Test : Kindle Paperwhite

Kindle Paperwhite

Kindle PaperwhiteLancé aux États Unis depuis quelques mois maintenant, le Kindle Paperwhite d’Amazon aura eu du mal à trouver son chemin jusqu’en France. C’est désormais chose faite, et on vous le dit : il faudrait être fou pour passer à côté !

A côté d’un Kindle Fire HD finalement trop restrictif et trop lourd pour se faire remarquer et d’un Kindle classique vieillissant, le Paperwhite se veut être la liseuse qui va venir renouveler la gamme, voir pourquoi pas donner le “la” dans le domaine.

C’est quoi ?

Difficile de retirer son titre d’eBook reader idéal au Kindle d’Amazon. Que ce soit grâce à la qualité de son écran ou à la richesse de la bibliothèque à laquelle il donne accès, il rayonne littéralement dans le genre, laissant loin derrière ses concurrents encore trop timides, trop maladroits. Même si nous reconnaissons volontiers les efforts concédés par la dernière mouture du Kobo de la Fnac.

Mais voilà, le Kindle Paperwhite d’Amazon a un temps d’avance sur ses concurrents, et son écran éclairé, autorisant des lectures dans le noir le plus complet est l’argument qui frappe, le petit plus qui fait finalement toute la différence. Alors, à la question “c’est quoi ?”, on a envie de répondre que le Kindle Paperwhite est l’eReader de référence en ce moment. Comment ça, on spoil le test ?

Un coup d’oeil sur la fiche technique

Le Kindle de dernière génération a hérité d’un écran Paperwhite 6” (212 dpi) avec éclairage intégré et capable d’afficher 16 niveaux de gris. C’est d’ailleurs là son plus gros avantage : cet écran lumineux, toujours aussi agréable à balayer du regard, et qui ne fatigue pas les yeux, même après des heures de lecture. Mise à part ça, le Paperwhite dispose de 2 Go de mémoire interne (jusqu’à 1 100 ebooks stockés, même si dans les faits, 1.25 Go d’espace sont offerts, le reste étant pris par l’OS), une batterie qui va tenir la charge jusqu’à huit semaines avec la connexion sans fil désactivée et la luminosité réglée sur 10, une connexion 3G (en option), du WiFi et un port USB 2.0, le tout dans des dimensions de 169 mm x 117 mm x 9,1 mm pour 222 grammes au total.

Au niveau des formats qu’il accepte, voici la liste complète : Kindle Format 8 (AZW3), Kindle (AZW), TXT, PDF, MOBI non protégé, PRC natif ; HTML, DOC, DOCX, JPEG, GIF, PNG, BMP converti. Dommage, on s’attendait à un peu plus d’exhaustivité.

Un point sur le design

Le Kindle Paperwhite est un bel objet. Non pas qu’il fasse partie de ces terminaux clinquants, qu’on prend plaisir à exhiber dans son salon, mais il dégage tout de même de belles courbes, une finition solide, et un revêtement (noir) agréable au touché, qui n’est pas sensible outre mesure aux chocs et aux rayures.

Pourquoi c’est bien ?

