Une ville du Connecticut rachète les jeux vidéo violents pour les brûler

feu Connecticut

feu ConnecticutFut une époque, certains organisaient des autodafés pour y brûler (entre autre) les livres jugés innoportuns pour la plèbe. C'est qu'il n'aurait pas fallu lui donner des idées. En 2012, une ville du Connecticut rachète les jeux vidéo violents pour les brûler. Et tout va bien.

L’homme ne semble jamais apprendre de ses erreurs. Et dans l’exemple qui suit, on se demande ce qui motive vraiment Southington, cette petite ville du Connecticut, située à environ 50 km de l’endroit où s’est déroulée la tragique fusillade de Newton il y a quelques semaines de cela, à lancer un programme basé sur la possibilité de racheter les jeux vidéo violents… dans le but de les brûler ! Lancé par SouthingtonSOS, le The Violent Video Games Return Program va offrir des bons d’achat contre les jeux vidéo, mais aussi les CD et films violents.

Joe Erardi, le « superintendent » de l’école de Southington, pense qu’il est nécessaire pour les parents d’avoir une discussion avec leurs enfants sur la question des jeux vidéo violents :

« Il y a des jeunes qui semblent dépassés par les jeux vidéo violents. Je ne suis pas certain que ce soit une bonne chose. Si tout cela lance une conversation entre un parent et son enfant, alors c’est un succès. […] Nous suggérons aux parents ayant des enfants jouant à des jeux vidéo violents de jeter un oeil aux jeux. Nous demandons aux parents d’essayer de mieux comprendre ce qui intéresse leurs enfants. Avoir une conversation est l’étape suivante. Si les parents sont d’accord avec le fait que leurs enfants jouent à ces jeux, ça nous va. »

Dans le cas contraire, les parents sont invités le 12 janvier prochain à aller échanger ces jeux (mais aussi les CD et DVD violents) contre des bons d’achat de 25$. Ensuite, le tout sera… incinéré.

Pourtant, SouthingtonSOS affirme ne pas vouloir diaboliser les jeux vidéo, films, morceaux de musiques ou il est question de violence, bien que le tout soit, de leur avis, l’un des facteurs ayant augmenté l’agressivité, la peur ou encore l’anxiété de ces chères petites têtes blondes.

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