MàJ : Dans la peau d’un pilote de Formule 1

Total F1 (1)

Total F1 (1)Il y a quelques mois Total F1 lançait un jeu baptisé MicroRace sur sa page Facebook. Le concept simple et intuitif a séduit très rapidement plus de 100 000 personnes. Pour fêter ce succès la marque a souhaité offrir aux meilleurs, un stage de pilotage de Formule 1. Stage auquel nous avons participé quelques jours avant les futurs vainqueurs. Reportage. MàJ

Le 25 septembre prochain, à l’occasion d’une soirée à Paris en présence du pilote Romain Grosjean, quatre personnes s’affronteront pour avoir la chance de s’installer dans le baquet d’une Formule 1. Seuls les deux meilleurs auront ce privilège. Plus qu’un privilège, il s’agit d’une expérience unique, incroyable, intense et surtout inoubliable. Nous en savons quelque chose, puisque lundi dernier (17/09), nous étions sur le circuit Paul Ricard au Castellet (83). Total F1 a souhaité nous montrer ce qu’allaient remporter les deux vainqueurs de la grande finale MicroRace.

MàJ : En présence de Romain Grosjean, tout juste revenu de Singapour, de Denis Brogniart et de Margot Laffite, Matthieu, Anthony, Azizbek et Vladimir ont disputé la grande Finale MicroRace hier. Avec respectivement 120 et 105 points, Mathieu et Anthony ont gagné le concours et sont allés sur le circuit du Castellet aujourd’hui, pour piloter comme nous, une Formule 1. Même si le gros lot a été remporté, Total F1 vient de lancer l’application iPhone/iPad Microrace, alors certes, il n’y a plus rien à remporter, mais on vous invite à relire notre témoignage pour avoir un aperçu de ce que vit un pilote de Formule 1.

camion Lotus F1

Tout est en place, la journée commence

Programe chargé, donc réveil matinal

La journée a débuté très tôt. A 6h du matin nous étions debout (cinq autres blogueurs et moi-même) et en pleine forme, du moins tellement excités par ce qui allait se passer qu’il était impossible de ressentir une quelconque fatigue. Une heure plus tard, nous partions pour le circuit, un trajet de 15 minutes. La pression montait d’un cran, d’autant plus lorsque nous avons franchi les grilles pour pénétrer dans l’enceinte du circuit du Castellet. Une fois sur place, nous avons rejoint les vestiaires. Chaque blogueur s’est alors vu remettre une tenue complète, comprenant notamment une combinaison, des chaussures, un casque ou encore des gants. Rien de tel pour se sentir dans la peau d’un véritable pilote.

Rapidement, les premiers ateliers ont débuté. A commencer par le briefing de sécurité. Les choses sérieuses avaient commencé. Nous étions tous concentrés et forcément un peu tendus à l’écoute des premières consignes. Nous sommes ensuite partis reconnaitre le circuit à bord d’un fourgon, un premier aperçu nécessaire avant de se lancer. Puis, nous avons enchainé par un échauffement, avec un entraineur de l’équipe Lotus F1. Au programme : étirements du cou, des bras, du dos, puis massage (bien plus douloureux que les massages traditionnels) et exercice de rapidité. A 8h30, la séance était terminée. Il était temps d’apprendre à conduire. Pas une Formule 1, mais une Formule Renault. C’est en effet sur cette monoplace que nous avons commencé, histoire de prendre nos repères sur la piste et de monter doucement en puissance.

Formule Renault

Formule Renault : 450 kg pour 165 chevaux

Le compteur s’affole

La Formule Renault est une monoplace qui pèse 450 kg et développe 165 chevaux, un chiffre certes loin d’être impressionnant mais étant donné le gabarit de la voiture, la puissance est suffisante. La preuve, sur la piste il est possible de titiller les 200 km/h en bout de ligne droite (Romain Grosjean, lui, atteint même une vitesse de plus de 220 km/h avec cette voiture). De quoi procurer donc d’excellentes sensations. Par ailleurs, la voiture est très maniable et la reprise est phénoménale. D’ailleurs, le tête à queue est vite arrivé en sortie de virage, étant donné que le moteur est à l’arrière. Après deux sessions d’environ 15 minutes à bord d’une Formule Renault nous étions déjà aux anges en sortant du véhicule. Sourire jusqu’aux oreilles, les mains qui tremblent, les yeux qui brillent et la tête encore dans la monoplace.

Il faut dire qu’outre la conduite, il y avait cette ambiance particulière. Près de 30 personnes de l’écurie Lotus F1 étaient présentes sur le circuit pour nous encadrer, nous briefer et faire fonctionner les voitures. Il y avait aussi le bruit des moteurs, des hurlements terribles, en permanence, perceptibles à plusieurs mètres à la ronde. Enfin, il y avait cette odeur de gomme, d’essence et de chaud. Tout ça sous un soleil magnifique et une température idéale (25° environ). Ce fut aussi un moment incroyable quand, entre deux sessions de pilotage, la patrouille de France survola en formation serrée le circuit Paul Ricard.