  • On se répète, mais l’écran E Ink du Kindle Paperwhite est supérieur à TOUS (et nous insistons franchement là dessus) les écrans équipant les eReader du moment. Sans vous infliger un “alors, COMMENT CA MARCHE ?”, sachez qu’Amazon a assuré sur toute la ligne en proposant cet écran, capable d’afficher 62% de pixels en plus et 25% de contraste en plus, vis à vis de la génération précédente de Kindle. Dans les faits, l’affichage des polices de caractères est plus vif, plus précis. Aussi, on parle ici d’un éclairage et pas d’un rétro-éclairage : la lumière est diffusée vers le contenu, et pas vers vos yeux, ce qui a pour résultat de réduire de manière considérable la fatigue oculaire. Vous allez d’ailleurs pouvoir lire dans un environnement dénué de tout éclairage. Pour ne rien gâcher, cet écran mat ne consomme pas énormément d’énergie. Mais nous y reviendrons.
  • Voilà, on y est (déjà) : on évoque l’autonomie du Kindle, franchement appréciable. On n’a pas mesuré précisément, mais nous avons dû le recharger 2 fois, grand maximum, malgré plusieurs semaines d’utilisation, après avoir ingurgité un nombre conséquent d’ouvrages. Amazon affirme qu’une seule charge de batterie dure jusqu’à huit semaines avec la connexion sans fil désactivée et la luminosité réglée sur 10, à raison d’une demi-heure de lecture par jour. On veut bien le croire.
  • Son ergonomie est idéale. Avec ses 222 g, il se laisse porter d’une main. Autant dire que c’est rudement pratique lorsque vous avez l’habitude de lire niché dans votre lit. Sa finition agréable au touché mêlée à ses bords arrondis finissent de convaincre. Par contre, vous aurez pour obligation de naviguer d’une page à une autre en touchant (en caressant) l’écran, et plus précisément en effleurant les côtés gauche et droit. Une question d’habitude ? Même pas, tant la chose est désormais naturelle !
  • L’écosystème du Kindle Paperwhite a été revu, et son interface s’apparente désormais bien plus à ce que l’on peut retrouver sur une tablette tactile. Certes, Amazon met une fois encore en avant sa boutique en ligne, permettant d’acheter ses livres en quelques secondes, mais on retrouve à côté de ça des services intégrés efficacement, comme la possibilité de savoir à n’importe quel moment où l’on en est de sa lecture (et le temps estimé restant avant qu’on en finisse avec l’ouvrage que l’on dévore), de laisser des annotations au fil des pages, d’avoir la définition d’un mot en “cliquant” dessus, de changer le style de police de caractère, sa taille également. Le menu, lui, pourra être affiché en tapotant le haut de l’écran. L’écran du Kindle est ainsi divisé en 3 larges zones.
  • Amazon offre l’accès au cloud, et à la possibilité d’avoir accès à ses achats depuis n’importe quel terminal, ou presque : Kindle, Android, iOS, Windows Phone, PC, Mac, etc. N’oublions pas non plus l’intégration de la technologie Whispersync, qui synchronise automatiquement sur tous vos appareils la dernière page lue, les signets et les notes. Passons par contre rapidement sur le navigateur web intégré, marginal. Bien que ça puisse, pourquoi pas, dépanner, de temps à autre.
  • L’offre d’Amazon est pléthorique, et se situe comme l’une des plus diversifiée du marché. La firme revendique être en mesure de proposer 1 million d’eBooks, dont environ 70 000 en français.

Pourquoi ça aurait pu être mieux ?

  • Raté : cette fois encore, les formats supportés par le Kindle Paperwhite joue dans le classique, et il ne faut pas s’attendre à la moindre once de compatibilité avec le format ePub, ni avec les CBZ et CBR.
  • On a pu remarquer des petites fioritures en bas de l’écran du terminal, des sortes de petits résidus noirs (pas franchement gênants, mais bon) apparaissant plus particulièrement lorsque la luminosité est faible.
  • La version 3G du Kindle Paperwhite est celle que nous utilisons. Elle est pratique, très pratique même puisqu’elle intègre une connexion 3G permanente, qui vous permettra d’acheter de nouveaux eBooks où que vous soyez. Par contre, Amazon fait payer 60€ supplémentaires pour avoir accès à cette version 3G, facturée 189€. Qui plus est, cette mouture 3G ne permet pas de surfer sur la toile via le navigateur web expérimental intégré. Pour ça, il vous faudra obligatoirement passer par une connexion WiFi.
  • Les prix pratiqués au sein de la boutique Amazon sont parfois elevés, bien qu’on pourra se tourner vers des offres ne dépassant pas les 2, 3€. Dommage, ce n’est pas encore en 2013 qu’on verra une différence pécunière flagrante entre les eBooks et les livres papier.
  • Le Kindle Paperwhite n’est pas équipé de haut-parleur, et n’offre aucun moyen de brancher un casque. Conséquence directe : pas de compatibilité avec la technologie “text-to-speech”, qui aurait été en mesure d’assurer une fonction similaire à celle des livres audio.

Ça nous a étonné

C’est un peu bas de la part d’Amazon : son Kindle Paperwhite n’est pas livré avec un chargeur en bonne et due forme. Seulement avec un câble USB, permettant une recharge via un PC ou un Mac. Certes, vous trouverez un chargeur pour moins de 10€, mais quand même.

