Test : Borderlands 2

Borderlands 2Après un premier épisode plein de bonnes choses mais un peu maladroit, Gearbox revient avec Borderlands 2, sous la houlette de 2K Games. C'est l'occasion de retrouver les terres de Pandora sur PC, Xbox 360 et PlayStation 3, pour de longues heures de plaisir.

C’est quoi ?

Borderlands 2 pourrait être qualifié de Hack’N’Slash, de jeu d’aventure et de FPS. Le jeu mélange les 3 genres et offre un univers alternatif digne d’un Madmax trempé dans une bonne dose de science fiction.

C’est pour qui ?

Borderlands 2 se déroule dans un univers apocalyptique violent et décalé. Il se destine donc à un public adulte. Le jeu joue beaucoup sur l’humour noir et la violence et plaira beaucoup aux amateurs de films SF des années 80. L’action est non-stop et le jeu se permet de vous offrir un maximum de sensations fortes.

Pourquoi c’est bien

  • Le scénario était un gros point faible du premier Borderlands. Un pitch qui tient sur une feuille recto, un développement pas forcément passionnant et des quêtes sans histoire, il était difficile de rentrer dans l’intrigue. Borderlands 2 offre beaucoup plus de contenu narratif que son grand-frère et se paie même le luxe d’agrémenter les quêtes secondaires avec un certain sens de la mise en scène. Le jeu est passé maitre dans l’humour décalé et offre une galerie de personnages géniaux, qui nous rappelleront les classiques du cinéma post-apocalyptique.
  • Les quatre nouvelles classes du jeu ont beau emprunter largement à celles du premier Borderlands, elle sont cette fois beaucoup plus travaillées. Les arbres de compétences sont fouillés, réussis et proposent une variété d’orientations afin de se spécialiser dans des directions bien différentes. L’ajout des points de brutasse permet de filer un coup de polish supplémentaires à son personnage en améliorant ses stats. Il suffit de remplir des défis afin de se voir gratifier d’un jeton donnant droit à un point. D’ailleurs, il est possible de les transférer d’un personnage à un autre, idéal pour se faciliter un peu le début de l’aventure.
  • Borderlands 1 était beaucoup trop facile. Le jeu offrait généreusement du loot puissant tous les cent mètres et les ennemis fondaient comme neige au soleil devant vous. Désormais, Gearbox a décidé qu’il était temps pour vous de galérer un peu plus dans votre quêtre. Les ennemis bénéficient d’une nouvelle I.A. Bien plus efficaces, ils sont plus résistants et souvent plus nombreux. Il faudra donc se méfier car on se fait très vite dézinguer. De plus, l’équipement est beaucoup plus homogène et les meilleures armes seront rares et difficiles à obtenir.
  • De manière générale, le jeu a été pas mal repensé : La distribution des quêtes est beaucoup plus cohérente. Fini les paquet de quêtes trop faciles ou trop dures. Le leveling du jeu a d’ailleurs été harmonisé et il est désormais plus régulier.
  • Si Borderlands 1 offrait du désert, du désert, et en cadeau, encore plus de désert. Borderlands 2 lui, se permet de varier les plaisirs en offrant une variété de lieux bien plus coloriée que son grand-frère. On aura droit à des grottes, de la glace, des bases futuristes, du désert (Inévitable). Le jeu en a profité pour s’offrir un petit lifting graphique. Rien de vraiment novateur, mais il se permet d’offrir des textures plus fines, une modélisation plus complexe tout en gardant l’esprit de la série intact
  • Il faudra compter entre 25 et 35 heures pour la campagne solo, suivant votre motivation à faire les quêtes secondaire, vous balader un peu, ou au contraire tracer droit au but. Le jeu met également l’accent sur le co-op qui permet de jouer jusqu’à quatre en simultané. Un petit plaisir de la vie emprunté au hack’n’slash qui rendra l’aventure encore plus addictive. Il sera possible de varier les plaisirs et les tactiques avec vos petits camarade, le tout en s’insultant joyeusement à chaque mort.

Ce qui aurait pu être mieux

  • Il est dommage que la conduite des véhicule soit toujours à la ramasse depuis Borderlands. Ils sont pourtant vitaux pour se déplacer sur l’immense map, mais ils sont toujours aussi incommodes à manipuler et leur fonction se résume à vous déplacer d’un point A à un point B. On aurait bien aimé des courses avec par exemple.
  • Le jeu a été débuggé un peu à la va-vite puisqu’il présente ça et la des soucis de colision par exemple. Il n’est pas rare de buter contre des objets, se retrouver bloqué dans des éléments du décors. Mais vu le suivi de Gearbox, on ne se fait pas trop de soucis, ils seront vite corrigés.
  • La présence d’un Season Pass indique de nombreux DLC à venir. Alors certes, la quasi totalité des DLC du premier épisode étaient excellent, mais on regrette une fois de plus d’avoir l’impression d’acheter seulement une partie du jeu.

Ca nous a étonné

Le jeu est bourré de clins d’oeil à d’autres œuvres vidéo-ludiques et il faudra un sacré bout de temps pour toutes les dénicher. Poussière de Minecraft, Double Rainbow, Feu de Camps de Dark Souls, BSOD, QR Codes à scanner avec son téléphone. Des petits plaisirs à découvrir tout au long du jeu.

Et alors, j’achète ?

Gearbox a mis les petits plats dans les grands avec le 2ème épisode de Borderlands. Plus long, mieux fini, plus profond, bourré de clins d’oeils subtils, le jeu s’avère très agréable à jouer et il offre un contenu de qualité pour un prix de vente en dessous de la norme. Si on rechignera un peu à l’idée d’un Season Pass et de quelques bugs de collisions, ce ne sont que des anecdotes au regard du travail de qualité fourni par Gearbox. Une excellente surprise qui devrait vous aider à surmonter la morosité de l’automne.

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