Etes-vous plus ivre en altitude ?

shutterstock_35971594 - Etes_vous plus ivre en altitude

shutterstock_35971594 - Etes_vous plus ivre en altitudeN’avez-vous jamais entendu telle phrase en partant en montagne : 'soyez prudent lorsque vous buvez ici' ? Légende urbaine ou réalité, appelons un chat un chat : sommes-nous plus bourrés en altitude et surtout, que faire pour y remédier avant votre départ au ski ?

En effet, à partir de 1610 mètres d’altitude, une boisson alcoolisée deviendrait entre 1,5 à 3 fois plus puissante. Autant dire qu’un verre de vin peut vous mettre carpette en deux temps trois mouvements.

Les faits

Lorsque l’alcool se trouve dans le corps et non dans sa bouteille, il interfère avec l’absorption de l’oxygène par le sang. Il est acquis de tous qu’en altitude, l’oxygène se raréfie. On suppose donc que l’effet est amplifié, car plus vous êtes ivre en altitude, moins vous apportez d’oxygène à votre cerveau.

Dans le doute, les gens sont invités à ne pas boire pendant environ 48 heures après leur arrivée à une altitude plus élevée. Bien, une telle théorie reste douteuse… En effet, qu’on soit acclimaté ou non à l’altitude, tout le monde devrait ressentir tels effets, ce qui n’est pas le cas. Certains sont affectés, d’autres non et quelques rares spécimens sont des ivrognes qu’importe la hauteur.

Plus scientifiquement parlant, une étude autrichienne datant des années 1990 a constaté qu’il n’y avait pas de différence fondamentale entre le taux d’alcoolémie de personnes consommant de l’alcool au niveau de la mer (Mojitos, transat, la base) et celles placées à 3000 mètres (Raclette, Jurançon, autre base).

Cela dit, comme au Cluedo, les chercheurs auraient une piste remontant jusqu’au coupable…

Le mal de montagne

shutterstock_104276468 - Mal des Montagnes

C’est aussi beau que traître, sachez le !

Le mal de montagne affecte énormément de monde, et clairement de moult façons. Il existe une myriade de symptômes, à commencer par aucun, mais également des étourdissements, vertiges,  fatigue, somnolence, faiblesse, nausées, démarche instable, et mal de crâne… Ce qui n’est pas sans rappeler les effets d’une… bonne cuite.

L’altitude n’est pas réellement la cause de  votre alcoolémie exacerbée. En revanche, vous vous sentez plus saoul et malade car vous êtes frappé simultanément par ces deux choses bien distinctes. Bim. Le combo gagnant. Comme il n’y a aucun moyen de prédire qui sera affligé ou non par le mal de l’altitude, cela explique pourquoi boire à de telles hauteurs est parfait pour les uns, comme la pire des expériences pour les autres.

Que peut-on y faire ?

Bien, le conseil de base est de boire avec modération (oui, oui, toujours le même). Le second est d’attendre ces fameuses 48 heures qui vous permettront de vous acclimater à l’altitude. Et bien sûr, on y va mollo sur les premiers verres, si évidemment vous tentez le diable, on ne peut rien faire pour vous aider.

Rester hydraté peut vous aider à éviter les maux de tête et autres symptômes typiques de la gueule de bois. Les endroits à plus haute altitude ont généralement tendance à être nettement moins humide, ajoutez que l’alcool est un déshydratant et un diurétique et le mélange sera aussi difficile à avaler que les cocktails de Titi en fin de soirée. Le truc est simple, un verre d’eau entre chaque boisson alcoolisée. Même passé un certain stade, vous devriez pouvoir vous en souvenir.

La déshydratation ne fera qu’aggraver les symptômes de l’ivresse et le mal de l’altitude. Pré-hydratez et continuez à hydrater et post-hydratez. Vous voilà paré pour déguster le Génépi local et profiter d’une bonne fondue accompagnée de vin blanc.

Allez, et bonne bourre 😉 !

N’oubliez pas, vous pouvez suivre Gizmodo.fr sur les réseaux sociaux : Facebook, Twitter, Google+ !

Tags :
Dernières Questions sur UberGizmo Help
  1. Raclette – Jurançon ??? Non maus c’est quoi cet accord bidon. Jamais entendu parler de ça et ça ne marche évidemment pas. Raclette et un vin blanc sec type Roussette ou Jaquère voire un Gamay bien fruité.

  2. C’est fou que certains insectes arrivent à survivre à une explosion nucléaire et nous dès qu’on monte un peu plus haut que d’habitude faut attendre 2 jours pour « s’acclimater »…

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Publicité