Et alors, j’achète ?

Assurément, le Kindle Paperwhite est le meilleur eBook reader du moment. Son écran rayonne, et l’offre de livres d’Amazon est incomparable en terme de qualité (VF ET VO, au choix). Reste simplement le prix de sa version 3G qui nous a légèrement fait tiquer : comptez 189€ pour cette mouture, et 129€ pour la déclinaison WiFi.

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Dernières Questions sur UberGizmo Help
  1. Bonsoir,

    Je trouve votre test un peu rapide et surtout ne présentant pas la concurrence … Notamment la Bookeen Odyssey Frontlight HD qui preésente les mêmes caractéristiques, prend en charge le format ePub et est de conception française pour ne rien gacher.

  2. Concernant le chargeur, pour info, on a tous tellement de chargeurs USB que j’ai renvoyé à Amazon celui que ma femme m’avait pris, donc, je ne suis pas choqué sur le fait qu’ils ne fournissent que le câble.

  3. je rejoins les autres commentaires. il y a des concurrents serieux dont barnes and noble, bien moins cher, dispo en france et ailleurs et compatible avec le format epub. acheter le kindle equivaut a acheter apple. c’est pas mieux mais tellement in….

  4. Bonjour,
    vous dites que c’est le meilleur e reader du moment. Mais qu’en est il vraiment par rapport au Kobo Glo? l’ecran est il vraiment meilleur? Le Glo a aussi un écran e-ink pearl HD 6 pouces XGA avec éclairage intégré. J’avais meme lu que le rendu de l’éclairage était plus homogène. Le Kobo glo supporte beaucoup plus de format, nottemment l’epub et c’est non négligeable, il fait 40 grammes de moins, et la bibliotheque de livre en français est plus fournie que celle d’amazon? Il me semble par contre que l’autonomie est moins importante.
    a quand un comparatif pour choisir?

    1. J’ai personnellement testé le kindle whitepaper et le kobo glo, et contrairement a gizmodo je préfère le kobo glo.
      Rien que le fait qu’il ne lise pas les epub, c’est juste un très gros moins.
      Mais au niveau qualité écran c’est kif kif, voir même mieux en retroéclairage avec le kobo glo (il eclaire mieu de bas en haut , alors qu’avec le kindle c’était plus éclairé en haut que en bas).
      Le choix des polices et mieux avec le glo,
      Bref je trouve le test bien trop subjectif et certes le kindle et de bonne qualité et agréable a utiliser, mais d’autre liseueses, tel que le kobo glo le sont tout autant voir même meilleur !

      1. Il faut avoir besoin des ePub, et ce n’est pas forcément un indispensable pour l’utilisateur lambda qui va décider de centraliser ses achats sur un Kindle. Après, si l’on creuse le problème, c’est sûr que c’est un vrai point négatif.

    2. Je suis tout à fait d’accord, j’ai un koboglo et j’en suis absolument ravie! L’écran est d’excellente qualité, et il a aussi un éclairage intégré, de plus, contrairement au kindle, il lit tout les formats. Aussi bien que soit le kindle paperwhite, la restriction de formats est pour moi totalement rédhibitoire. C’est dommage qu’ils persistent à laisser de telles barrières (comme apple en effet…). Mais sinon, ce doit surement être une très bonne machine.

      1. Bonjour,
        d’accord pour dire que Le kindle ne lis pas l’ePub, mais bon ce n’est pas un problème en soit car si on achète directement d’Amazon ils ne sont pas fou de vs envoyer une format que ne lit pas le Kindle, d’autres part, avec « Calibre » sur votre Ordi vous convertissez tous les formats en format lisible pare le Kindle.
        Personnellement j’ai le Kindle que j’ai acheté aux USA, pas le nouveau, avec un joli protège en cuir marron, j’ai plus de 900 livres, il fait 4 gigas, 3 g, wifi et et je suis très satisfait.. je peux même mettre des audiobooks…

        Merci kindle..

  5. Encore un de ces test pas du tout objectif. « kindle a le meilleure écran » alors que le Kobo glo a le même au niveau de caractéristique e-ink. Mort de rire.