Et dire que nous n’en étions qu’à la moitié de la journée…

Formule Renault

Les jambes tremblent un peu en sortant de la Formule Renault

Les choses sérieuses commencent

Justement à 13h, il était temps de manger, un repas de pilote, à quelques mètres de Romain Grosjean, prêt à nous faire vivre des sensations encore plus hallucinantes l’après-midi. D’ailleurs, à mesure que la fin du déjeuner approchait, la pression montait. Il ne restait plus que quelques minutes avant de s’installer enfin dans une Formule 1. Auparavant, un briefing s’imposait. Et pour cause, même si la Formule Renault est une monoplace puissante, ce n’est rien comparé à une F1 de 700 chevaux (moteur V10) pour seulement 580kg. Imaginez : nous allions prendre le volant d’une voiture, plus lourde de seulement 130 kg, mais avec 535 chevaux en plus. Rien que ça. Notre attention était donc à son comble lorsque nous avons reçu toutes les instructions utiles, non seulement pour piloter, car la F1 n’a pas de direction assistée contrairement à la Formule Renault, mais aussi pour freiner, il faut exercer une pression de près de 80 kg pour ralentir une monoplace équipée de freins en carbone. La phase de démarrage est également compliquée. Seuls les mécaniciens peuvent mettre en route la voiture. Ensuite, le pilote doit mettre un coup de gaz pour nettoyer le moteur des impuretés. Puis, il faut maintenir un certain régime moteur avant de relâcher très lentement la pédale d’embrayage (un peu comme lors d’un démarrage en côte) et partir enfin à l’attaque du circuit.

Formule 1

Passons aux choses sérieuses !

A présent, nous savions tout. Nous étions anxieux mais impatients, heureux mais concentrés. Le moment tant attendu était arrivé. Nous nous approchions de la voiture en essayant de nous remémorer toutes les consignes. Les membres de l’équipe Lotus F1 étaient heureusement toujours prêts à nous rappeler les règles de base. Il était donc temps de s’installer dans le baquet, dans une position très allongée, les fesses plus basses que les pieds et la tête qui dépassait à peine du cockpit. Nous étions maintenant solidement attachés quand le moteur commença à hurler, un hurlement puissant et aigu. Puis nous avons quitté les stands pour vivre un moment unique et tellement plaisant. Dès l’entame du premier virage, nous avons effectivement découvert la particularité des freins. Efficaces mais si difficile à enfoncer. Il était nécessaire de commencer par cette étape pour se familiariser avec la voiture et être prêt en bout de ligne droite plus tard. Nous n’avons pas tardé ensuite à profiter de la puissance phénoménale de la voiture. Contrairement à la pédale centrale, la pédale d’accélération est très sensible, à la sortie du premier enchainement de virages, on le ressent instantanément, le V10 vrombit et les 700 chevaux galopent. Sur le tableau de bord les lumières rouges s’allument, nous passons la troisième sur la boite séquentielle. Dès lors, nous sommes collés au fond du siège, mais nous devons déjà ralentir pour un enchainement de virages difficiles, d’autant plus sans direction assistée, puis une première ligne droite. La voiture fait un bruit terrible, les rapports s’enchainent jusqu’à la sixième et à chaque fois, cette sensation d’être projeté vers l’arrière. Inutile de résister, il faut faire avec et continuer à regarder la piste. Car nous devons maintenant freiner, après avoir sans doute dépassé les 200 km/h. Le poids de la voiture est soudain transféré vers l’avant. L’arrière semble décoller, tout comme notre corps, heureusement solidement retenu par le harnais. Nous négocions les courbes prudemment, il ne s’agit pas de sortir de la piste avec un tel engin. Quelques virages plus tard, c’est l’euphorie. Quand soudain se présente la ligne droite des stands. L’occasion de se mettre debout sur la pédale d’accélération. Concentré comme jamais sur la piste, il est impossible de voir ce qui se passe autour, tout va tellement vite, trop vite. Le premier tour est déjà terminé. Encore un, puis nous rentrons – déjà – dans les paddocks.

Conduire une Formule 1 est sans aucun doute, l’une des expériences les plus incroyables dans une vie. La voiture nous propulsa à des vitesses phénoménales, à chaque passage de rapport, nous étions un peu plus cloués au fond de notre baquet, le bord de la piste défilait à une allure folle. Nous comprîmes alors ce que c’était qu’être un pilote de Formule 1. Et pourtant nous étions encore loin de l’allure à laquelle ils roulent pendant plus d’une heure et demie. Mais ce fut tout de même un aperçu qui nous fit prendre conscience de la difficulté à rester concentré aussi longtemps, à réussir à négocier correctement les virages, les freinages et à absorber cette force G. Nous avons trouvé ça d’autant plus impressionnant lorsque nous sommes montés dans une Formule 1 biplace, derrière Romain Grosjean. Secoué dans tous les sens à des vitesses approchant les 300 km/h, nous avons enduré le temps d’un tour ce qu’un pilote endure pendant une cinquantaine, voire une soixante de tours. Notre « chauffeur » n’a sans doute même pas poussé la voiture autant qu’il le fait d’habitude et pourtant, pour nous ce fut intense.

