Un manuel prouverait que l’algorithme de Google ne travaille pas seul !

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shutterstock_18503188 - GoogleThe Register a des révélations à faire et si elles se révèlent véridiques, Google pourrait tomber de très haut. Revendiquant depuis toujours d'utiliser uniquement un algorithme complexe pour définir son classement, il semblerait qu'au minimum 1500 petites mains changent quotidiennement la donne.

The Register annonce avoir mis la main sur un manuel de formation permettant à des évaluateurs de « juger » les sites web. Ce groupe jouerait donc un rôle plus qu’important, ce qui remet en question l’équité et bien sur, la bonne foi de Google.

Le groupe hurle à qui veut l’entendre que son pagerank n’est dû qu’à de complexes calculs. Evidemment, une machine ne peut pas encore fonctionner seule, il y a forcément la main de l’homme oeuvrant de si de là. En revanche, sa portée restait mystérieuse et on ne parlait pas de jugement mais plus de technique.

D’après le manuel incriminé, ces hommes invisibles utiliseraient une série de questions qualifiées de « directives » et « controversées » par le site à l’origine de la découverte. Il y a donc 160 pages de conseils permettant de statuer sur la qualité d’un lien, site…

Au final, les pages sont triées en fonction d’une note allant de « vitale », « utile », « pertinente », « peu pertinente « , » hors-sujet » à « inutile ». On retrouve également des « peut-être spam », « spam », « porno » et « malveillant ».

Est-ce si choquant ? Une vérification humaine est souvent indispensable. Le doute plane également sur l’autre partie de leur mission qui consiste à deviner le but d’un usager tapant une requête.

Il existe alors trois catégories, « l’intention d’action », « la volonté d’atteindre un but » ou simplement « faire une recherche ».

Délicat, car certaines requêtes entrent dans plusieurs cases, comme par exemple « iPad ». Le but serait ici de définir la popularité d’un site, en temps normal et en fonction du but ultime de la demande, afin de rendre le classement plus pertinent.

Doit-on crier au scandale ? Un algorithme si complexe soit-il ne pourra être parfait, bien que subjective la main de l’homme, d’un groupe d’homme, n’est pas nécessairement une erreur.

The Register utilise un exemple qui fait sens, la recherche « fessée ». Un ordinateur sera-t-il apte à trouver pertinente une étude université sur les conséquence de la fessée sur les enfants, et non pertinente une page sur le fétichisme de la fessée ?

De la même façon Google demande aux évaluateurs: « Quel genre de réputation possède le site » ? Les choix étant « négative ou malveillante », « mixte », « bonne réputation », « peu d’informations ou introuvable ». Si le site subit les affres de plaintes non pertinentes ou même de robots, l’algorithme pourra-t-il les déceler ? « Un consensus d’experts », comme cité dans le manuel, semble plus qualifié, d’autant que ce n’est pas UN seul homme qui détermine ces facteurs.

Il s’agit d’un véritable métier. Les évaluateurs proviennent de deux entreprises, Leapforce et Lionbridge. Ils doivent passer un examen et sont constamment évalués par Google, ils ne sont donc pas employés à proprement parler par le géant.

Reste à savoir quelle est la part du poids de ces petites mains dans le classement de Google, et si leurs ‘avis’ sont réellement pris en compte. Il ne fait nul doute qu’une enquête sera ouverte, d’autant plus que ce n’est pas la première que Google est suspecté. Quoi qu’il en soit, aucun algorithme de pourra jamais effectuer parfaitement ce travail, qui comporte pléthore de subtilités.

Google clame qu’il n’y a aucune intervention humaine sur ces résultats, ce ne serait donc pas le cas. Toutefois, on ne trouve nulle trace du document. Le cas échéant, est-ce réellement une mauvaise chose ? Qu’en pensez-vous ?

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Dernières Questions sur UberGizmo Help
  1. Ça va aucunement changer ma vie! Ce que je veux de Google, c’est de trouver au mieux ce que je recherche. Rien à faire que ce soit un algorithme ou un homme qui mette les résultats dans le meilleur ordre tant que j’ai ce que je cherche. Et c’en est même mieux qu’il y ait des hommes. Ca permet de virer quelques sites bidon du classement et aussi ça crée de l’emploi même si c’est pas en France

  2. Encore une fois, vous devriez remettre vos propos en perspective au lieu d’immédiatement crier au loup… Qu’est ce que 1500 personnes sur des milliards de pages référencées ? Une poussière. Et ils sont surement plus là pour évaluer des contenues qui posent soucis (mauvais referencement automatique, plainte, …) que 99,999999% du contenu référencé…
    Vous ne faites que des spéculations, comme toujours… L’info ce n’est pas ça hein.

  3. Euh… Il sert à quoi cet article?…

    « The Register a des révélations à faire et si elles se révèlent véridiques, Google pourrait tomber de très haut. »

    Tout au long de l’article je n’ai rien vu qui pourrait éventuellement, dans le pire des cas, mener à cette conclusion. Et puis franchement, comme si cela va me faire passer à Bing ou Yahoo…

  4. Si Google clame qu’il n’y a personne et qu’il y a 1500 personne, c est choquant, point.. apres dans « choquant » y a plusieurs degrés; les mensonges de grosses boites ou de politiques (qui savent meme pas compter), on finit par s’habituer hein!

  5. C’est stupide, le fetichisme de la fessée est bien plus pertinent qu’une étude universitaire a la noix. Les plus grands intellectuelles se sont penchés et se pencheront encore sur ce mystère anthropologique. Quand le bien pensant tue le pensant… Je préfère l’algorithme de google…

  6. Décidément, plus je lis les commentaires et plus je plains les rédacteurs de Giz tant ils ont à faire à des trous du cul jamais contents voire agressifs… Euh, les blaireaux vous payez un abonnement ? On vous force à venir ici ? Vous êtes actionnaires ? Le web regorge de sites en tout genre et vous y trouverez sûrement votre bonheur alors pourquoi venir ici vous et nous faire chier ? Tocards !!!

    1. Un article, comme tout oeuvre à le droit à des critiques, positives comme négatives, ce qui embête les gens, ou plutôt les personnes expérimentées sur le sujet (j’en fait partie), c’est de s’amuser à mettre des titres aguicheurs pour faire du trafic alors qu’il n’y a aucune qualité à l’article, soit il a mal été conçu et nous ne comprenons pas ce que nous devons comprendre, soit il a bien été conçu et il n’est pas de qualité du fait que ce soit une info dépassée et que certains passages ne sont pas pertinents, de dire que Google va tomber de haut, etc… Par exemple…

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