  6. Ce test est une plaidoirie totalement subjective pour certes une excellente liseuse, mais pas nécessairement tellement supérieure à la Kobo. J’ai personnellement une Kobo Glo, et voici ce que je pense :

    • L’écran : E-Ink ce n’est pas le nom d’un simple technologie, mais c’est le nom de la société qui fournit les principaux fabricants de liseuses en écran. Et l’écran utilisé sur la Kobo Glo et la Kindle Paperwhite est sensiblement le même : résolution égale, technologie Pearl HD (la dernière technologie fournie par E-Ink), contraste similaire. Je ne vois pas en quoi l’écran du Kindle brillerait tellement plus par sa qualité intrasèque. Attention le rendu peut sembler différent selon la couleur de la liseuse (bords blancs ou noirs).

    • Eclairage : Beaucoup de tests reconnaissent que la lumière frontale de la Kindle permet d’obtenir un rendu plus fidèle des noirs et plus contrasé, tandis que la Kobo donne une teinte plutôt bleutée lorsqu’on la pousse un peu. Concernant la technologie employée, il s’agit dans les deux cas d’une technologie similaire, à savoir une couche sur l’écran qui diffuse le mieux possible la lumière envoyée par des petits diodes placées en bas. A savoir que la Kobo Glo peut pousser la luminosité beaucoup beaucoup plus fort.

    • Design et poids : la Kindle tout comme la Kobo proposent des designs assez sobres et similaires. À noter tout de même que la Kobo est plus petite (presque 1cm de moins de haut) et plus légère (185g contre 222g). Elle est légèrement plus épaisse, mais la finition plastique est aussi d’excellente qualité avec un effet soft touch très confortable.

    • Carte SD : la Kobo, contrairement à la Kindle, propose un port micro-SD pour pouvoir stocker encore plus de livres, ce qui peut-être très appréciable pour ceux qui lisent vraiment beaucoup, même si en général les 2Go de base suffisent amplement sur les deux liseuses.

    • Ouverture : je pense que le grand avantage de la Kobo reste son ouverture. Elle accepte effectivement la majorité des formats de livres numériques, ce qui permet d’acheter sur n’importe quelle boutique en ligne son livre et le lire sur sa liseuse ! Certes Amazon propose 70 000 livres en Français, mais en additionnant Fnac.com + toutes les autres boutiques en ligne on peut probablement trouver parfois de meilleurs prix et tout autant de livres ! Sans oublier que si l’on décide de changer de liseuse on peut repartir avec nos livres 😉

    • OS : les deux systèmes d’exploitation sont désormais très similaires, à chacun de trouver celui qui lui plait le plus. À noter que les deux proposent des statistiques pendant la lecture sur le temps restant etc…. Le gros + de Kobo reste tout de même sa gestion infiniment plus complète de la mise en forme : choix parmi de nombreuses polices (on peut même y mettre les siennes), tailles (à l’aide d’un curseur très précis), marges, interlignes, épaisseur, finesse. On peut aussi choisir les zones à l’écran qui permettent de tourner les pages (si on est gaucher, on peut dire par exemple qu’en tapotant à gauche sur l’écran cela tourne a page suivante et pas l’inverse, pratique).

    Bref, tout ça pour dire que ce n’est pas si simple d’asséner des vérités en disant que « Assurément, le Kindle Paperwhite est le meilleur eBook reader du moment. » :)

    1. Erratum : je voulais évidemment dire « un plaidoyer » et pas « une plaidoirie » :p Ca m’apprendra d’écrire mes commentaires si tard :)

  7. De même, vous passez bien rapidement sur l’une des fonctions ESSENTIELLES du Kindle: ce navigateur Internet qui permet de ne pas se fatiguer les yeux lors des longues séances de lecture sur le web (wikipedia/books etc., ou n’importe quel site avec des textes, et la possibilité de les passer en « mode article »)… C’est probablement la fonctionnalité qui me satisfait le plus sur mon Kindle actuel, et je regrette qu’on ne puisse la coupler avec l’accès 3G international, qui en aurait fait un incroyable hybride de terminal mobile qui ne fatigue pas les yeux et permet d’accéder à la richesse des contenus sur Internet!

