant de passer de ruelles sombres à des quartiers luxueux, en passant par de grandes routes grisantes lorsqu’il est possible de les dévaler à toute allure. Si les rues sont souvent trop vides, l’ambiance est malgré tout appréciable. Dommage que les personnages du jeu parlent tous un anglais fluide. A Hong Kong ?

Pourquoi ça aurait pu être mieux

  • La physique générale du jeu est un peu légère. D’ailleurs, on le vérifie assez rapidement lors des premières virées en véhicules, que ce soit au volant d’une voiture ou embarqué sur une moto surpuissante. Le tout manque un peu de mordant, et n’arrive pas à trouver le bon compromis entre simulation et arcade.
  • Le jeu est trop scripté, et on doit souvent revenir chatouiller la trame principale pour voir des missions annexes se débloquer. Impossible de devenir un pourri de première ou un flic modèle. Avec Sleeping Dogs, tout est une question de nuances, et le jeu vous impose la marche à suivre. C’est frustrant.
  • La notion de DLC est bien trop présente dans le jeu. D’ailleurs, dès sa sortie dans les rayons, Square Enix ne s’est pas caché une seule seconde de préparer pas moins de 6 mois de contenus supplémentaire. Depuis, il est déjà possible de s’offrir moyennant quelques euros, et ce n’est qu’un simple exemple, de la monnaie virtuelle à utiliser dans le jeu, et quelques bolides de luxe. Bof. C’est d’autant plus vexant que le jeu aurait pu être bien plus étoffé, et offrir une durée de vie plus conséquente.
  • On a l’impression que United Front Games, le développeur de Sleeping Dogs, n’a pas été chercher son inspiration bien loin. Par exemple, il va être possible d’aller draguer des donzelles (et de vous adonner à quelques jeux coquins…), de faire des courses au volant de bolides surpuissants, etc. Déjà vu. NEXT !
  • Le jeu traîne du clipping et un frame rate ayant du mal à rester constant une fois lancé sur un véhicule. Dommage, le Hong Kong imaginé par l’équipe des développeurs a pourtant de sacrés arguments à faire valoir, comme nous le précisions quelques lignes plus haut.

Ca nous a étonné

Les armes ne sont pas légion dans le jeu, à contrario de la grande majorité des GTA-like déjà sortis. Ainsi, impossible de vous rendre chez un armurier : les seules armes à votre disposition sont celles qui vous seront confiées lors de certaines missions ! De ce fait, il va falloir en vouloir pour que les flics vous suivent à la trace.

Et alors, j’achète ?

En soi, Sleeping Dogs n’est pas un mauvais GTA-like, loin de là. Nous rappelant même par moment la série True Crime, il tire son épingle du jeu en nous collant dans la peau d’un personnage jouant avec le feu, avec la fine ligne séparant les bons des mauvais. Seulement, sa finition pèche parfois, et son frame-rate, sa manière de coller des scripts un peu partout réduisant la sensation de liberté, sont des éléments qui viennent interférer avec l’expérience de jeu. A vous de voir, mais si vous n’êtes pas contre un GTA-like un tant soit peu original, alors il y a de fortes chances pour que cette production vous tape dans l’oeil.

Tags :
Dernières Questions sur UberGizmo Help
  1. il a l’aire très sympa ce jeu, malgré que la sensation de liberté et moindre par rapport aux GTA mais sa ne me pose pas problème bien au contraire car je n’aime pas perdre mon temps a trainer pour chercher la nouvelle mission, je préfère allez droit au but

  2. Great work! This is the type of information that are meant to be shared around the internet. Shame on the search engines for now not positioning this publish upper! Come on over and discuss with my web site . Thank you =)

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Publicité