Retour sur Terre

De retour sur la terre ferme, il était difficile de trouver les mots pour décrire cette expérience inoubliable. Même quelques jours après, nous cherchons toujours le qualificatif adéquat. En attendant, nous souhaitons remercier très chaleureusement Total F1, toute l’équipe Lotus F1, Romain Grosjean et nos accompagnateurs (Yann et Vincent pour ne pas les citer) pour cette journée formidable, et nous espérons que les gagnants du concours en profiteront autant que nous, car ce genre d’occasion n’arrive qu’une fois dans une vie et il ne faut pas la rater. Nous regarderons différemment les prochains Grand Prix à l’avenir …

[Photos : BL]

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Dernières Questions sur UberGizmo Help
  1. Pour avoir bosser 14 ans dans ce milieu, je confirme que c’est une sensation extraordinaire.
    J’ai eu l’occasion de monter dans plusieurs types de ces bolides, à 2 ou 4 roues, et c’est franchement le pied total.
    Bonne chance aux vainqueurs

  2. quel rapport entre cette info et l IPhone 5 ??? meme pas une seule reference a ce qui est la SEULE news geek du moment !!! bref, cette info n a pas sa place ici. ca devient n importe quoi ce site 😛

  3. justement, il n y a aucun rapport donc je m etonne que Giz en patle parce que depuis que Ben oeuvre, et bien je consulte beaucoup plus numerama et le JDG tellement la multitude de « news » IPhone me saoule. j aimerai tellement que Giz revienne a son niveau d il y a 3 -4 ans

  4. Oui bon on a compris Calibanproject, Gizmodo ce n’est plus ce que c’était etc. Ça va faire plusieurs mois que je lis ce même type de commentaire. C’est franchement usant.
    Là l’auteur raconte un événement extraordinaire qu’il a pu vivre avec d’autres blogueurs. Au lieu de venir pleurnicher, tu pourrais peut être venir apporter quelque chose d’utile au site ?
    Bref, c’est un article agréable à lire, et pour l’avoir vécu, je me suis reconnu dans plusieurs passages, je suis simplement déçu que le deuxième commentaire soit si primitif…

  5. Les gars franchement ce texte transpire vos émotions, ça a juste l’air d’avoir été génial donc prenez le temps de détailler ce qu’il s’est vraiment passé au volant d’une F1, la première montée en régime, ce qui se passe lorsque t’ose enfin pousser la pédale a fond, le développement des technologies embarquées etc… :)

    1. Effectivement. J’ai essayé de me limiter parce que j’aurais pu écrire tellement plus. Mais le détail d’un tour en F1 manquait. Je viens donc de le rajouter. En espérant que ça vous plaise.

  6. desole que ce soit tombe sur cette etant moi meme fan de sport mecaniques (24h du mans en particulier) juste que la j arrive au point de non retour et que justement, ce sujet qui traite d une de mes passions vrai etait pour moi l occasion d exprimer mon raz le bol, pour la premiere et derniere fois… apres concernant ma participation a ce site, je n ai rien a demontrer… je suis moi aussi redacteurs de sujet sur d autres site et c est justement parceque je vois MON GIZ s enliser que j ai les glandes. sorry pout la HS mais il fallait que ca sorte. vous ne m y reprendrez plus 😉

  7. ah ok je comprend mieux a lire certains comantaires ,Pour gagner le jeu il fallait plutot avoir des relations bref un bon reseau plus que de reelles competance .

    vous me direz comme partout d où pourquoi principalement des gens ou jeunes super instruit ne trouve pas de taff sil n ont pas de bon reseau enfin trouve du taff non pas en fonction de leur savoir mais de leur avoir , avoir de bonne relation .

  8. juste etre le meilleur a microRace ( dommage ,connais pas ). Pas de sorte de tirage au sort douteux ?

    Et dire qu’il y a quelque années j’avais les meilleurs records en qualife ( sur un site us et fr) sans aucune aide etc de tous les circuits sur GP4 :/ ( faut dire je m entrainais 4 a 8 heures par jour .j ai essayé il y a un ou deux ans sur le site ferrarie la simulation de F1 sans trop de succé mais je ne jouais pas assé longtemps )

  9. Merci pour cet article, qui sort du domaine habituel, mais qui renvoie beaucoup de sensations sur un sujet qui me passionne! Piloter une F1 fait partie (comme beaucoup de gens je suppose) d’un de mes rêves, et j’espère avoir la chance de vivre une journée comme la votre un jour!

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