  8. Pas d’ePub, c’est rédhibitoire. 95% de ma bibliothèque en est composée.

    On dirait un peu un Mac : un joli système… clos. Bref une prison.
    çà n’existe pas encore, les jailbreak pour kindle ? ^^

  9. Le « pas d’ePub » ne me pose pas de problème, on trouve des outils gratuits de conversion ePub vers azw, donc ça prend quelques secondes pour convertir un lot qui représente des centaines d’heures de lecture…

  10. En ce qui me concerne, j’ai pu tester les deux liseuses Kobo Glo (KG) et Kindle Paperwhite (KP) pendant plusieurs jours à mon domicile.

    D’abord, il y a un gros problème en ce qui concerne l’OS de la Kobo Glo : dès que l’on veut entrer un grand nombre d’ebooks en une seule fois (par exemple cent), la liseuse plante lors de l’opération appelée «mise à jour du contenu», en général vers 70% (il y avait un problème similaire sur la Kobo Touch que je possède également). Et devoir la récupérer du plantage, prend du temps , la liseuse a alors un comportement bizarre et on se demande comment on va s’en sortir. En général, il faudra ensuite rentrer à nouveau tous ses ebooks par petits paquets de dix ou vingt, redoutant d’avoir à tout recommencer à tout moment en raison d’un nouveau plantage. Du coup, mettre une sd-card sur la KG ne sert pas à grand chose, en raison des plantages qui la rendent inexploitable. Sur la KP, plusieurs centaines ebooks (venant par exemple du site ebooksgratuits ;)), seront avalés sans problème et relativement rapidement. Maintenant, si on n’a que quelques ebooks sur sa liseuse, il y a des chances qu’on ne s’aperçoive pas de cet inconvénient. Les sites ou revues qui publient des tests sur la KG évitent soigneusement de parler de ce problème, seul Que Choisir sauve l’honneur en le signalant (ce qui les conduit d’ailleurs à la disqualifier dans le palmarès final proposé).

    L’OS de la KG est aussi beaucoup moins réactif que celui de la KP, et plante aussi à d’autres moments que le chargement d’ebooks, sans que l’on sache bien pourquoi (une fois, j’ai eu un message indiquant que la batterie était déchargée, alors que ce n’était pas le cas). De plus, du point de vue tactile, ça répond mieux avec la KP. Tout ceci, fait à mon sens une grande différence : la KP est beaucoup plus agréable à utiliser que la KG, qui peut rapidement mettre vos nerfs à rude épreuve.

    En ce qui concerne l’éclairage, il est certes plus puissant que sur la KP, mais ça ne sert pas à grand chose. En revanche, ce à quoi je suis très sensible, c’est que le fond est vraiment blanc sur la KP, alors que ce n’est pas le cas sur la KT, où la teinte est fortement bleutée. Donc, meilleur contraste et meilleure lisibilité sur la KP. A noter que, avec un faible éclairage, le blanc n’est pas tout à fait uniforme sur la KP vers le bas de l’écran, mais c’est très léger, et cela ne se voit plus dès que l’éclairage est un peu plus intense (il y a le même problème sur la KG, même si c’est moins marqué).

    L’affichage des polices de caractères est plus ajustable sur la KT : on peut régler l’épaisseur de la police choisie, et la rendre ainsi très agréable à son oeil ; les polices choisies sont aussi plus belles sur la KG, mais on peut en ajouter de nouvelles sur la KP (sans faire de jailbreak, la technique est expliquée sur différents sites), ce qui diminue un peu l’avantage de la KG sur la KP. A noter que, sur la KP, la lecture des pdf est rendue beaucoup plus facile, en utilisant le mode paysage, du fait que la KP effectue un recadrage automatique et donc un agrandissement des caractères qui les rend directement lisibles (pas besoin de zoomer), qui n’existe pas sur la KG. Ceci a pour moi une certaine importance. Enfin, on peut zoomer sur la KP en écartant deux doigts posés sur l’écran (le fameux « pinch to zoom »), pas sur la KG.

    L’écran de la KP me semble meilleur que celui de la KG, mais c’est probablement lié à la blancheur du fond de l’écran sur la KP, donc rien de vraiment significatif ici.

    Le design de la KP me semble plus agréable que celui de la KG, les matières utilisées aussi, mais là encore, c’est très subjectif.

