Ariane 6 est sur le pas de tir

Ariane 6 ESA lancement

Enfin ! La France attendait depuis 2009 de pouvoir lancer le chantier d’Ariane 6, mais à chaque fois, l’Allemagne se mettait en travers de son chemin. La raison ? Le coût jugé trop élevé. Mais, avec l’arrivée de sur la marché de la Falcon 9 de la société privée SpaceX, les états membres de l’ESA n’avaient pas d’autres choix que de trouver un compromis.

Oui, l’espace est devenu un nouveau territoire très concurrentiel. D’ingénieuses société privées parviennent à mettre en orbite des satellites pour des coûts moins élevés que les agences gouvernementale. Du coup, l’ESA n’a pas d’autres choix que de moderniser et de réduire les coûts de sa fusée Ariane.

Ainsi, les 20 états membres participant au budget de l’ESA et le Canada réunis à Naples ont choisi d’améliorer notre bonne vieille Ariane 5. Tout d’abord, cela passera par une modernisation d’Ariane 5, qui sera alors baptisée Ariane 5 ME (Midlife Evolution). C’est cette version d’Ariane qui était défendue par l’Allemagne, ainsi que par les industriels Astrium et Safran. Cette évolution « à moitié de vie » permettra à la fusée d’envoyer encore plus de charge utile en orbite géostationnaire (12 tonnes contre 9,3 actuellement). Mais pour rester rentable, Ariane 5 ME devra envoyer 2 satellites de 6 tonnes par lancement.

C’est pourquoi Ariane 6 est un chantier qui s’ouvre en parallèle. C’est celui qui était défendu par la France et l’Italie. Ariane 6 sera un lanceur plus léger qu’Ariane 5, et il ne pourra lancer qu’un seul satellite. Sa force ? Ariane 6 sera extrêmement modulable et pourra mettre sur orbite des satellites petits ou gros pour des coûts beaucoup moins élevés.

Notez bien qu’une décision sur la poursuite du développement des 2 versions d’Ariane sera prise en 2014. En conclusion : jusqu’ici, tout va bien. [Sciences-Mag]

 

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