    La KP est un peu plus lourde que la KG, sans que la différence soit si grande qu’elle puisse guider le choix.

    Le gros problème de la KP est qu’elle ne prend pas en charge le format epub, mais avec un logiciel comme calibre, on peut réaliser la conversion d’un ebook en une à deux minutes vers le format mobi. Donc, ici avantage de la KG. Maintenant, il est vrai que, par principe, on peut refuser d’être pieds et poings liés dans l’écosystème Kindle (aussi aliénant que celui d’Apple, il faut en être bien conscient). Pour les plus intrépides utilisateurs de la KP, il y a un jailbreak qui circule sur le web et qui, selon certains, rend possible la lecture des ebooks au format epub, mais il est probable que ça fasse sauter la garantie, donc à déconseiller.

    La commande de livres (avec le wifi) s’effectue très rapidement avec la KP. De plus, les ebooks achetés restent dans le cloud, et on peut les télécharger à nouveau à tout moment.

    Finalement, la KP sort vainqueur de la confrontation, (à mon grand dam: je préfère un système ouvert à un système fermé) essentiellement en raison de son OS plus stable, et du fond de l’écran qui est vraiment blanc.

  11. Merci Marc pour cet excellent papier qui permet d’avoir un avis plus objectif du Kindle PaperWhite. À la lecture des précédents commentaires j’était un peu hésitant, mais force est de constater que vos arguments tiennent la route, possédant moi-même le Kindle Touch.

    Pour ce qui est des formats, il est vrai que l’absence de support epub est un peu handicapant mais bon, un petit coup de « Calibre » résout le problème sans trop de difficultés et surtout sans trafiquer son appareil.

    Concernant le nombre de titres français et le prix parfois presque identique à la version papier, le problème ne vient pas d’Amazon mais de la frilosité des éditeurs et de la fameuse loi Lang sur le prix unique du livre afin de protéger les petits libraires. Ceci étant dit les éditeurs pourrait au moins déduire systématiquement le prix de fabrication et de distribution, ce qui au final pourrait réduire le prix d’au moins de moitié.

    Pour les auteurs qui n’ont pas réussi à passer les barrages du monde sans pitié de l’édition française, les services d’Amazon sont une opportunité sans précédents pour diffuser son ouvrage dans une librairie en ligne qui a plus que pignon sur rue. Ceci étant dit, ce service ne se substitue en aucun cas à tout le travail qui doit être effectué en amont (correction, mis en page, relecture, etc.).

    Je ne sais pas si la mort du livre est programmée ou non, mais force est de constater que c’est un gros casse-tête pour les éditeurs au même titre que la musique en ligne ou la vidéo à la demande. Amis du livre, un conseil, achetez au moins trois livres numériques par an (ou abonnez-vous) si vous desirez toujours avoir le choix dans vos lectures, sinon vous risquez de n’avoir plus accès qu’aux best sellers dans un futur proche.

    Pour revenir au Kindle, je trouve d’ailleurs très judicieux de proposer, au travers de l’abonnement Premium, la possibilité d’emprunter des livres pour une durée illimitée (un seul à la fois) néanmoins j’aimerais avoir la possibilité de pouvoir prêter (ou donner) un livre que j’ai légalement acheté. Comme un vrai livre finalement, sans les contraintes de la place que cela prend chez soi même si.j’adore ça. D’ailleurs, je pense que si Amazon offrait la version numérique (si elle existe) lorsque l’on achète la version papier ce serait pour moi le Nirvana… :)

  12. Comment pouvez-vous qualifier de meilleure liseuse un appareil qui ne lit par les ePub?

    Malgré ses qualités, cet aspect est complètement rédhibitoire: pensez à un lecteur MP3 ne lisant pas… les MP3! C’est manifestement un stratagème d’amazon pour obliger ses clients à n’acheter leurs livres que chez eux.

  13. Bonjour,
    J’aimerais acquérir une liseuse Kindle, mais j’ai quelques doutes sur le navigateur internet. Ayant régulièrement besoin d’un traducteur en ligne (et pas uniquement pour mes lectures), j’aimerais savoir si l’accès aux différents sites internet (tel que wordreference par exemple) est simple? (en termes d’affichage par exemple)
    Merci à ceux qui en auront fait l’expérience

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